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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2516302

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2516302

mercredi 18 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2516302
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal était un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite d'une commission de médiation du droit au logement opposable (DALO) de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande. La juridiction a constaté que la requérante n'avait pas produit la décision attaquée ni régularisé sa requête malgré une mise en demeure, en violation des articles R. 412-1 et R. 778-2 du code de justice administrative. Le rejet a donc été prononcé en application de l'article R. 222-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 29 août 2025, Mme A... B... demande au tribunal d’annuler la décision par laquelle la commission de médiation du droit au logement opposable du Val-d’Oise a implicitement refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…). ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leurs auteurs à les régulariser (…) ». Aux termes de l’article R. 611-8-2 du même code : « Toute juridiction peut adresser par le moyen de l’application informatique mentionnée à l’article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier (…). ».

2. Aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l’acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l’article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. ». Aux termes de l’article R. 778-2 du même code : « (…) A peine d'irrecevabilité, les requêtes doivent être accompagnées, sauf impossibilité justifiée, soit de la décision de la commission de médiation dont se prévaut le requérant, soit, en l'absence de commission, d'une copie de la demande adressée par le requérant au préfet. ».

3. Par courrier recommandé avec accusé de réception adressé à Mme B... le 10 septembre 2025, présenté le 13 septembre 2025 et revenu le 16 octobre 2025 au tribunal portant la mention « pli avisé et non réclamé », le tribunal a invité l’intéressée à régulariser son recours dans un délai d’un mois en produisant une copie de la décision attaquée et en complétant sa requête à l’aide du formulaire dédié fourni par la juridiction administrative destiné à l’assister dans la présentation de sa requête. En dépit de cette demande de régularisation, Mme B... n’a pas produit la décision attaquée, ni complété sa requête. Par suite, sa requête, qui n’a pas été régularisée, est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....


Fait à Cergy, le 18 mars 2026.


Le président,


Signé


F. Beaufa s


La République mande et ordonne à la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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