Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2508713

mardi 31 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2508713
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

**Sujet principal** : Irrecevabilité d'une requête en annulation d'un rejet implicite de renouvellement de titre de séjour, pour défaut de régularisation de pièces. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (ordonnance du premier vice-président). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme manifestement irrecevable, car la requérante n'a pas régularisé les pièces jointes à sa requête électronique malgré une mise en demeure. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (4°), R. 612-1 et R. 414-5 du code de justice administrative, relatifs à l'irrecevabilité des requêtes et aux obligations de transmission des pièces par voie électronique.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 mai 2025, Mme A... B... doit être regardée comme demandant au tribunal d’annuler la décision par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a implicitement rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les premiers vice-présidents des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens. (…) ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. (…) La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ».

Aux termes de l’article R. 414-5 du code de justice administrative : « (…) Le requérant transmet chaque pièce par fichier distinct, à peine d’irrecevabilité de sa requête (…). Chaque fichier transmis au moyen de l'application mentionnée à l'article R. 414-1 porte un intitulé commençant par le numéro d'ordre affecté à la pièce qu'il contient par l'inventaire détaillé. Lorsque le requérant recourt à la génération automatique de l'inventaire permise par l'application, l'intitulé du fichier décrit également le contenu de cette pièce de manière suffisamment explicite. ».


Mme B..., qui a présenté sa requête au moyen de l’application Télérecours citoyens, y a joint des fichiers ne comportant pas d’intitulé décrivant son contenu. Par un courrier daté du 22 mai 2025, qui a été transmis au moyen de l’application Télérecours citoyens et dont il a été accusé réception le 31 mai 2025, Mme B... a été invitée à régulariser sa requête dans un délai d’un mois en produisant l’intégralité des pièces dans des fichiers distincts avec des intitulés suffisamment explicites. L’intéressée n’a pas donné suite à cette demande de régularisation dans le délai imparti, ni même à la date de la présente ordonnance. Par suite, sa requête est manifestement irrecevable et doit, dès lors, être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....


Fait à Cergy, le 31 mars 2026.


La première vice-présidente,


Signé


S. Marzoug


La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.