LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2523784

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2523784

jeudi 5 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2523784
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation5ème Chambre
Avocat requérantHAIK

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d'une demande en exécution forcée d'un jugement antérieur, a ordonné l'exécution d'une décision enjoignant la délivrance d'un titre de séjour. Constatant l'inexécution par l'administration du jugement du 22 mars 2024, le tribunal a fixé un nouveau délai de trente jours pour la délivrance de la carte de séjour et le paiement d'une somme d'argent, assorti d'une astreinte. La décision s'appuie sur les articles L. 911-4 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles 1231-7 du code civil et L. 313-3 du code monétaire et financier concernant la majoration des sommes dues.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par le jugement n° 2301416 en date du 22 mars 2024, le Tribunal a annulé la décision implicite de rejet de la demande de Mme A... C... tendant à la délivrance d’un titre de séjour, née le 10 mai 2022, du silence gardé sur cette demande par le préfet des Hauts-de-Seine. Le même jugement a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine, ou au préfet territorialement compétent, de délivrer à Mme C... une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » dans le délai de trente jours à compter de sa notification et mis à la charge de l’État la somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par une lettre enregistrée le 3 décembre 2024, Mme C..., représentée par Me Baton, avocate, a informé le Tribunal des difficultés qu’elle rencontrait pour obtenir l’exécution de ce jugement et demandé à celui-ci de bien vouloir prononcer des mesures d’exécution par voie juridictionnelle et notamment de prononcer une astreinte de 100 euros par jour de retard si le jugement du 22 mars 2024 n’est pas exécuté dans le délai d’un mois à compter de la décision à intervenir.

Par une lettre en date du 30 décembre 2024, le président du Tribunal a demandé au préfet des Hauts-de-Seine de bien vouloir, dans le délai de quinze jours, justifier de la nature et de la date des mesures qui ont été prises pour assurer l’exécution du jugement ou de lui faire connaître les raisons qui pourraient retarder ou empêcher cette exécution.

Par des lettres en date des 8 avril et 24 juillet et 2025, le président du Tribunal a rappelé au préfet des Hauts-de-Seine les termes du courrier mentionné ci-dessus.
Le président du Tribunal a, par une ordonnance en date du 12 décembre 2025, ouvert, en application de l’article R. 921-6 du code de justice administrative, une procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures d’exécution du jugement.

Les parties n’ont produit ni observation ni pièce postérieurement à l’ordonnance visée ci-dessus.

Vu :
le jugement n° 2301416 en date du 22 mars 2024, devenu définitif ;
les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code civil ;
- le code monétaire et financier ;
- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteuse publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de M. Kelfani, président, a été entendu au cours de l’audience publique.



Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 911-4 du code de justice administrative : « En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. / Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte. ».

2. L’exécution du jugement n° 2301416 en date du 22 mars 2024, devenu définitif, comporte pour l’État l’obligation de délivrer à Mme C... une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » et de lui verser la somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Il n’est pas contesté que ce jugement n’a pas été exécuté. Dans ces conditions, il y a lieu de faire droit aux conclusions de la requête tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine, ou au préfet territorialement compétent, d’exécuter le jugement précité quant à la délivrance à Mme C... d’une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » et au paiement à l’intéressée de la somme de 1 000 euros due au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

3. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de fixer au préfet des Hauts-de-Seine, ou au préfet territorialement compétent, un délai de trente jours, à compter de la notification du présent jugement, pour qu’il délivre à Mme C..., en exécution du jugement n° 2301416 en date du 22 mars 2024, une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale ». Il y a également lieu de fixer le même délai à l’État pour verser à Mme C..., en exécution du même jugement, la somme de 1 000 (mille) euros, majorée dans les conditions prévues à l’article 1231-7 du code civil et à l’article L. 313-3 du code monétaire et financier. Il y a lieu, par ailleurs, d’assortir chacune de ces injonctions d’une astreinte de 100 (cent) euros par jour de retard.


D É C I D E :


Article 1er : Il est enjoint au préfet des Hauts-de-Seine, ou au préfet territorialement compétent, de délivrer à Mme C..., en exécution du jugement n° 2301416 en date du 22 mars 2024, une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » dans le délai de trente jours à compter de la notification du présent jugement, sous peine d’une astreinte de 100 euros par jour de retard.

Article 2 : Il est enjoint à l’État de procéder, en exécution du jugement n° 2301416 en date du 22 mars 2024, au versement à Mme C... de la somme de 1 000 euros, majorée dans les conditions prévues à l’article 1231-7 du code civil et à l’article L. 313-3 du code monétaire et financier, dans le délai de trente jours à compter de la notification du présent jugement, sous peine d’une astreinte de 100 euros par jour de retard.

Article 3 : Le préfet des Hauts-de-Seine, ou le préfet territorialement compétent, communiquera au Tribunal la copie des actes justifiant des mesures prises pour assurer l’entière exécution du jugement n° 2301416 en date du 22 mars 2024.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme A... C... et au préfet des Hauts-de-Seine.

Délibéré après l’audience du 23 janvier 2026, à laquelle siégeaient :

M. Kelfani, président, M. Villette, conseiller, et M. Chichportiche-Fossier, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 février 2026.

Le rapporteur,


signé

K. Kelfani

L’assesseur le plus ancien dans l’ordre du tableau,

signé

G. VilletteLa greffière,

signé


L. Chouiteh

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine, ou au préfet territorialement compétent, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions