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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2601089

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2601089

mardi 10 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2601089
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantBEKEL

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension du refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour et d'une injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour. La requérante s'étant désistée de ses conclusions principales, le juge a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a néanmoins condamné l'État à verser à la requérante la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 septembre 2025, Mme A... B..., représentée par Me Bekel, demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a implicitement refusé de renouveler son titre de séjour ;

2°) d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions combinées de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- sa requête est recevable ;

- la condition d’urgence établie dès lors qu’en l’absence de document provisoire de séjour, elle est privée de stabilité juridique et administrative, et risque d’être radiée par l’assurance maladie et de voir son contrat de mutuelle interrompu, ce qui interromprait les remboursement dont elle bénéficie, alors pourtant qu’elle est âgée de 72 ans et que sa santé nécessite un suivi et une continuité.

- il existe des moyens de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
elle méconnaît les stipulations de l’article 7b de l’accord franco-algérien ;
elle est entachée d’une erreur manifeste dans l’appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.


Le préfet des Hauts-de-Seine, à qui la requête a été communiquée, n’a pas produit de mémoire en défense.

Par un mémoire enregistré le 4 février 2026, Mme B..., représentée par Me Bekel, doit être regardée comme information le tribunal qu’elle se désiste de sa requête.


Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête n° 2601218 enregistrée le 20 janvier 2026, par laquelle Mme B... demande l’annulation de la décision attaquée.

Vu :
- l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.


Le président du tribunal a désigné Mme Cordary, première conseillère, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience du 5 février 2026 à 14 heures.

Le rapport de Mme Cordary, juge des référés, a été entendu au cours de l’audience publique tenue en présence de Mme Soulier, greffière d’audience.

Les parties n’étaient ni présentes ni représentées.


La clôture d’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.


Considérant ce qui suit :

Mme B..., ressortissante algérienne née le 1er octobre 1953, a été munie en dernier lieu d’un certificat de résidence portant la mention « visiteur » valable jusqu’au 30 octobre 2025, dont elle a demandé le renouvellement le 25 août 2025 sur le site de l’administration numérique des étrangers en France (ANEF). Par la présente requête, Mme B... demande à la juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de la décision par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a implicitement refusé de faire droit à cette demande.

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de juridiction (...) peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; / (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / (…) ».

En premier lieu, par un mémoire enregistré le 4 février 2026, Mme B... doit être regardée comme informant le tribunal qu’elle entendait se désister de ses conclusions, à l’exception de celles présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Ce désistement partiel étant pur et simple, il convient d’en donner acte sur le fondement du 1° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

En second lieu, dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.




O R D O N N E :


Article 1 : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins de suspension et d’injonction présentées par Mme B....

Article 2 : L’Etat versera la somme de 1 500 euros à Mme B... au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.


Fait à Cergy, le 10 février 2026.

La juge des référés,


signé

C. Cordary
La République mande et ordonne au ministre d’Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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