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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2521348

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2521348

lundi 1 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2521348
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCABINET MARTIN JOUVIN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine classant sans suite sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le requérant résidait à Corbeil-Essonnes (Essonne) à la date de la décision attaquée, ce qui relève du ressort du tribunal administratif de Versailles. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige ne relevait pas de la compétence territoriale du tribunal de Cergy-Pontoise. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 14 novembre 2025, M. A... B..., représenté par Me Jouvin, demande au juge des référés, statuant en application des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l’exécution de la décision en date du 12 novembre 2025 par laquelle préfet des Hauts-de-Seine a classé sans suite sa demande de titre de séjour ;

2°) d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa demande de titre de séjour et dans l’attente, de lui délivrer un récépissé l’autorisant à travailler dans un délai de sept jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir sous astreinte de 250 euros par jours de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1800 euros hors taxe au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu :
- les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Edert, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.


Considérant ce qui suit :

1. D’une part, aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (…) ». Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparait manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L .522-1 ». Enfin, l’article R. 522-8-1 du code de justice administrative dispose : « Par dérogation aux dispositions du titre V du livre III du présent code, le juge des référés qui entend décliner la compétence de la juridiction rejette les conclusions dont il est saisi par voie d’ordonnance. ».

2. D’autre part, aux termes de l’article R. 312-8 du code de justice administrative : « Les litiges relatifs aux décisions individuelles prises à l’encontre des personnes par les autorités administratives dans l’exercice de leurs pouvoirs de police relèvent de la compétence du tribunal administratif de résidence des personnes faisant l’objet des décisions attaquées à la date desdites décisions. (…) ». Aux termes de l’article R. 221-3 du même code : « Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : (…) Cergy-Pontoise : Hauts-de-Seine, Val-d’Oise ; (…) Versailles : Essonne, Yvelines (…) ».

3. À la date de la décision attaquée, laquelle constitue une mesure de police, M. B... résidait à Corbeil-Essonnes, dans le département de l’Essonne, qui se situe dans le ressort du tribunal administratif de Versailles. En conséquence, en application des dispositions du code de justice administrative précitées, le litige ne relève pas de la compétence territoriale du tribunal administratif de Cergy-Pontoise.

4. Par suite, il y a lieu de rejeter la requête de M. B... en toutes ses conclusions, en application des dispositions de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, y compris celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code.

O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....

Fait à Cergy, le 1er décembre 2025

La juge des référés,

signé

S. Edert

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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