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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2514038

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2514038

mardi 13 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2514038
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation7ème Chambre
Avocat requérantCHAIB HIDOUCI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme C... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales après avoir obtenu satisfaction. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 31 juillet 2025, Mme A... C..., représenté par Me Chaib Hidouci, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 16 juillet 2025 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de lui fixer un rendez-vous pour l’enregistrement de sa demande de renouvellement de son titre de séjour ;

2°) d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer à un rendez-vous afin qu’elle puisse déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour et lui remettre, dans l’attente, un récépissé l’autorisant à travailler, dans un délai de huit jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 800 euros à lui verser en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
elle a été signée par une autorité incompétente ;
elle est entachée d’un défaut d’examen sérieux de sa situation personnelle dès lors que la préfecture a rejeté sa demande de rendez-vous au motif qu’elle avait déjà bénéficié de deux rendez-vous en préfecture alors qu’elle avait demandé de reporter un premier rendez-vous qui était le jour de son accouchement et qu’elle s’est rendue au deuxième rendez-vous, au cours duquel sa demande n’a pas été enregistrée ;
elle méconnaît les dispositions des articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et L.114-2 du code des relations entre le public et l'administration ;
elle méconnaît les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales dès lors qu’elle a fait ses études en France où elle dispose d’une situation professionnelle stable et est mariée à un ressortissant français depuis le 24 avril 2021, avec lequel elle a un enfant né en avril 2025 ;
elle méconnaît les stipulations de l’article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l’enfant ;
elle méconnaît l’article R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Par un mémoire enregistré le 29 novembre 2025, Mme C... demande au tribunal qu’il soit donné acte de son désistement de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction et maintient ses conclusions fondées sur les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 8 décembre 2025, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que Mme C... s’étant vue délivrer une carte de séjour pluriannuelle, il n’y a plus lieu de statuer sur sa requête.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de Mme Courtois a été entendu au cours de l’audience publique.


Considérant ce qui suit :

Mme C..., ressortissante malgache née le 4 juillet 1993, est entrée en France en 2014 et a été munie de plusieurs titres de séjour successifs portant la mention « étudiant » jusqu’au 17 décembre 2020 puis a été mise en possession d’un titre de séjour portant la mention « salarié » valable du 18 décembre 2020 au 17 décembre 2024. Elle est mariée à un ressortissant français depuis le 24 avril 2021 et le couple a un enfant né le 15 avril 2025. Mme C... est salariée de la société Eiffage Construction sous contrat à durée indéterminée depuis le 18 septembre 2019 et exerce les fonctions de conductrice de travaux. Mme C... a sollicité le renouvellement de son titre de séjour pour une première fois le 31 décembre 2024, demande qui a été classée sans suite. Elle a déposé à nouveau sa demande le 25 mars 2025, également classée sans suite, puis a déposé une nouvelle demande le 29 mars 2025. Par la présente requête, Mme C... demande au tribunal d’annuler la décision du 16 juillet 2025 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté sa demande de lui accorder un rendez-vous afin de déposer sa demande de titre de séjour.

Sur le désistement :
Par un mémoire enregistré le 29 novembre 2025, Mme C... a déclaré se désister de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
Sur les frais liés au litige :
Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros à verser à Mme C... en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice.

DECIDE :

Article 1 : Il est donné acte du désistement des conclusions à fin d’annulation et d’injonction présentées par Mme C....

Article 2 : L’Etat versera à Mme C... une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A... C... et au préfet des Hauts-de-Seine.

Délibéré après l'audience du 16 décembre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Lamy, président,
Mme B... et Mme Courtois, conseillères,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 janvier 2026.


La rapporteure,
signé
M-A Courtois
Le président,
signé
E. Lamy

La greffière,

signé

D. Soihier Charleston

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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