mardi 16 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2516168 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | ROCHICCIOLI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrée le 9 septembre 2025 et le 15 septembre 2025, Mme A B épouse C, représentée par Me Rochiccioli, demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer afin d'enregistrer sa demande de changement de statut pour obtenir un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " et de lui délivrer le récépissé correspondant l'autorisant à travailler, dans un délai de sept jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête a toujours un objet, la convocation adressée par le préfet des Hauts-de-Seine ne correspondant pas à l'objet de sa demande ;
- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'elle est dans l'impossibilité de déposer sa demande de titre de séjour, pourtant de plein droit, les différents services de la préfecture des Hauts-de-Seine déclinant leur compétence à tour de rôle ; cette situation, qui l'expose à un risque d'éloignement, a une incidence grave et immédiate sur sa situation familiale et professionnelle ;
- la mesure sollicitée est utile ;
- elle ne fait pas obstacle à l'exécution d'une mesure administrative ;
- elle ne souffre d'aucune contestation sérieuse.
Le préfet des Hauts-de-Seine, à qui la requête a été communiquée, a versé à l'instance une convocation de Mme B épouse C en préfecture pour enregistrer sa demande, le 16 septembre 2025 à 11 heures 15.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Oriol, vice-présidente, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B épouse C, ressortissante ouzbèke née le 20 juillet 1989, a épousé un compatriote titulaire d'un titre de séjour valable jusqu'au 21 octobre 2025, dont elle a deux enfants nés en France en 2021 et 2025. Elle-même a été munie d'un titre de séjour portant la mention " étudiant ", valable jusqu'au 31 août 2024. Le 10 avril 2024, Mme B épouse C, souhaitant un changement de statut, s'est rapprochée de la sous-préfecture d'Antony (Hauts-de-Seine) pour connaître les modalités de dépôt d'une demande de titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ". Faute de réponse, elle a déposé le 11 juillet 2024 une demande de renouvellement de son titre de séjour portant la mention " étudiant " sur le titre de l'administration numérique des étrangers en France (ANEF), qui lui a délivré une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 25 février 2025 avant de classer sa demande sans suite le 20 janvier 2025. Depuis le 31 janvier 2025, Mme B épouse C tente vainement de déposer une demande de rendez-vous sur la plateforme " démarches simplifiées " de la préfecture des Hauts-de-Seine pour obtenir un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la préfecture des Hauts-de-Seine refusant d'enregistrer sa demande au motif qu'elle relève de la sous-préfecture d'Antony, tandis que cette dernière refuse d'enregistrer sa demande au motif qu'elle relève de l'admission exceptionnelle au séjour traitée par la préfecture à Nanterre. Par la présente requête, Mme B épouse C demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer afin d'enregistrer sa demande de changement de statut pour obtenir un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " et de lui délivrer le récépissé correspondant l'autorisant à travailler, dans un délai de sept jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision. ".
3. Il résulte de l'instruction que postérieurement à l'enregistrement de la requête de
Mme B épouse C, le préfet des Hauts-de-Seine lui a adressé une convocation pour le mardi 16 septembre 2025 à 11 heures 15 en vue d'enregistrer sa demande de titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ". Dans ces conditions, quand bien même cette convocation ne porte pas la mention " changement de statut " mais la mention " renouvellement ", Mme B épouse C, qui souhaite déposer sa demande sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, doit être regardée comme ayant obtenu satisfaction en cours d'instance. Ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte sont donc devenues sans objet. Par suite, il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les frais liés au litige :
4. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus de statuer sur les conclusions à fin d'injonction de Mme B épouse C.
Article 2 : L'Etat versera à Mme B épouse C la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B épouse C et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 16 septembre 2025.
La juge des référés,
signé
C. Oriol
La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026