LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2522667

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2522667

mercredi 14 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2522667
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantBAZIN & ASSOCIES

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... visant à suspendre la décision du 13 novembre 2025 du Centre national de gestion (CNG) fixant sa note de rang A à 13,61/20. Le juge a estimé que cette décision constituait un acte préparatoire insusceptible de recours, et a donc opposé une fin de non-recevoir, sans examiner les conditions d’urgence ou de doute sérieux sur la légalité. La solution retenue repose sur la nature de l’acte attaqué, qui ne fait pas grief, en application des principes généraux du contentieux administratif.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les 1er, 2, 3, 9, 15 et 17 décembre 2025, Mme Mme A... B..., demande au juge des référés, statuant en application des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l’exécution de la décision en date du 13 novembre 2025 par laquelle le centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière du 13 novembre 2025 lui a attribuée une note de rang A de 13,61/20 ;

2°) d’enjoindre, à titre principal, au centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière de prendre pour base de référence la note de rang A de 15,7139/20 qu’elle a obtenue en janvier 2025, de procéder au réexamen de son dossier pour la campagne des épreuves dématérialisées (EDN) 2026 en la regardant comme auditrice libre, de fixer de nouveaux résultats conformes à ce statut, de lui notifier un nouveau relevé de notes permettant sa participation effective à la campagne d'affectation 2026, dans un délai de sept jours et sous astreinte de 300 euros par jour de retard ;

3°) d’enjoindre au centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière de produire le paramétrage de son dossier dans le système Galien, les logs informatiques retraçant les modifications du dossier entre les mois de juin et de novembre 2025, les copies d'octobre 2025, les grilles de correction et les barèmes appliqués, ainsi que les règles de correction et de calcul utilisées pour la cohorte 2026 ;

4°) de mettre à la charge du centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative

Elle soutient que :
- la condition d’urgence est remplie, dès lors que le préjudice qu’elle subit ne peut être réparé matériellement ; qu’elle subit une perte de chance lui empêchant l’accès aux spécialités les plus sélectives ; qu’elle subit un préjudice financier dû à l’écart salarial entre les spécialités médicales sélective et la médecine générale ; qu’à défaut de réexamen de son dossier, la campagne EDN 2026 se déroulera sur la base d’un classement erroné ;

- la condition tenant à l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision est remplie dès lors que :
- elle est entachée d’une rupture d’égalité dans les conditions de passation des
épreuves ;
- elle est entachée d’une méconnaissance du statut d’auditeur libre dans l’application du régime d’harmonisation.

Par un mémoire, enregistré le 16 décembre 2025, le centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière, représenté par Me Bazin, conclut au rejet de la requête et à ce qu’une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de Mme B... sur le fondement des dispositions de l’article
L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que :
- les conclusions à fin de suspension sont irrecevables dès lors que la décision du 13 novembre 2025 ne constitue qu’un acte préparatoire qui ne fait pas grief et ne peut par suite être attaqué de manière recevable ;
- l’urgence n’est pas caractérisée ;
- il n’existe pas de doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.

Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête n° 2522527, enregistrée le 28 novembre 2025, par laquelle Mme B... demande l’annulation de la décision attaquée.

Vu :
- l’arrêté du 21 décembre 2021 relatif à l'organisation des épreuves nationales donnant accès au troisième cycle des études de médecine :
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal, a désigné M. Belhadj, premier conseiller, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Au cours de l’audience publique tenue le 17 décembre 2025 à 14h, en présence de Mme El Moctar, greffière d’audience, M. Belhadj a lu son rapport et entendu les observations de Me Bazin, représentant le centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière, qui reprend oralement en les précisant ses conclusions et moyens.





La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.

Une note en délibéré, présentée par Mme B..., a été enregistrée le 18 décembre 2025.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B... exerce comme médecin faisant fonction d’interne au centre hospitalier de Montdidier. Par la présente requête, elle doit être regardée comme demandant au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de la décision du 13 novembre 2025 par laquelle le centre national de gestion (CNG) des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière a fixé sa note de rang A à 13,61/20.


Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :


2. Aux termes de l’article 14 de l’arrêté du 21 décembre 2021 relatif à l’organisation des épreuves nationales donnant accès au troisième cycle des études de médecine : « I. - Des comités d'examinateurs locaux, composés de deux examinateurs, sont constitués dans chaque université ou établissement organisant des ECOS. Ces comités d'examinateurs sont chargés d'évaluer les stations des ECOS organisées dans l'université. A ce titre, chaque comité d'examinateurs accueille l'étudiant au niveau de la station. Chaque examinateur supervise et analyse les actions de l'étudiant durant l'épreuve liée à la station et attribue une note établie à partir d'une grille nationale standardisée d'évaluation par grands domaines d'apprentissage. Le comité d'examinateurs signale au coordonnateur local tout problème survenu. Les évaluations sont transmises par l'intermédiaire d'un lien internet sécurisé au jury national mentionné à l'article 17 du présent arrêté par les examinateurs et sous la supervision du coordonnateur local. (…) ». Aux termes de son article 17 : « Le jury national des épreuves dématérialisées et des ECOS mentionné à l'article R. 632-2-5 du code de l'éducation est nommé par arrêté conjoint des ministres chargés de la santé et de l'enseignement supérieur […]. Et aux termes de son article 19 « II. - Le jury mentionné à l'article 17 du présent arrêté a pour mission de délibérer sur les résultats des épreuves dématérialisées […] ».


3. Il résulte de l’instruction que Mme B... s’est présentée aux épreuves organisées pour l’accès au troisième cycle des études de médecine et s’est vu attribuer une note de rang A de 13,61/20. Cette note, qui, au demeurant, est inférieure à la note minimale requise de 14/20 pour passer les épreuves pratiques (ECOS), ne fait pas grief à l’intéressée dès lors qu’elle constitue à l’évidence un acte préparatoire dans la procédure visant à déterminer la liste définitive des candidats et qui interviendra après délibération du jury, qui se réunira au cours de l’année 2026. Il en résulte que la décision du 13 novembre 2025 par laquelle le centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière du 13 novembre 2025 lui a attribuée une note de rang A de 13,61/20, n’est pour l’heure qu’une décision provisoire et que la procédure visant à arrêter la liste définitive des candidats n’est pas encore finalisée. Par suite, la fin de non-recevoir soulevée en défense devant être accueillie, les conclusions de Mme B... tendant à la suspension de la décision du 13 décembre 2025 doivent être rejetées comme prématurées. Il en va de même, par voie de conséquence, de ses conclusions aux fins d’injonction sous astreinte.




Sur les frais du litige :


4. Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière qui n’est pas partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par Mme B... au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions du centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière présentées sur le fondement de l’article
L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par le centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière.


Fait à Cergy, le 14 janvier 2025.

Le juge des référés,

Signé


J. Belhadj

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions