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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2505257

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2505257

jeudi 7 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2505257
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMEGHERBI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait un arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite après l'expiration du délai de recours d'un mois prévu par l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'arrêté avait été régulièrement notifié le 5 février 2025, et la requête, enregistrée le 26 mars 2025, était tardive. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande sans invitation à régulariser.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 26 mars et 15 avril 2025, Mme A B, représentée par Me Megherbi, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 30 janvier 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise a rejeté sa demande de renouvellement de son titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination;

2°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de réexaminer sa situation et de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " commerçant " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 400 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les premiers vice-présidents des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (). ".

2. Aux termes de l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français ainsi que la décision relative au séjour, la décision relative au délai de départ volontaire et l'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent, le cas échéant, peuvent être contestées devant le tribunal administratif selon la procédure prévue à l'article L. 911-1. ". Selon l'article L.911-1 du même code : " Lorsqu'une disposition du présent code prévoit qu'une décision peut être contestée selon la procédure prévue au présent article, le tribunal administratif peut être saisi dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision (). ".

3. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté du 30 janvier 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise a rejeté la demande de renouvellement du titre de séjour de Mme B, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office a été présenté par les services postaux à l'adresse de la requérante le 5 février 2025 par courrier recommandé avec accusé de réception. Il a cependant a été retourné à l'expéditeur avec la mention " pli avisé et non réclamé " et doit dès lors être réputé avoir été régulièrement notifié le 5 février 2025. L'arrêté en litige comporte la mention des voies et délais de recours, et mentionne notamment que la requérante dispose d'un délai d'un mois pour former un recours devant la juridiction administrative. La requête de Mme B enregistrée au greffe du tribunal le 26 mars 2025, soit postérieurement à l'expiration du délai d'un mois fixé par les dispositions de l'article L. 911-1 précité, est donc tardive. Par suite, cette requête est manifestement irrecevable et doit, dès lors, être rejetée en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Cergy, le 7 août 2025.

La première vice-présidente,

Signé

C. Grenier

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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