LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2520292

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2520292

jeudi 6 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2520292
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantFLORENT VERDIER

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l’association « Vigie Liberté » tendant à la suspension d’un arrêté municipal interdisant les rassemblements de 17h à 23h dans certains secteurs d’Asnières-sur-Seine jusqu’au 20 avril 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requête ayant été introduite dix-neuf jours après la publication de l’arrêté, sans que l’association ne démontre que des rassemblements aient été empêchés ou soient imminents. En conséquence, la demande a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’atteinte aux libertés fondamentales, laissant la possibilité à la requérante de saisir le juge des référés sur le fondement de l’article L. 521-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 3 novembre 2025, l’association « Vigie Liberté », représentée par Me Verdier, demande au juge des référés sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) d’ordonner la suspension de l’exécution de l’arrêté du 15 octobre 2025 par lequel le maire de la commune d’Asnières-sur-Seine a interdit jusqu’au 20 avril 2026 inclus les rassemblements ou attroupements de personnes sur un même endroit, tous les jours de la semaine, de 17 heures à 23 heures dans certains secteurs de la commune ;

2°) de mettre à la charge de la commune d’Asnières-sur-Seine la somme de 2 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

La requérante soutient que :

- elle justifie d’une qualité lui donnant intérêt pour agir ;
-
l’urgence est établie dès lors que :
. la décision en litige empêche toute présence ou rassemblement dans un espace public ;
. elle expose les usagers à une atteinte fréquente et répétée à leurs droits et libertés ;
. le préjudice causé est grave et irréversible ;

-
il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’aller et de venir dès lors que :
. la décision en litige est disproportionnée, dès lors que qu’elle expose les personnes à un risque de verbalisation arbitraire ;
. les habitants n’ont pas été informés de l’existence de cette mesure de police ;
. l’auteur de l’acte est incompétent.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Cordary, première conseillère, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 15 octobre 2025, le maire de la commune d’Asnières-sur-Seine a interdit les rassemblements ou attroupements de personnes sur un même endroit, tous les jours de la semaine, de 17 heures à 23 heures, dans certains secteurs de la commune, jusqu’au 20 avril 2026. L’association « Vigie Liberté » demande à la juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de cette décision.

2. Aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ». En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.

3. Pour justifier de l’urgence à suspendre l’arrêté en litige, l’association « Vigie Liberté » fait valoir que l’interdiction générale et absolue de tout rassemblement de personnes sur certains secteurs de la commune d’Asnières-sur-Seine est excessive au regard des troubles constatés, et que le préjudice est grave et irréversible. Toutefois, il résulte de l'instruction que l’arrêté attaqué a été pris et publié le 15 octobre 2025, soit dix-neuf jours avant l’introduction de la présente requête. Dans ces conditions, alors que la requérante n’établit ni même n’allègue que des rassemblements aient été empêchés depuis la publication de l’arrêté en litige ou soient sur le point de l’être, elle ne justifie pas d’une urgence particulière nécessitant que le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures au sens des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative.

4. Il résulte de tout ce qui précède et sans qu’il soit besoin d’examiner si la condition d’atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale est remplie, que la requête de l’association « Vigie Liberté » doit être rejetée, en toutes ses conclusions, par application des dispositions précitées de l’article L. 522-3 du code de justice administrative. Il est loisible à la requérante, si elle s’y croit fondée, de présenter une requête en référé sur le fondement de l’article L.521-1 du code de justice administrative, laquelle doit s’accompagner d’une requête au fond en annulation.

O R D O N N E :


Article 1er : La requête de l’association « Vigie Liberté » est rejetée.



Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l’association « Vigie Liberté ».


Fait à Cergy, le 6 novembre 2025.

Le juge des référés,

signé

C. Cordary

La République mande et ordonne au préfet du Val-d’Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions