LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2524407

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2524407

lundi 26 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2524407
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationEtrangers urgents
Avocat requérantCABINET INTISSAR MOUSSA

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l’arrêté du 14 décembre 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait assigné à résidence M. D..., ressortissant marocain, pour une durée de quarante-cinq jours renouvelable. La décision est annulée en raison d’un vice d’incompétence, le signataire de l’acte ne bénéficiant pas d’une délégation de signature régulière. Le tribunal enjoint au préfet de mettre fin à cette assignation et condamne l’État à verser 800 euros au requérant au titre des frais d’instance. Cette solution repose sur les principes généraux de la compétence des autorités administratives.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 décembre 2025, M. C... D..., représenté par Me Moussa, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté en date du 14 décembre 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l’a assigné à résidence dans le département des Hauts-de-Seine pour une durée de quarante-cinq jours renouvelable deux fois ;

2°) d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de mettre fin à la décision d’assignation à résidence dont il fait l’objet ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 800 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- elle est entachée d’un vice d’incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation et est disproportionnée ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à la liberté d’aller et venir et au droit au respect de la vie privée et familiale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 31 décembre 2025, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par M. D... ne sont pas fondés.


Vu les autres pièces du dossier ;


Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a désigné Mme Chabrol, première conseillère, en qualité de juge du contentieux des mesures d’éloignement des étrangers.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de Mme Chabrol, magistrate désignée a été entendu au cours de l’audience publique du 8 janvier 2026 à 10 heures.

Les parties n’étaient ni présentes ni représentées.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.


Considérant ce qui suit :

M. D..., ressortissant marocain né le 12 mars 2001 a fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français le 7 juin 2024. Par un arrêté en date du 14 décembre 2025, le préfet des Hauts-de-Seine l’a assigné à résidence dans le département des Hauts-de-Seine pour une durée de quarante-cinq jours renouvelable deux fois. Par la présente requête, M. D... demande au tribunal d’annuler cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

Il ressort des pièces du dossier que la décision attaquée a été signée par M. A... F... pour le préfet des Hauts-de-Seine. Si le préfet des Hauts-de-Seine produit l’arrêté SGAD n° 2025-51 du 17 novembre 2025 portant délégation de signature à Madame B... E..., directrice des migrations et de l’intégration, le signataire de la décision attaquée n’y est aucunement mentionné. Dès lors, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. F... était régulièrement autorisé à la date de la décision attaquée à signer la décision du 14 décembre 2025. Par suite, M. D... est fondé à soutenir que la décision attaquée est entachée d’un vice d’incompétence. Pour ce seul motif, la décision attaquée doit être annulée sans qu’il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête.

Sur les conclusions à fin d’injonction :

Compte tenu du motif d’annulation retenu, le présent jugement implique nécessairement de mettre fin à la décision d’assignation à résidence dont M. D... fait l’objet.

Sur les frais d’instance :

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre la somme de 800 euros à la charge de l’Etat au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


D E C I D E :


Article 1er : La décision du 14 décembre 2025 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a assigné à résidence dans le département des Hauts-de-Seine M. D... est annulée.

Article 2 : Il est enjoint le préfet des Hauts-de-Seine de mettre fin à la décision d’assignation à résidence dont M. D... fait l’objet.

Article 3 : L’Etat versera à M. D... une somme de 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C... D... et au préfet des Hauts-de-Seine.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 janvier 2026

La magistrate désignée,

signé

C. CHABROLLe greffier,

signé

M. G...
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions