LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2503540

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2503540

mardi 10 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2503540
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation7ème Chambre
Avocat requérantZANIN BRICE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... visant à annuler les décisions refusant son engagement comme sous-officier de gendarmerie. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, relevant que le recours gracieux ne permettait pas de contester ce vice et que le signataire agissait en sa qualité régulière de sous-directeur. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du décret n°2005-850 relatif aux délégations de signature.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2202820 en date du 3 mars 2025, la présidente de la 5ème chambre du tribunal administratif de Toulouse, a transmis au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, sur les fondements des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, la requête de M. B... A....

Par cette requête, enregistrée au greffe le 4 mars 2025, M. A..., représenté par Me Zanin, demande au tribunal administratif de Cergy-Pontoise :

1°) d’annuler les décisions du 28 octobre 2021 et 14 mars 2022 refusant sa candidature en qualité de sous-officier de la gendarmerie ;

2°) d’enjoindre au Ministre de l’intérieur de l’autoriser à souscrire un contrat d’engagement en qualité de sous-officier de la gendarmerie ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1200 euros sur le fondement de l’article L761-1 du Code de justice administrative.

M. A... soutient que :
- la décision du 28 octobre 2021 a été signé par une autorité incompétente, faute de délégation régulière ;
- les décisions attaquées sont entachées d’une erreur de droit et d’une erreur manifeste d’appréciation.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 25 octobre 2023 et 27 juin 2025, le ministre de l’intérieur conclut au rejet de la requête et soutient qu’aucun des moyens de la requête n’est fondé.


Vu :
- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de la défense ;
- le code de la sécurité intérieur ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Lamy, président,
- les conclusions de Mme Fléjou, rapporteure publique.


Considérant ce qui suit :

1. M. A..., candidat au premier concours d’admission dans le corps des sous-officiers de gendarmerie lors de la sessions de septembre 2020, a été inscrit sur la liste des candidats admis au terme d’une décision du 18 mars 2021 portant inscription sur la liste des candidats admis au premier concours d’admission dans le corps des sous-officiers de gendarmerie. Toutefois, par une décision n° 63977 du 28 octobre 2021, le requérant n’a pas été autorisé à souscrire un contrat d’engagement en qualité de sous-officier de gendarmerie au motif qu’il a été mis en cause dans le cadre d’une infraction à la loi pénale. Par un courriel du 24 février 2022, l’intéressé a formé un recours gracieux contre cette décision, recours qui a été rejeté par une décision expresse n° 13411 du 14 mars 2022. M. A... demande l’annulation des décisions des 28 octobre 2021 et 24 février 2022.

2. Aux termes de l’article 1er du décret n°2005-850 du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature des membres du Gouvernement : « A compter du jour suivant la publication au Journal officiel de la République française de l'acte les nommant dans leurs fonctions ou à compter de l'enregistrement de cet acte au recueil spécial mentionné à l'article L. 861-1 du code de la sécurité intérieure, lorsqu'il est fait application de cet article, ou à compter du jour où cet acte prend effet, si ce jour est postérieur, peuvent signer, au nom du ministre ou du secrétaire d'Etat et par délégation, l'ensemble des actes, à l'exception des décrets, relatifs aux affaires des services placés sous leur autorité : (…) 2° Les (…) sous-directeurs… ».

3. M. A... soutient que la décision initiale et le refus express du recours gracieux ont été signés par le Général Gilles MARTIN au nom et pour le compte du Ministre de l’intérieur, sans qu’il soit justifié d’une délégation régulière. D’une part, alors que l’exercice du recours gracieux n'ayant d'autre objet que d'inviter l'auteur de la décision à reconsidérer sa position, un recours contentieux consécutif au rejet d'un recours gracieux doit nécessairement être regardé comme étant dirigé, non pas tant contre le rejet du recours gracieux dont les vices propres ne peuvent être utilement contestés, que contre la décision initialement prise par l'autorité administrative. Il suit de là que le vice d’incompétence est au nombre de ces vices propres que le requérant ne peut utilement soulever à l’encontre d’une décision de rejet de son recours gracieux en date du 24 février 2022. D’autre part, il ressort des pièces du dossier que le Général Gilles MARTIN a signé en sa qualité de sous-directeur des compétences, dont il n’est pas établi, ni allégué qu’elle ne lui permettait pas de signer la décision du 28 octobre 2021 litigieuse. Il s’ensuit que le moyen tiré de l’incompétence du signataire des décisions attaquées ne peut qu’être écarté.

4. Aux termes de l’article L. 114-1 du Code de la sécurité intérieure : « I. – Les décisions administratives de recrutement, d'affectation, de titularisation, d'autorisation, d'agrément ou d'habilitation, prévues par des dispositions législatives ou réglementaires, concernant soit les emplois publics participant à l'exercice des missions de souveraineté de l'Etat, soit les emplois publics ou privés relevant du domaine de la sécurité ou de la défense, soit les emplois privés ou activités privées réglementées relevant des domaines des jeux, paris et courses, soit l'accès à des zones protégées en raison de l'activité qui s'y exerce, soit l'utilisation de matériels ou produits présentant un caractère dangereux, peuvent être précédées d'enquêtes administratives destinées à vérifier que le comportement des personnes physiques ou morales intéressées n'est pas incompatible avec l'exercice des fonctions ou des missions envisagées. Ces enquêtes peuvent donner lieu à la consultation de traitements automatisés de données à caractère personnel relevant de l'article 31 de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, à l'exception des fichiers d'identification. Les conditions dans lesquelles les personnes intéressées sont informées de cette consultation sont précisées par décret. ».

5. Si le requérant soutient que, quand bien, à la date de la décision attaquée du 28 octobre 2021, la mention de l’amende délictuelle reçue par le requérant figurait sur le fichier du traitement des antécédents judiciaires (TAJ), elle n’était plus accessible, en vertu de la décision du Procureur de la République en date du 8 février 2022, dans le cadre d’une enquête administrative et que, dans ces conditions, l’infraction pénale ne pouvait, à compter de cette date du 8 février 2022, justifier le rejet de la candidature du requérant à souscrire un contrat d’engagement en qualité de sous-officier de la gendarmerie, l’effacement des données du TAJ, en vertu d’une décision du Procureur de la République postérieure à la décision initiale, laquelle s’appuie sur les informations alors régulièrement collectées, n’a ni pour objet ni pour effet d’invalider la procédure de consultation ainsi réalisée ou le motif retenu par l’administration au soutien de sa décision. Dans ces conditions, le moyen présenté à ce titre doit être écarté.

6. Aux termes de l’article L. 4132-1 du code de la défense : « Nul ne peut être militaire : (…) 3° S’il ne présente les aptitudes exigées pour l’exercice des fonctions. Ces conditions sont vérifiées au plus tard à la date du recrutement (…) ». Il appartient à l’autorité compétente d’apprécier, dans l’intérêt du service, si les candidats à des emplois participant à l'exercice des missions de souveraineté de l'Etat ou relevant du domaine de la sécurité ou de la défense, présentent les garanties requises pour l’exercice des fonctions auxquelles leur recrutement donne accès, notamment en matière de moralité et d’exemplarité. En estimant que M. A..., condamné, pour un usage illicite de stupéfiants, ne présente pas des garanties de moralité et d’exemplarité suffisante pour l'exercice de missions de souveraineté de l'Etat ou relevant du domaine de la sécurité ou de la défense, le ministre de l’intérieur ne saurait être regardé comme ayant commis une erreur manifeste d’appréciation.

7. Il résulte de l’ensemble de ce qui précède qu’il y a lieu de rejeter la requête de M. A... dans toutes ses conclusions, y compris celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.




Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B... A... et au ministre de l'intérieur.


Délibéré après l'audience du 27 janvier 2026, à laquelle siégeaient :

M. Lamy président,
Mme Goudenèche, conseillère,
Mme Courtois , conseillère.



Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 février 2026.





Le président rapporteur,
signé
M. Lamy

L’assesseure la plus ancienne,
signé
C. Goudenèche

La greffière,


signé


V. Rosseeuw



La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.









Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions