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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2516229

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2516229

mercredi 26 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2516229
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMARMIN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B... A... d’une demande d’injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête en cours d’instance. Le juge des référés a donné acte de ce désistement total par une ordonnance du 24 novembre 2025, sans examiner le fond du litige. Aucun texte du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile n’a été appliqué au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 septembre 2025, Mme C... B... A..., représentée par Me Marmin, demande au juge des référés, statuant en application des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un rendez-vous en vue du dépôt de sa demande de titre de séjour dans un délai de trois semaines à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 800 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition d’urgence est remplie, dès lors qu’elle a déposé sa demande d’admission exceptionnelle au séjour le 8 février 2024, que ce délai anormalement long la maintient dans une situation irrégulière portant atteinte à ses droits ;
- la mesure sollicitée est utile, dès lors qu’une convocation en préfecture lui permettra de déposer sa demande d’admission exceptionnelle au séjour ;
- la mesure sollicitée ne fait obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative.

La requête a été communiquée au préfet des Hauts-de-Seine qui n’a pas produit d’observations en défense.

Par un mémoire, enregistré le 24 octobre 2025, Mme B... A..., représentée par Me Marmin, informe le tribunal de ce qu’elle se désiste purement et simplement de sa requête.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Dubois, vice-président, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence, et sur simple requête qui sera recevable, même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles, sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ». Le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d’un désistement ou constater un non-lieu.

2. Postérieurement à l’introduction de la requête, Mme B... A... a informé le tribunal de ce qu’elle entendait se désister de l’entièreté de ses conclusions. Ce désistement total étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.


O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme B... A....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... B... A... et au ministre de l’intérieur.

Copie en adressée au préfet des Hauts-de-Seine.


Fait à Cergy, le 24 novembre 2025.

Le juge des référés,

Signé

J. Dubois

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.



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