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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2506362

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2506362

mardi 16 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2506362
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCABINET DRAI AVOCATS ASSOCIES

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SCI XGM, qui demandait l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Sarcelles pour la construction d’un hôtel. La juridiction a constaté que, malgré une demande de régularisation, la société requérante n’avait pas justifié de sa qualité à agir, en violation de l’article R. 600-4 du code de l’urbanisme. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donc rejeté la requête sans examen au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 avril 2025, la société civile immobilière (SCI) XGM, représentée Me Drai demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 12 septembre 2022 par lequel le maire de la commune de Sarcelles a délivré un permis de construire n° PC 95585 21O0079 à la SCI Invest et Co pour la démolition totale d'un bâtiment existant et la construction d'un hôtel, sur un terrain situé 9 rue du Fer à Cheval à Sarcelles ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Sarcelles la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Aux termes de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme : " En cas () de recours contentieux à l'encontre d'un certificat d'urbanisme, ou d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code, () l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation (). L'auteur d'un recours administratif est également tenu de le notifier à peine d'irrecevabilité du recours contentieux qu'il pourrait intenter ultérieurement en cas de rejet du recours administratif. / La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du déféré ou du recours. / La notification du recours à l'auteur de la décision et, s'il y a lieu, au titulaire de l'autorisation est réputée accomplie à la date d'envoi de la lettre recommandée avec accusé de réception. Cette date est établie par le certificat de dépôt de la lettre recommandée auprès des services postaux (). ". En application de ces dispositions, l'obligation de notification qui est prescrite à peine d'irrecevabilité de la requête, doit être réalisée dans les quinze jours à compter du dépôt de la requête, tant à l'auteur de la décision de non-opposition qu'à son bénéficiaire. En cas de recours gracieux, cette obligation est prescrite dans les mêmes conditions, à peine d'irrecevabilité du futur recours contentieux.

3. Aux termes de l'article R. 600-4 du même code : " Les requêtes dirigées contre une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code doivent, à peine d'irrecevabilité, être accompagnées du titre de propriété, de la promesse de vente, du bail, du contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation, du contrat de bail, ou de tout autre acte de nature à établir le caractère régulier de l'occupation ou de la détention de son bien par le requérant (). ".

4. Il ressort des pièces du dossier que deux demandes de régularisation ont été adressées au conseil de la société requérante le 14 avril 2025 au moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1 du code de justice administrative, dite " Télérecours " dont il a accusé réception le 24 avril 2024. La société requérante a régularisé sa requête au titre de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Cependant, il lui appartenait également, en application des dispositions précitées de l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme, de justifier de la qualité lui donnant intérêt à agir à l'encontre de l'arrêté contesté. Toutefois, la requérante n'en a pas justifié, malgré l'invitation qui lui a été adressée par le tribunal. Le délai de quinze jours qui lui était imparti à cet effet est expiré. Par suite, sa requête est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de la SCI XGM est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SCI XGM. Copies en seront adressées à la commune de Sarcelles et à la SCI Invest et Co

Fait à Cergy, le 16 septembre 2025.

Le Président,

Signé

F. Beaufaÿs

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

mb

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