LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2521285

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2521285

mardi 9 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2521285
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCABINET ENJEA AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi en référé suspension, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, par l’association « La Voix de Montrouge » et plusieurs habitants, afin de suspendre l’exécution d’un permis de construire délivré le 8 septembre 2025 par le maire de Montrouge à la société COGEDIM Paris Métropole pour un projet immobilier mixte. Les requérants invoquaient notamment l’urgence présumée et plusieurs moyens sérieux, tels que la méconnaissance des obligations de saisine de la commission départementale d’aménagement commercial, l’incomplétude du dossier de demande, et l’illégalité du plan local d’urbanisme intercommunal. La société COGEDIM et la commune de Montrouge ont contesté la recevabilité de la requête et l’existence d’une urgence, en raison de l’intérêt général du projet. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie et qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté attaqué, en application des dispositions des articles L. 521-1 du code

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 14 et 25 novembre 2025, l’association « La Voix de Montrouge », représentée par Mme AC..., sa présidente en exercice, Mmes AM... et Isabelle F..., Carole Jagu Rochard, Marie Carteau et M. T... G..., Mme AG... AA..., Mme AL... X..., Monsieur O... et Sandra Rebibo, M. AE... F... et Mme Q... U..., Madame AF... W..., M. AR... AK... Mme AI... J..., Mme C... L..., Mme Y... AH..., Mme AN... M..., Mme Z... N..., M. E... A..., M. I... AP..., M. I... D..., Mme AO... S..., M. AQ... B... et Mme AU..., M. K... AD..., M. T... R..., M. H... V..., Mme AB... P..., Mme AJ... AT..., représentés par Me Darson, demande au juge des référés, statuant en application des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d’ordonner la suspension de l’exécution de l’arrêté du 8 septembre 2025 par lequel le maire de la commune de Montrouge a délivré un permis de construire à la société COGEDIM Paris Métropole en vue de travaux de démolition de l’existant et de construction d’un ensemble immobilier à usage mixte, situé 70-80 avenue de la Marne et 183-193 avenue Pierre Brossolette ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Montrouge et de la société COGEDIM Paris Métropole la somme de 4 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- la requête est recevable dès lors qu’ils ont intérêt et capacité à agir ;
- la condition d’urgence est présumée remplie, dès lors qu’il s’agit d’une demande de suspension de l’exécution d’un permis de construire ;
- il existe plusieurs moyens de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de ce permis de construire :
il est entachée d’une méconnaissance des dispositions des articles L. 425-4 du code de l’urbanisme et L. 752-1 du code de commerce, dès lors que le projet en cause aurait dû être soumis pour avis à la commission départementale d’aménagement commercial ;
le dossier de demande de permis de construire était incomplet et entaché d’erreurs :

* il ne comportait pas la délibération du conseil municipal autorisant le déclassement de son domaine public, en méconnaissance des dispositions de l’article R. 431-13 du code de l’urbanisme ;

* le formulaire établi pour le calcul de la redevance relative à la création dans la région Île-de-France est entaché d’omission en méconnaissance des dispositions de l’article A. 520-1 du code de l’urbanisme ;

* il ne comportait pas l’agrément prévu à l’article L. 510-1 du code de l’urbanisme, en méconnaissance des dispositions de l’article R. 431-16 du code de l’urbanisme ;
il se fonde sur un secteur de plan de masse dont l’illégalité est soulevée par voie d’exception :

* ce plan de masse est illégal en raison des contradictions entre les différents documents le composant ;

* il méconnaît les orientations du PADD dès lors qu’il prévoit une sur-densification dans le secteur des Halles de Montrouge ;

* il est entaché d’insuffisances s’agissant des règles d’emprise maximale et d’implantations des constructions les unes par rapport aux autres sur un même terrain ;
il méconnait les dispositions de l’article L. 151-15 du code de l’urbanisme dès lors que le projet se trouve dans un secteur de mixité sociale et prévoit un nombre de logements sociaux insuffisant ;
il méconnaît les dispositions de l’article 3.5.10.1 du règlement du plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) et celles de l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme dès lors que l’environnement proche comporte deux éléments de patrimoine bâti et naturel protégés et des immeubles de faible hauteur, là où le projet prévoit cinq bâtiments de grande hauteur et rapprochés ;
il se fonde sur un règlement du PLUi dont l’illégalité est soulevée par voie d’exception, dès lors que les dispositions de l’article 14.4.4.3.1 de ce PLUi méconnaissent les dispositions des articles L. 151-9, R. 151-27 et R. 151-28 du code de l’urbanisme en créant de nouvelles sous-destinations ;
il méconnaît les dispositions de l’article 14.4.4.3.1 du règlement du PLUi ;
il méconnaît les dispositions de l’article R. 113-18 du code de la construction et de l’habitation, l’article 1er de l’arrêté du 30 juin 2022 reprises aux articles 3.3.5.3 et 14.4.4.3.1 du règlement du PLUi ;



Par un mémoire en défense, enregistré le 25 novembre 2025, la société COGEDIM Paris Métropole, représentée par Me Braud, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants une somme de 4 000 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

Elle soutient que :

- la requête en référé est irrecevable faute d’avoir été notifiée ;
- elle est irrecevable compte tenu du défaut d’intérêt pour agir des requérants ;
- la condition d’urgence n’est pas remplie compte tenu de l’intérêt général qui s’attache à la bonne réalisation du projet ;
- aucun des moyens soulevés n’est propre à faire naitre un doute sérieux sur la légalité du permis de construire attaqué ;


Par un mémoire en défense, enregistré le 25 novembre 2025, la commune de Montrouge, représentée par Me Baillon, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants une somme de 5 000 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

Elle soutient que :

- la condition d’urgence n’est pas remplie, la présomption d’urgence devant être renversée compte tenu de l’intérêt public attaché à la réalisation du projet ;
- aucun des moyens soulevés n’est propre à faire naitre un doute sérieux sur la légalité du permis de construire ;

Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête n° 2521255, enregistrée le 7 novembre 2025, par laquelle l’Association « La Voix de Montrouge » et autres demandent l’annulation de l’arrêté attaqué.

Vu :
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Dubois, vice-président, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience du 26 novembre 2025 à 11 heures.

Ont été entendus au cours de l’audience publique, tenue en présence de M. Grospierre, greffier d’audience :
- le rapport de M. Dubois, juge des référés ;
- les observations de Me Darson, représentant l’association « La Voix de Montrouge » et autres qui reprend et précise ses écritures ;
- les observations de Me Baillon, représentant la commune de Montrouge, qui reprend et précise ses écritures ;
- les observations de Me Braud, représentant la société COGEDIM Paris Métropole, qui reprend et précise ses écritures ;

La clôture de l’instruction est intervenue à l’issue de l’audience publique.


Considérant ce qui suit :


1. Par un arrêté du 8 septembre 2025 n° PC 092 049 25 00002, le maire de la commune de Montrouge a délivré un permis de construire valant démolition et autorisation d’aménager un établissement recevant du public à la société COGEDIM Paris Métropole pour la construction d’un ensemble immobilier composé de cinq bâtiments à usage mixte avec création d’un espace public paysager sur un terrain situé 70-80 avenue de la Marne et 183-189-193 avenue Pierre Brossolette. Par la présente requête, l’association « La Voix de Montrouge » et autres demandent au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de cet arrêté.

2. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (…) ».

3. En l’état de l’instruction, aucun des moyens soulevés par les requérants tels que listés dans les visas de la présente ordonnance n’apparait propre à créer un doute sérieux quant à la légalité du permis de construire en litige.

4. Il résulte de ce qui précède, sans qu’il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées en défense par la société COGEDIM Paris Métropole non plus que sur la condition d’urgence, que les conclusions à fin de suspension présentées par l’association La Voix de Montrouge et autres doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

5. Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Montrouge, qui n’est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par les requérants au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu de mettre solidairement à la charge de l’association La « Voix de Montrouge » et autres, d’une part, une somme globale de 1 000 euros à verser à la commune de Montrouge, et d’autre part, une somme globale de 1 000 euros à verser à la société COGEDIM Paris Métropole au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.



O R D O N N E :



Article 1er : La requête de l’association « La Voix de Montrouge » et autre est rejetée.

Article 2 : L’association « La Voix de Montrouge » et autres verseront solidairement, d’une part, une somme globale de 1 000 euros à la commune de Montrouge, d’autre part, une somme globale de 1 000 euros à la société COGEDIM Paris Métropole au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à l’association « La Voix de Montrouge » , à Mmes AM... et Isabelle F..., Carole Jagu Rochard, Marie Carteau et M. T... G..., Mme AG... AA..., Mme AL... X..., Monsieur O... et Sandra Rebibo,
M. AE... F... et Mme Q... U..., Madame AF... W..., M. AR... AK... Mme AI... J..., Mme C... L..., Mme Y... AH..., Mme AN... M...,
Mme Z... N..., M. E... A..., M. I... AP..., M. I... D..., Mme AO... S..., M. AQ... B... et Mme AU..., M. K... AD..., M. T... R..., M. H... V..., Mme AB... P..., Mme AJ... AT..., à la commune de Montrouge, et à la société Cogédim Paris Métropole.


Fait à Cergy, le 9 décembre 2025.

Le juge des référés,

Signé

J. Dubois

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.




Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions