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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2505522

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2505522

mardi 8 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2505522
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSCP LACOURTE RAQUIN TATAR

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B dirigée contre un permis de construire délivré par le maire de Vanves à la société Vinci Immobilier. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la copie de l'acte attaqué ni la preuve de la notification de son recours au titulaire de l'autorisation, comme l'exigent les articles R. 412-1, R. 600-1 et R. 600-4 du code de justice administrative et du code de l'urbanisme. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 mars 2025, Mme A B doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté du 9 janvier 2025 par lequel le maire de la commune de Vanves a délivré un permis de construire n° 92075 24 0003 à la société Vinci Immobilier pour la construction d'un immeuble sur un terrain situé 82 rue Jullien à Vanves.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / () ".

2. Aux termes de l'article R. 412-1 du même code : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (). ".

3. Aux termes de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme : " En cas () de recours contentieux à l'encontre d'un certificat d'urbanisme, ou d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code, () l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation. (). L'auteur d'un recours administratif est également tenu de le notifier à peine d'irrecevabilité du recours contentieux qu'il pourrait intenter ultérieurement en cas de rejet du recours administratif. / La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du déféré ou du recours. / La notification du recours à l'auteur de la décision et, s'il y a lieu, au titulaire de l'autorisation est réputée accomplie à la date d'envoi de la lettre recommandée avec accusé de réception. Cette date est établie par le certificat de dépôt de la lettre recommandée auprès des services postaux (). ". Aux termes de l'article R. 600-4 du même code : " Les requêtes dirigées contre une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code doivent, à peine d'irrecevabilité, être accompagnées du titre de propriété, de la promesse de vente, du bail, du contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation, du contrat de bail, ou de tout autre acte de nature à établir le caractère régulier de l'occupation ou de la détention de son bien par le requérant (). "

4. Par deux demandes de régularisations datées du 1er avril 2025, envoyées par lettres recommandées avec accusés de réception, distribuées le 3 avril 2025, Mme B a été invitée à produire la preuve de l'accomplissement des formalités prévues par les articles R. 600-1 et R. 600-4 précités et à produire une copie de la décision attaquée. En dépit de ces demandes, Mme B, alors même qu'elle a produit une copie du recours gracieux adressé au maire de la commune de Vanves et à la société pétitionnaire, n'a pas régularisé sa requête par la production de l'ensemble des pièces demandées et ne justifie pas de l'impossibilité dans laquelle elle se trouverait de la produire. Le délai de quinze jours imparti à la requérante pour régulariser sa requête est désormais venu à expiration. Dans ces conditions, cette requête, manifestement irrecevable, doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B. Copies en seront adressées à la commune de Vanves et à la société Vinci Immobilier

Fait à Cergy, le 8 juillet 2025.

Le Président,

Signé

F. Beaufaÿs

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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