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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2509380

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2509380

vendredi 19 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2509380
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSURJOUS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant togolais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et ne révélait aucun défaut d'examen particulier de sa situation, rendant les moyens de légalité externe manifestement infondés. Le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation a été écarté faute de précisions suffisantes, le requérant n'ayant obtenu aucun résultat universitaire depuis son arrivée en France. La décision a été rendue sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement infondées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 mai 2025, M. B... A..., représenté par Me Surjous demande au tribunal :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d’annuler l’arrêté du 25 avril 2025 par lequel le préfet du Val-d’Oise a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

3°) d’enjoindre au préfet du Val-d’Oise de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans le délai de trente jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- l’arrêté attaqué est entaché d’un défaut de motivation ;
- il est entaché d’un défaut d’examen de sa situation personnelle ;
- il est entaché d’une erreur manifeste d’appréciation.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. M. B... A..., ressortissant togolais né le 17 mai 2000, demande l’annulation de l’arrêté du 25 avril 2025 par lequel le préfet du Val-d’Oise a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour, l’a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination.

2. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. (…) ».

3. En premier lieu, l’arrêté attaqué, qui n’avait pas à faire état de tous les éléments caractérisant la situation de l’intéressé, comporte précisément les considérations de droit et de fait qui en constituent les fondements. Il répond ainsi aux exigences posées par l’article L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, lesquelles s’apprécient indépendamment du bien-fondé des motifs retenus. Par suite, le moyen tiré de ce qu’il serait insuffisamment motivé est manifestement infondé. Eu égard au caractère circonstancié de sa motivation, le moyen tiré de ce que l’arrêté en cause serait entaché d’un défaut d’examen particulier de la situation personnelle du requérant est également manifestement infondé.

4. En second lieu, M. A... soutient que l’arrêté attaqué est entaché d’erreur manifeste d'appréciation dès lors que son cursus universitaire est cohérent et que ses réinscriptions sont justifiées par sa volonté de gagner en spécialisation. Toutefois, alors que le requérant ne conteste pas qu’il n’a obtenu aucun résultat depuis son entrée en France en 2021, ce moyen n’est pas assorti de faits manifestement susceptibles de venir à son soutien ni même de précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.

5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A... doit être rejetée en toutes ses conclusions sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....

Copie en sera adressée au préfet du Val-d’Oise.

Fait à Cergy-Pontoise, le 19 septembre 2025.

Le président de la 2ème chambre,

signé

C. HUON

La République mande et ordonne au préfet du Val-d’Oise, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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