Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2519098
mercredi 21 janvier 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2519098 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | DA COSTA CRUZ |
Résumé IA
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante congolaise d’une demande d’injonction visant à obtenir un récépissé de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail. En cours d’instance, le préfet des Hauts-de-Seine a convoqué l’intéressée pour lui délivrer le récépissé sollicité. Le juge a constaté que les conclusions à fin d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a en outre condamné l’État à verser 800 euros à la requérante au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 octobre 2025, Mme B... A... C... représenté par Me Da Costa Cruz, demande au juge des référés, statuant en application de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer pour lui délivrer un récépissé de sa demande de renouvellement de titre de séjour assorti d’une autorisation de travail, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de cent euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil,
Me Da Costa Cruz au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sous réserve de renonciation à la somme contributive de l’Etat à l’aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence est présumée remplie, dès lors qu’il s’agit d’une demande de renouvellement de titre de séjour ; qu’elle ne possède aucun document lui permettant de justifier de la régularité de son séjour ; que son contrat de travail n’a pas été renouvelé faute de pouvoir justifier de la régularité de son séjour auprès de son employeur ; que ses droits sociaux rattachés à la régularité de son séjour ont été suspendus, notamment suite à une décision de cessation d’inscription de la liste des demandeurs d’emploi par France Travail ; qu’en outre, elle est placée dans une situation de précarité administrative et financière.
- la mesure sollicitée est utile ;
- la mesure sollicitée ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
Par un mémoire, enregistré le 14 janvier 2025, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au non-lieu à statuer dès lors que Mme A... C... est convoquée en préfecture le
23 janvier 2026 pour se voir remettre un récépissé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Belhadj, premier conseiller, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B... A... C..., ressortissante congolaise, née le 25 décembre 1975, à Kinshasa (République démocratique du Congo), a été titulaire en dernier lieu d’une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » valable du 15 octobre 2024 au 14 octobre 2025. Elle a déposé une demande de renouvellement de son titre de séjour le 31 juillet 2025 par le biais du téléservice « démarches-simplifiées.fr ». Par la présente requête, Mme A... C... demande au juge des référés, statuant en application de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de sa demande de renouvellement de titre de séjour assorti d’une autorisation de travail.
2. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ».
3. Il résulte de l’instruction que postérieurement à l’enregistrement de la requête de Mme A... C..., le préfet des Hauts-de-Seine lui a adressé une convocation en vue de la recevoir à la préfecture de Nanterre le 23 janvier 2026 à 10h52 pour se voir délivrer un récépissé. Dans ces conditions, les conclusions à fin d’injonction sous astreinte de
Mme A... C... sont devenues sans objet. Par suite, il n’y a plus lieu d’y statuer.
4. Si la requérante s’est munie d’un premier formulaire de demande d’aide juridictionnelle portant le tampon d’un avocat, il est constant que celui-ci n’a pas été transmis au bureau d’aide juridictionnelle. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 800 euros à verser à M. A... C... sur le fondement des seules dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a plus lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’injonction sous astreinte.
Article 2 : L’Etat versera à Mme A... C... la somme de 800 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... C... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 21 janvier 2026.
Le juge des référés,
Signé
J. Belhadj
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistrée le 17 octobre 2025, Mme B... A... C... représenté par Me Da Costa Cruz, demande au juge des référés, statuant en application de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer pour lui délivrer un récépissé de sa demande de renouvellement de titre de séjour assorti d’une autorisation de travail, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de cent euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil,
Me Da Costa Cruz au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sous réserve de renonciation à la somme contributive de l’Etat à l’aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence est présumée remplie, dès lors qu’il s’agit d’une demande de renouvellement de titre de séjour ; qu’elle ne possède aucun document lui permettant de justifier de la régularité de son séjour ; que son contrat de travail n’a pas été renouvelé faute de pouvoir justifier de la régularité de son séjour auprès de son employeur ; que ses droits sociaux rattachés à la régularité de son séjour ont été suspendus, notamment suite à une décision de cessation d’inscription de la liste des demandeurs d’emploi par France Travail ; qu’en outre, elle est placée dans une situation de précarité administrative et financière.
- la mesure sollicitée est utile ;
- la mesure sollicitée ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
Par un mémoire, enregistré le 14 janvier 2025, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au non-lieu à statuer dès lors que Mme A... C... est convoquée en préfecture le
23 janvier 2026 pour se voir remettre un récépissé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Belhadj, premier conseiller, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B... A... C..., ressortissante congolaise, née le 25 décembre 1975, à Kinshasa (République démocratique du Congo), a été titulaire en dernier lieu d’une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » valable du 15 octobre 2024 au 14 octobre 2025. Elle a déposé une demande de renouvellement de son titre de séjour le 31 juillet 2025 par le biais du téléservice « démarches-simplifiées.fr ». Par la présente requête, Mme A... C... demande au juge des référés, statuant en application de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de sa demande de renouvellement de titre de séjour assorti d’une autorisation de travail.
2. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ».
3. Il résulte de l’instruction que postérieurement à l’enregistrement de la requête de Mme A... C..., le préfet des Hauts-de-Seine lui a adressé une convocation en vue de la recevoir à la préfecture de Nanterre le 23 janvier 2026 à 10h52 pour se voir délivrer un récépissé. Dans ces conditions, les conclusions à fin d’injonction sous astreinte de
Mme A... C... sont devenues sans objet. Par suite, il n’y a plus lieu d’y statuer.
4. Si la requérante s’est munie d’un premier formulaire de demande d’aide juridictionnelle portant le tampon d’un avocat, il est constant que celui-ci n’a pas été transmis au bureau d’aide juridictionnelle. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 800 euros à verser à M. A... C... sur le fondement des seules dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a plus lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’injonction sous astreinte.
Article 2 : L’Etat versera à Mme A... C... la somme de 800 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... C... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 21 janvier 2026.
Le juge des référés,
Signé
J. Belhadj
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.