LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2600429

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2600429

lundi 26 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2600429
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantALESSANDRINI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par Mme B... sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative pour modifier une précédente ordonnance du 18 décembre 2025, demeurée inexécutée par le préfet des Hauts-de-Seine. Constatant que le préfet n'avait ni fixé de rendez-vous pour le renouvellement du titre de séjour ni débloqué le compte ANEF de la requérante, le juge a considéré cette inexécution comme un élément nouveau justifiant la modification de l'injonction. Il a enjoint au préfet d'agir sous un délai de quarante-huit heures, sous astreinte de 600 euros par jour de retard, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre des frais d'instance. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 521-4 du code de justice administrative.

Texte intégral

Le juge des référés,Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 9 janvier 2026, Mme A... B..., représentée par Me Alessandrini, demande au juge des référés, statuant par application des dispositions de l’article L. 521-4 du code de justice administrative :

1°) de modifier l’injonction prononcée à l’article 1 du dispositif de l’ordonnance n°2522131 du 18 décembre 2025 en enjoignant au préfet des Hauts-de-Seine de fixer à Mme B... un rendez-vous en vue d’enregistrer la demande de renouvellement de son titre de séjour et de lui délivrer le récépissé correspondant, sous réserve de la complétude du dossier, dans le délai de quarante-huit heures à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 600 euros par jour de retard, et, d’autre part, de débloquer sans délai le compte ANEF de la requérante à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 600 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que l’ordonnance n°2522131 du 18 décembre 2025 n’a toujours pas reçu d’exécution de la part du préfet, cette circonstance constitue un élément nouveau au sens de l’article L. 521-4 du code de justice administrative.

La requête a été communiquée au préfet des Hauts-de-Seine, qui n’a pas produit d’observations en défense.

Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- l’ordonnance n°2522131 du 18 décembre 2025.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Bourragué, premier conseiller, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.


Considérant ce qui suit :
Par une ordonnance n°2522131 du 18 décembre 2025, le juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de fixer à Mme B... un rendez-vous en vue d’enregistrer la demande de renouvellement de son titre de séjour et de lui délivrer le récépissé correspondant, sous réserve de la complétude du dossier, dans le délai de sept jours à compter de la notification de la présente ordonnance et, d’autre part, de débloquer sans délai le compte ANEF de la requérante. Par la présente requête, Mme B... demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, de modifier l’article 1 de l’ordonnance n°2522131 du 18 décembre 2025 en enjoignant au préfet des Hauts-de-Seine de fixer à Mme B... un rendez-vous en vue d’enregistrer la demande de renouvellement de son titre de séjour et de lui délivrer le récépissé correspondant, sous réserve de la complétude du dossier, dans le délai de quarante-huit heures à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 600 euros par jour de retard, et, d’autre part, de débloquer sans délai le compte ANEF de la requérante à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 600 euros par jour de retard.

Sur les conclusions tendant à l’application de l’article L. 521-4 du code de justice administrative :

Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ». Aux termes de l’article L. 521-4 du même code : « Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin. ».

Si l’exécution d’une ordonnance prise sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative peut être recherchée dans les conditions définies par l’article L. 911-4 dudit code, l’existence de cette voie de droit ne fait pas obstacle à ce qu’une personne intéressée demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521‑4 du code précité, de compléter ou de modifier la décision demeurée sans effet. L'inexécution d’une décision juridictionnelle présente le caractère d’un « élément nouveau » au sens des dispositions de ce dernier article.

Il est constant que le préfet des Hauts-de-Seine, qui n’a pas produit d’observations en défense, n’a pas fixé de rendez-vous à Mme B... en vue d’enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour, pas plus qu’il n’a débloqué son compte ANEF. En l’état de l’instruction, l’injonction prononcée par le juge des référés par son ordonnance n°2522131 rendue le 18 décembre 2025, qui a été régulièrement notifiée au préfet, ne peut être regardée comme ayant été exécutée. Cette inexécution constitue un élément nouveau au sens de l’article L. 521-4 du code de justice administrative.

Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de modifier l’article 1 de l’ordonnance susmentionnée et d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de fixer à Mme B... un rendez-vous en vue d’enregistrer la demande de renouvellement de son titre de séjour et de lui délivrer le récépissé correspondant, sous réserve de la complétude du dossier, dans le délai de quarante-huit heures à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 600 euros par jour de retard, et, d’autre part, de débloquer sans délai le compte ANEF de la requérante à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 600 euros par jour de retard.

Sur les frais liés à l’instance :

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de l’Etat, à ce titre, la somme de 1 500 euros à verser à Mme B....


O R D O N N E :


Article 1er : L’article 1 de l’ordonnance n°2522131 rendue le 18 décembre 2025 est modifié comme suit : « Il est enjoint au préfet des Hauts-de-Seine, d’une part, de fixer à Mme B... un rendez-vous en vue d’enregistrer la demande de renouvellement de son titre de séjour et de lui délivrer le récépissé correspondant, sous réserve de la complétude du dossier, dans le délai de quarante-huit heures à compter de la notification de la présente ordonnance, sous astreinte de 600 euros par jour de retard, et, d’autre part, de débloquer le compte ANEF de la requérante immédiatement à compter de la notification de la présente ordonnance, sous astreinte de 600 euros par jour de retard ».

Article 2 : L’Etat versera à Mme B... la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.

Fait à Cergy, le 26 janvier 2026.

Le juge des référés,

signé

S. Bourragué

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions