Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2522770

vendredi 30 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2522770
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantHOMANI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a donné acte du désistement de M. A..., qui contestait un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de retour d’un an. Le requérant, ayant indiqué dans sa requête sommaire son intention de produire un mémoire complémentaire, n’a pas respecté le délai de quinze jours imparti par l’article R. 911-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En application de ce texte, il est réputé s’être désisté, ce dont le tribunal a pris acte sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2519113 du 19 novembre 2025, le premier vice-président du tribunal administratif de Montreuil a renvoyé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise la requête sommaire présentée le 27 octobre 2025 par M. B... A....

Par cette requête, M. B..., représenté par Me Homani, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 26 septembre 2025 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d’une durée d’un an ;

2°) de condamner le préfet de la Seine-Saint-Denis à lui verser la somme de 2 000 euros en réparation du préjudice subi du fait de son inertie et de sa carence.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 1° Donner acte des désistements ; (…) ».

2. Aux termes de l’article R. 911-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, applicable à l’espèce : « Lorsqu'une requête sommaire mentionne l'intention du requérant de présenter un mémoire complémentaire, la production annoncée doit parvenir au greffe du tribunal administratif dans un délai de quinze jours à compter de la date à laquelle la requête a été enregistrée. / Si ce délai n'est pas respecté, le requérant est réputé s'être désisté à la date d'expiration de ce délai, même si le mémoire complémentaire a été ultérieurement produit. Il est donné acte de ce désistement. ».

3. Aux termes de sa requête sommaire, enregistrée le 27 octobre 2025 et tendant à l’annulation de l’arrêté du 26 septembre 2025 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d’une durée d’un an, M. A... a mentionné expressément son intention de présenter un mémoire complémentaire. Toutefois, aucun mémoire n’est parvenu au greffe du tribunal dans le délai de quinze jours à compter de la date de l’enregistrement de sa requête. Dans ces conditions, en application des dispositions précitées de l’article R. 911-6 de ce code, M. A... est réputé s’être désisté de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement sur le fondement du 1° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. A....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....

Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Fait à Cergy-Pontoise, le 30 janvier 2026.

Le président de la 2ème chambre,

signé

C. HUON


La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.