mercredi 2 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2505071 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | LESELBAUM BENHAMMOU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 27 février et 2 mai 2025, la SARL Gsm Bonnard, la SARL Ceh Resto, la SAS Ely's Bar, la SARL Coming, la SARL Story Place, la SARL Ls 2009, la SARL Ben et Ben, la SAS Natco, la SAS Fa Conseils, la SAS Calm et la SARL Apoge, représentées Me Leselbaum, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 décembre 2024 par lequel le maire de la commune de Puteaux a délivré à la SC Tour Michelet un permis de construire aux fins de réhabiliter un immeuble en R+9 en superstructure et deux niveaux en infrastructure sur un terrain situé 13 esplanade du Général de Gaulle à Puteaux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Puteaux la somme à leur verser solidairement de 8 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 avril 2025, la SC Tour Michelet, représentée par Me Baillon, conclut au rejet de la requête et à ce que soit la somme de 5 000 euros soit mise à la charge des sociétés requérantes en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / () ".
2. Aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation. / () ".
3. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient, en particulier, à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'une autorisation d'urbanisme, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Il appartient au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Le juge de l'excès de pouvoir apprécie la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant le cas échéant les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction.
4. Les onze sociétés requérantes occupent des locaux commerciaux pris à bail dans la galerie marchande dite Acacia, au niveaux rez-de-rue et rez-de-dalle de l'immeuble sis 13 esplanade du Général de Gaulle à Puteaux. Pour caractériser leur intérêt à agir, elles invoquent leur qualité de voisin immédiat du projet litigieux et se prévalent, d'une part, des préjudices qu'elles vont nécessairement subir durant les travaux lourds et étalés dans le temps de réhabilitation nécessaires à la réalisation du projet en litige, qui généreront des nuisances de tous ordres et porteront préjudice à l'attractivité de la galerie commerciale qu'elles occupent, même au-delà de la réalisation des travaux. Toutefois, ces désagréments relatifs aux opérations de construction sont sans lien avec des considérations d'urbanisme et ne sont pas de nature à justifier un intérêt à agir contre une autorisation d'urbanisme au regard des dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. D'autre part, les sociétés requérantes estiment également que la galerie marchande qu'elles occupent n'étant pas affectée par les travaux, son état de délabrement sera d'autant plus visible que le reste de l'immeuble aura été rénové ce qui obérera leur attractivité. Toutefois, à la supposer établie, cette circonstance est encore étrangère à toute considération urbanistique, la construction projetée n'affectant pas par elle-même, de par ses caractéristiques particulières, les conditions d'exploitation des établissements dans lesquels elles exercent leurs activités. Dès lors, les sociétés requérantes ne font état, ni dans leur requête ni dans leur mémoire complémentaire produit après la mesure de régularisation adressée par le tribunal à cet effet, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction de nature à justifier d'une atteinte susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance des locaux qu'elles exploitent. Par suite, au regard des dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, elles ne justifient pas d'un intérêt leur donnant qualité pour contester le permis de construire attaqué.
5. Il suit de là que les conclusions à fin d'annulation présentées par la SARL Gsm Bonnard et autres doivent être rejetées selon la modalité prévue par l'article R. 222-1 précité du code de justice administrative.
6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions présentées la SARL Gsm Bonnard et autres au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la SC Tour Michelet présentées sur le fondement de ces mêmes dispositions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la SARL Gsm Bonnard et autres est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la SC Tour Michelet au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la SARL Gsm Bonnard, à la SARL Ceh Resto, à la SAS Ely's Bar, à la SARL Coming, à la SARL Story Place, à la SARL Ls 2009, à la SARL Ben et Ben, à la SAS Natco, à la SAS Fa Conseils, à la SAS Calm, à la SARL Apoge, à la commune de Puteaux et à la SC Tour Michelet.
Fait à Cergy, le 2 juillet 2025
Le président de la 8ème chambre,
Signé
T. Bertoncini
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026