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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2507320

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2507320

vendredi 13 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2507320
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant l'annulation d'une décision de rejet d'une commission de médiation. La juridiction constate que le requérant, bien qu'invité à régulariser sa demande, n'a ni signé ni motivé sa requête dans le délai imparti. En conséquence, la requête est jugée manifestement irrecevable et est rejetée en application des articles R. 222-1 (4° et 7°), R. 612-1 et R. 431-4 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 avril 2025, M. A... B... demande l’annulation de la décision de rejet de la commission de médiation des Hauts-de-Seine du 15 janvier 2025.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens / (…) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que (…), des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé (…) ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser (…). ». Aux termes de l’article R. 431-4 du même code de justice administrative : « (…) les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur (…) ».

L’article R. 772-6 du même code applicable aux contentieux sociaux, dont relève la requête susvisée : « Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ».

Par un courrier du 29 avril 2025 accompagné du formulaire dédié fourni par la juridiction administrative destiné à l’assister dans la présentation de sa requête, adressé en recommandé avec accusé de réception, présenté au domicile du requérant le 6 mai 2025, puis retourné au tribunal avec la mention « pli avisé et non réclamé », M. B... a été invité à régulariser sa requête en la signant et la motivant. En dépit de cette invitation à régulariser sa requête, l’intéressé n’a ni signé ni motivé sa requête dans le délai imparti. Par suite, sa requête est manifestement irrecevable et doit, dès lors, être rejetée en application des dispositions précitées des 4° et 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....


Fait à Cergy, le 13 mars 2026.


Le Président,


Signé


F. Beaufa s


La République mande et ordonne à la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.



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