Texte intégral
Vu les procédures suivantes :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 30 octobre et 13 novembre 2025, M. E... D... C..., représenté par Me Valjkovic, demande au tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté du 28 octobre 2025 par lequel le préfet du Val-d’Oise l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de circulation sur le territoire français d’une durée de deux ans ;
2°) d’annuler l’arrêté du 28 octobre 2025 par lequel le préfet du Val-d’Oise l’a assigné à résidence dans le département du Val-d’Oise pour une durée de quarante-cinq jours, renouvelable deux fois, et l’a obligé à se présenter tous les jours à 10 heures au commissariat de police d’Ermont ;
3°) enjoindre au préfet du Val-d’Oise de lui délivrer dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement un titre de séjour compatible avec son statut de citoyen européen, sous astreinte de cinquante euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer la situation du requérant dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de cinquante euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne les moyens communs aux deux arrêtés :
- les arrêtés attaqués ont été signés par une autorité incompétente ;
- ils sont entachés d’un défaut de motivation en ce qui concerne sa citoyenneté européenne ;
- ils ne comportent pas de numéro d’identification, ce qui constitue une « carence manifeste d’identification » en méconnaissance des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration ;
- il sont entachés d’une violation du droit d’être entendu ;
- ils sont entachés d’un défaut d’examen personnalisé de sa situation ;
- ils sont entachés de disproportion manifeste ;
- ils méconnaissent les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- ils sont entachés d’illégalité compte tenu de l’illégalité, invoquée par la voie de l’exception, du précédent arrêté portant obligation de quitter le territoire français en date du 20 décembre 2024 ; ce précédent arrêté est entaché de défaut de motivation, d’une erreur de fait, d’une méconnaissance des stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et d’une erreur de droit ;
En ce qui concerne spécifiquement la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d’une erreur de droit et d’une erreur manifeste d’appréciation ;
En ce qui concerne spécifiquement la décision portant assignation à résidence :
- elle méconnaît les dispositions de l’article L. 733-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le préfet du Val-d'Oise n’a pas répondu à sa demande de modification de l’assignation à résidence
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Dubois en application de l’article L. 921-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus à l’audience publique du 13 novembre 2025, tenue en présence de Mme Bouayyadi, greffière :
- le rapport de M. Dubois, magistrat désigné ;
- les observations de Me Vlajkovic, représentant M. D... C..., qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens.
Le préfet du Val-d’Oise n’était ni présent, ni représenté.
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. D... C..., ressortissant portugais né le 2 janvier 1975, déclare être entré sur le territoire français à l’âge de quatorze ans. Il a bénéficié de plusieurs cartes de séjour jusqu’en 2020. Par un arrêté du 28 octobre 2025, le préfet du Val-d’Oise a fait obligation à M. D... C... de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de circulation sur le territoire français d’une durée de deux ans. Par un deuxième arrêté du même jour, le préfet du Val-d’Oise l’a assigné à résidence dans le Val-d’Oise pour une durée de quarante-cinq jours, renouvelable deux fois et l’a obligé à se présenter tous les jours à 10 heures au commissariat de police d’Ermont. M. D... C... demande l’annulation de ces deux arrêtés.
Sur les moyens communs aux différents arrêtés :
2. En premier lieu, par un arrêté n° 2025-081 du 4 juillet 2025, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Val-d’Oise, le préfet du Val-d’Oise a donné à Mme B... A..., adjointe à la cheffe du bureau du contentieux et de l’éloignement, délégation à l’effet de signer les décisions contestées, en cas d’absence ou d’empêchement d’autorités dont il n’est pas contesté qu’elles n’ont pas été absentes ou empêchées lors de la signature de l’acte attaqué. Par suite, le moyen tiré de l’incompétence du signataire des actes attaqués doit être écarté comme manquant en fait.
3. En deuxième lieu, les arrêtés attaqués visent les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile dont ils font application, notamment, en ce qui concerne l’obligation de quitter le territoire français, ses articles L. 251-1 et suivants, qui concernent les citoyens européens, les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ainsi que, en ce qui concerne la mesure d’assignation à résidence, les articles L. 731-1 et suivants du même code. Ils font mention des motifs pour lesquels le préfet a entendu éloigner M. D... C... du territoire français, notamment des condamnations pénales dont il a fait l’objet, et ils rappellent la situation personnelle et familiale de l’intéressé. Ils comportent ainsi les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement, et sont suffisamment motivés. Par ailleurs, la circonstance que les arrêtés attaqués ne comportent aucun « numéro d’identification » sont sans incidence sur leur légalité. L’insuffisance de motivation alléguée et le vice de procédure tirée de l’absence de « numéro d’identification » ne peuvent qu’être écartés.
4. En troisième lieu, aux termes de l’article 41 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne : « 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l’Union / 2. Ce droit comporte notamment : / a) le droit de toute personne d’être entendue avant qu’une mesure individuelle qui l’affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre / (…) ».
5. Il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne que le droit d’être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l’Union. Il appartient aux Etats membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles le respect de ce droit est assuré. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d’une procédure administrative avant l’adoption de toute décision susceptible d’affecter de manière défavorable ses intérêts. Ce droit n’implique pas systématiquement l’obligation, pour l’administration, d’organiser, de sa propre initiative, un entretien avec l’intéressé, ni même d’inviter ce dernier à produire ses observations, mais suppose seulement que, informé de ce qu’une décision lui faisant grief est susceptible d’être prise à son encontre, il soit en mesure de présenter spontanément des observations écrites ou de solliciter un entretien pour faire valoir ses observations orales. Une atteinte à ce droit n’est susceptible d’affecter la régularité de la procédure à l’issue de laquelle la décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu’il lui revient, le cas échéant, d’établir devant la juridiction saisie.
6. Il ressort des pièces du dossier que les arrêtés attaqués n’ont pas été précédés d’une audition de M. D... C... permettant à celui-ci de faire valoir des observations sur sa situation avant son édiction. Toutefois, le requérant n’établit pas que cette absence d’audition l’aurait empêché de faire valoir des éléments d’information qui, s’ils avaient été préalablement portés à la connaissance de l’administration, auraient pu influer sur le sens des arrêtés attaqués. Il ressort ainsi des pièces du dossier que le préfet du Val d’Oise a bien pris en compte les éléments relatifs à la vie privée et familiale de M. D... C.... Par suite, le moyen tiré d’une méconnaissance du principe général du droit de l’Union européenne d’être entendu doit être écarté.
7. En quatrième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que les arrêtés attaqués seraient entachés d’un défaut d’examen personnalisé de la situation de M. D... C....
Sur les moyens dirigés contre l’arrêté portant obligation de quitter le territoire français :
8. En premier lieu, aux termes de l’article L. 251-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L'autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par le présent livre, à quitter le territoire français lorsqu'elle constate les situations suivantes : (…) 2° Leur comportement personnel constitue, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société (…) ».
9. Il ressort des termes de l’arrêté attaqué portant obligation de quitter le territoire sans délai que le préfet du Val-d’Oise s’est fondé pour sur la circonstance que M. D... C... avait été condamné le 7 mars 2025, par le tribunal correctionnel de Créteil « à une peine de deux ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis probatoire pendant deux ans et interdiction de paraitre à Gentilly et interdiction de relation avec la victime et port d’un bracelet anti-rapprochement pour des faits de dégradation et détérioration d’un bien appartenant à autrui et rencontre d’une personne malgré l’interdiction judiciaire prononcée à titre de peine et violence suivie d’incapacité n’excédant pas huit jours par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié par un PACS, en récidive et harcèlement d’une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié par un PACS suivi d’incapacité supérieure à 8 jours : dégradation des conditions de vie altérant la santé, en récidive et menace de mort réitérée commise par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié par un PACS et violation de l’interdiction de paraitre dans les lieux ou l’infraction a été commise à titre de peine ». L’arrêté d’obligation de quitter le territoire français mentionne encore que M. D... C... a fait l’objet le 14 octobre 2025 d’une ordonnance d’incarcération provisoire du juge d’application des peines du tribunal judiciaire de Pontoise pour des faits de « violation de l’interdiction de paraître dans les lieux où l’infraction a été commise prononcée titre de peine et harcèlement d’une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié par un PACS suivi d’incapacité supérieure à 8 jours : dégradation des conditions de vie altérant la santé et violence suivi d’incapacité n’excédant pas huit jours par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié par un PACS, en récidive et harcèlement d’une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié en récidive et dégradation ou détérioration d’un bien appartenant à autrui et rencontre d’une personne malgré l’interdiction judiciaire (…) ». L’arrêté mentionne encore que l’intéressé est signalé à trois reprises au fichier du traitement des antécédents judiciaires pour de multiples troubles à l’ordre public. Il ressort encore des pièces du dossier que le requérant a fait l’objet d’un précédent arrêté d’obligation de quitter le territoire français pris le 20 décembre 2024 motivé notamment pas des faits de vol et de violence commis par l’intéressé. Cet arrêté n’a pas été contesté en justice par M. D... C.... Si ce dernier fait valoir que son comportement personnel depuis la condamnation dont il a fait l’objet en mars 2025 est irréprochable et que l’ordonnance d’incarcération provisoire dont il a fait l’objet en octobre 2025 résulte d’un simple dysfonctionnement du bracelet anti-rapprochement et d’un croisement « fortuit » de son ex-épouse à proximité de son lieu de travail, il ne l’établit en tout état de cause pas, en s’abstenant de verser aux débats l’ordonnance du juge d’application des peines qu’il invoque à son profit en la présentant comme favorable. Il ne l’établit pas davantage en produisant un courrier favorable du service pénitentiaire d’insertion et de probation. Compte tenu de ces éléments, le préfet du Val-d’Oise n’a pas commis d’erreur d’appréciation en estimant que le comportement de l’intéressé était constitutif d’une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société.
10. En deuxième lieu, aux termes de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales : « Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / Il ne peut y avoir ingérence d’une autorité publique dans l’exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu’elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté économique du pays, à la défense de l’ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d’autrui ».
11. M. D... C... allègue résider depuis 1992 en France où résident également sa fratrie et ses parents. Il soutient également entretenir une relation sentimentale avec une compagne. Enfin il affirme être intégré économiquement ainsi que l’attesterait l’achat d’un appartement à Montrouge. Toutefois, il résulte de ce qui a été dit au point 9 que l’intéressé a été condamné à une peine d’emprisonnement pour des faits, commis en récidive, notamment de harcèlement et de violences commis sur une personne ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié par un PACS. Par ailleurs, la résidence habituelle en France de l’intéressé n’est établie de manière certaine qu’à partir de l’année 2010. Le requérant, âgé de cinquante ans, est sans charge de famille en France et n’apporte aucune précision sur l’ancienneté et l’intensité de la relation sentimentale qu’il allègue entretenir avec sa compagne, avec laquelle il ne vit pas en concubinage. Par ailleurs, la présence en France de membres de sa famille ne lui garantit par elle-même aucun droit au séjour. En outre, le requérant n’établit pas être bien inséré socialement et économiquement sur le territoire, alors qu’il a fait l’objet en 2024 d’une précédente mesure d’éloignement motivée par les faits de vol et de violences dont il s’était rendu coupable. Relativement à son insertion économique, les factures de charges de l’immeuble dont il prétend être le propriétaire sont établies à un autre nom que le sien. Dans ces conditions, M. D... C... n’est pas fondé à soutenir que l’arrêté lui faisant obligation de quitter le territoire français porterait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au regard du but poursuivi. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales doit ainsi être écarté.
12. En troisième lieu, si M. D... C... excipe de l’illégalité du précédent arrêté portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l’objet le 20 décembre 2024, un tel moyen est inopérant dès lors que ce dernier arrêté ne constitue pas la base légale de l’arrêté attaqué du 28 octobre 2025 et que celui-ci n’a pas été pris pour l’application de celui-là.
13. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la mesure portant obligation de quitter le territoire français serait entachée d’une quelconque disproportion.
Sur les moyens spécifiquement dirigés contre la décision portant assignation à résidence :
14. Aux termes de l’article L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé (…) ». L’article L. 733-1 du même code dispose : « L'étranger assigné à résidence en application du présent titre se présente périodiquement aux services de police ou aux unités de gendarmerie. (…) »
15. D’une part, pour prononcer la mesure d’assignation à résidence d’une durée de quarante-cinq jours, renouvelable deux fois, le préfet s’est fondé sur la circonstance qu’aucun délai de départ volontaire n’a été accordé à M. D... C... et que, s’il ne peut quitter immédiatement le territoire français, son départ demeure une perspective raisonnable. L’arrêté attaque assigne M. D... C... à résidence dans le département du Val d’Oise, où il est autorisé à circuler. Il l’oblige à se présenter tous les jours, à 10 heures, au commissariat de police d’Ermont. Il ne ressort pas des pièces du dossier que cette mesure serait entachée de disproportion. Si M. D... C... allègue que cette mesure d’assignation perturbe son activité professionnelle, il résulte de l’arrêté portant obligation de quitter le territoire français qu’il se trouve sur le territoire en situation irrégulière et ne peut donc y travailler. S’il soutient que cette mesure porte une attente disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, l’arrêté n’a, par lui-même, pas pour effet de l’éloigner du territoire ou de le séparer de sa famille. Dans ces conditions, le moyen tiré de la disproportion de l’arrêté attaqué doit être écarté tout comme celui tiré de la méconnaissance des stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
16. D’autre part, si le requérant fait valoir que le préfet du Val-d'Oise n’a pas répondu à sa demande de modification de la mesure d’assignation à résidence, cette circonstance est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée, laquelle s’apprécie à la date à laquelle elle a été prise.
17. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. D... C... doit être rejetée en toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D... C... est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E... D... C... et au préfet du Val-d’Oise.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 décembre 2025
Le magistrat désigné,
Signé
J. DuboisLa greffière,
Signé
Z. Bouayyadi
La République mande et ordonne au préfet du Val-d’Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.