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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2514725

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2514725

mercredi 13 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2514725
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantKHAN ANMOL

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B contestant les arrêtés du 31 juillet 2025 du préfet des Hauts-de-Seine (obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour, assignation à résidence). La requête a été enregistrée le 12 août 2025, soit après l’expiration du délai de recours de sept jours prévu à l’article L. 921-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, applicable en raison de l’assignation à résidence. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de l’ensemble des demandes, sans régularisation possible.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 août 2025, M. C A B, représenté par Me Khan, demande au tribunal :

1°) d'annuler les arrêtés du 31 juillet 2025 par lesquels le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant une durée de deux ans et l'a assigné à résidence dans le département des Hauts-de-Seine pour une durée de quarante-cinq jours renouvelable ;

2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de procéder à l'effacement de son signalement au système d'information Schengen ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (). ".

2. L'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " La décision portant obligation de quitter le territoire français ainsi que la décision relative au séjour, la décision relative au délai de départ volontaire et l'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent, le cas échéant, peuvent être contestées devant le tribunal administratif selon la procédure prévue à l'article L. 911-1. ". Aux termes de l'article L. 614-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 614-1, lorsque l'étranger est assigné à résidence en application de l'article L. 731-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français ainsi que la décision relative au séjour, la décision relative au délai de départ volontaire et l'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent, le cas échéant, peuvent être contestées devant le tribunal administratif selon la procédure prévue à l'article L. 921-1 (). ". Enfin, l'article L. 921-1 du même code dispose que : " Lorsqu'une disposition du présent code prévoit qu'une décision peut être contestée selon la procédure prévue au présent article, le tribunal administratif peut être saisi dans le délai de sept jours à compter de la notification de la décision (). ".

3. Par des arrêtés du 31 juillet 2025, le préfet des Hauts-de-Seine a obligé M. A B à quitter le territoire français, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement, lui a interdit de retourner en France pendant deux ans et l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours dans le département des Hauts-de-Seine. Il ressort des pièces du dossier que ces décisions ont été notifiées à M. A B le même jour à 18h00 et que ces notifications comportaient les mentions des voies et délais de recours. Or, la requête présentée par M. A B n'a été enregistrée au greffe du tribunal que le 12 août 2025, postérieurement à l'expiration du délai de recours contentieux de sept jours dont il disposait. Par suite, la présente requête, qui est entachée d'une irrecevabilité manifeste insusceptible d'être couverte en cours d'instance, ne peut qu'être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M C A B.

Fait à Cergy, le 13 août 2025.

La première vice-présidente,

signé

C. Grenier

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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