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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2524397

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2524397

mercredi 21 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2524397
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMIRZEIN RUDY

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par une ressortissante malgache demandant qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a convoqué l’intéressée à un rendez-vous, rendant sans objet la demande d’injonction. La juge des référés a donc constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions et a rejeté le surplus des demandes, notamment celle relative aux frais d’instance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 décembre 2025, Mme C..., représentée par Me Mirzein, demande à la juge des référés, statuant en application des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous afin qu’elle puisse déposer sa demande de titre de séjour dans un délai de trente jours à compter de la date de notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 30 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- la condition d’urgence est remplie dès lors que sa demande de renouvellement de son titre de séjour en qualité d’étudiante a été clôturée sans raison ni justification ; elle se retrouve dans une situation administrative précaire ; elle a été obligée de déposer une demande d’admission exceptionnelle au séjour en raison de la faute commise par la préfecture des Hauts-de-Seine qui a injustement classé sans suite sa demande de renouvellement ;
- la mesure sollicitée ne fait obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ;
- la mesure sollicitée est utile ;
- la mesure sollicitée ne se heurte à aucune contestation sérieuse.


Le 12 janvier 2026, le préfet des Hauts-de-Seine a produit la confirmation de rendez-vous de Mme A... le 11 février 2026 à 9h00 afin de déposer sa demande de titre de séjour.


Vu les autres pièces du dossier.


Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Chaufaux, première conseillère, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.


Considérant ce qui suit :


Mme A..., ressortissante malgache, née le 17 mai 2000, a déposé le
15 juillet 2025 une demande de titre de séjour via le site « démarches simplifiées ». Par la présente requête, Mme A... demande à la juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous en préfecture afin qu’elle puisse déposer sa demande de titre de séjour.

Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence, et sur simple requête qui sera recevable, même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles, sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. ».

Il résulte de l’instruction que postérieurement à l’enregistrement de la requête de Mme A..., le préfet des Hauts-de-Seine lui a adressé une convocation en vue de la recevoir le 11 février 2026 à 9 heures en préfecture pour qu’elle puisse déposer sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. Dans ces conditions, les conclusions à fin d’injonction de la requête sont devenues sans objet. Par suite, il n’y a plus lieu d’y statuer.

Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de Mme A... présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :

Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’injonction de Mme A....
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... et au ministre de l’Intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.

Fait à Cergy, le 21 janvier 2026.

La juge des référés,



signé

E. Chaufaux

La République mande et ordonne au ministre de l’Intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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