LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2521812

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2521812

mardi 6 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2521812
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMAILLET

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en référé suspension de M. B..., visant à suspendre l’exécution de l’arrêté préfectoral du 19 février 2025 retirant son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le juge a constaté que la requête au fond en annulation, déposée le 22 octobre 2025, était tardive car introduite au-delà du délai de deux mois suivant la notification régulière de l’arrêté, intervenue le 21 février 2025. En conséquence, la demande de suspension, fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été jugée irrecevable et non fondée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 novembre 2025, M. A... B..., représenté par
Me Maillet, demande au juge des référés, statuant en application des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d’ordonner la suspension de l’exécution des arrêtés du 19 février 2025 par lesquels le préfet du Val-d’Oise a procédé au retrait de son titre de séjour, l’a obligé à quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays d’éloignement ;

2°) de condamner l’Etat aux dépens ;

3°) de mettre à la charge de l’État la somme de 2 000 euros au titre de l’article
L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d’urgence est remplie, dès lors qu’il vit régulièrement sur le territoire français depuis plus de douze ans ; qu’il est employé dans le cadre d’un contrat de travail à durée indéterminée depuis plus de cinq ans ; qu’il ne peut plus poursuivre son activité professionnelle ;

- la condition tenant à l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision est remplie dès lors que :

S’agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d’une insuffisance de motivation ;
- elle est entachée d’une erreur de droit ;
- elle méconnaît les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation.



S’agissant de la décision portant refus de séjour :
- elle est entachée d’illégalité ;
- elle est entachée d’illégalité et d’une erreur de droit quant à sa fiche pénale ;
- elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation.

Par un mémoire, enregistré le 27 novembre 2025, le préfet du Val-d’Oise conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :
- la requête est tardive ;
- la condition d’urgence n’est pas remplie ;
- aucun des moyens soulevés n’est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de ses décisions.

Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête n° 2519836, enregistrée le 22 octobre 2025, par laquelle M. B... demande l’annulation des décisions attaquées.

Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Belhadj, premier conseiller, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience du 1er décembre 2025 à 15 heures.

Ont été entendus au cours de l’audience publique, tenue en présence de
Mme El Moctar, greffière d’audience :
- le rapport de M. Belhadj, magistrat désigné ;
- les observations de Me Maillet, représentant M. B..., qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens ;
- le préfet du Val-d’Oise n’étant ni présent, ni représenté.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. A... B..., ressortissant sénégalais, né le 31 octobre 1991 à Mboro (Sénégal), est entré régulièrement sur le territoire français sous couvert d’un visa de type D portant la mention « étudiant » valable du 14 septembre 2013 au 14 septembre 2014 et a été titulaire en dernier lieu d’une carte de séjour pluriannuelle portant la mention « passeport talent : carte bleue européenne » valable du 21 décembre 2021 au 20 décembre 2025. Par un arrêté du 19 février 2025, le préfet du Val-d’Oise a procédé au retrait de son titre de séjour. Par la présente requête, M. B... doit être regardé comme demandant au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de cette décision.


Sur la fin de non-recevoir opposée par le préfet du Val-d’Oise :
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée (…) ». L’article R. 421-5 du même code dispose : « Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu’à la condition d’avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ».
3. Il ressort des pièces du dossier que le pli contenant l’arrêté du 19 février 2025 par lequel le préfet du Val-d’Oise a procédé au retrait de la carte de séjour pluriannuelle de M. B... qui comportait la mention des voies et délais de recours, a été retourné à l’administration le 11 mars 2025 avec la mention « pli avisé et non réclamé », après avoir été présenté le 21 février 2025. Le requérant n’établit pas que celle-ci aurait été irrégulièrement notifiée. Dans ces conditions, la notification de l’arrêté du 19 février 2025 est réputée avoir été régulièrement accomplie à la date de la présentation du pli, soit le 21 février 2025. Par suite, la requête n°2519836, enregistrée le 22 octobre 2025, tendant à obtenir l’annulation de cette décision a été présentée au-delà du délai de deux mois prévus par l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Il s’ensuit que le préfet du Val-d’Oise est fondé à soutenir que les conclusions tendant à l’annulation de cette décision sont tardives et, par suite, irrecevables. Par suite, la demande de suspension de cette même décision est non fondée.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B... doit être rejetée en toutes ses conclusions.
O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée au préfet du Val-d’Oise.


Fait à Cergy, le 6 janvier 2026.

Le juge des référés,

Signé
J. Belhadj

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions