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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2506608

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2506608

lundi 28 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2506608
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantBOUDAYA

Résumé IA

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. A B, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge constate que le recours, introduit le 8 avril 2025, est tardif car le délai de sept jours prévu à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était expiré. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête est rejetée comme manifestement irrecevable.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 avril 2025, M. C D A B, représenté par Me Boudaya, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 9 août 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ; ".

2. D'autre part, aux termes de l'article L. 614-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 614-1, lorsque l'étranger est assigné à résidence en application de l'article L. 731-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français ainsi que la décision relative au séjour, la décision relative au délai de départ volontaire et l'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent, le cas échéant, peuvent être contestées devant le tribunal administratif selon la procédure prévue à l'article L. 921-1". Aux termes de l'article L. 921-1 de ce code : " Lorsqu'une disposition du présent code prévoit qu'une décision peut être contestée selon la procédure prévue au présent article, le tribunal administratif peut être saisi dans le délai de sept jours à compter de la notification de la décision. Sous réserve de l'article L. 921-4, il statue dans un délai de quinze jours à compter de l'introduction du recours ".

3. Enfin, aux termes de l'article R. 421-5 du code de justice administrative : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ".

4. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté contesté par lequel le préfet du Val-d'Oise a fait obligation à M. A B de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an, qui comportait la mention des voies et délais de recours à la suite de son dispositif, lui a été notifié par voie administrative le 9 août 2024 à 11h10. Le délai de recours de sept jours, relatif à cette décision, a donc couru à compter du 9 août 2024, M. A B, qui a été assigné à résidence dans le département du Val-d'Oise par arrêté préfectoral concomitant du 9 août 2024, avait donc jusqu'au 8 août 2024 pour former son recours contentieux. Ce délai était donc expiré le 8 avril 2025, date à laquelle il a introduit la présente requête. Par suite, la requête de M. A B, qui est tardive, est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit être rejetée en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C D A B.

Fait à Cergy le 28 juillet 2025.

La présidente de 9ème chambre

signé

H. LE GRIEL

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour ampliation, la greffière.

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