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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2513748

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2513748

lundi 26 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2513748
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantHAIK

Résumé IA

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours pour excès de pouvoir formé par Mme A... contre le rejet implicite de sa demande de logement social par la commission de médiation du Val-d'Oise. Le tribunal constate que la commission a rendu une décision explicite le 6 juin 2025 reconnaissant le caractère prioritaire et urgent de la demande de la requérante. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction sont devenues sans objet, et il n'y a plus lieu d'y statuer sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions relatives aux frais de justice sont rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 juillet 2025, Mme B... A..., représentée par Me Haik, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite par laquelle la commission de médiation du département du Val-d’Oise a rejeté son recours amiable, déposé le 20 février 2025, tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social ;

2°) d’enjoindre à l’administration de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa demande ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.

Le préfet du Val-d’Oise a produit, le 5 août 2025, la décision du 6 juin 2025 par laquelle la commission de médiation du département du Val-d’Oise a rejeté la demande de la requérante tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social.

Vu :
- la décision du 6 juin 2025 par laquelle la commission de médiation du département du Val-d’Oise a statué sur le recours amiable n° 0952025001302 de Mme A... ;
- les autres pièces du dossier.

Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel, les premiers vice-présidents des tribunaux et des cours, le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : (...) / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (...). ».

2. Par une décision du 6 juin 2025, la commission de médiation du département du Val-d’Oise a reconnu le caractère prioritaire et urgent de la demande de logement de Mme A.... Dans ces conditions, ses conclusions tendant à l’annulation du rejet implicite de sa demande par la commission de médiation du département du Val-d’Oise sont devenues sans objet. Il n’y a, par suite, plus lieu d’y statuer sur le fondement des dispositions du 3° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il en va de même par voie de conséquence des conclusions de la requérante à fin d’injonction.

3. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce de faire droit aux conclusions de Mme A... présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991. Ces conclusions doivent être rejetées sur le fondement du 5° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


Par ces motifs, le tribunal ordonne :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions d’annulation et d’injonction de la requête de Mme A....

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme A... est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....

Copie en sera adressée au préfet du Val-d'Oise.

Fait à Cergy, le 26 janvier 2026.


La vice-présidente,


Signé


Z. Saïh


La République mande et ordonne à la ministre de la ville et du logement en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition
La greffière



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