Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2601212

vendredi 23 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2601212
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantLEMALEU TCHOUBOU RAISSA

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B... de ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte, après que le préfet du Val-d'Oise lui a délivré une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. En conséquence, la requête en excès de pouvoir est devenue sans objet sur ce point. L'Etat a été condamné à verser 1 500 euros à M. B... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 20 janvier 2026, M. A... B..., représenté par Me Lemaleu Tchoubou, demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :

d’enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction ou un récépissé de sa demande de renouvellement de son titre de séjour, dès la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
de mettre à la charge de l’Etat la somme 2 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 janvier 2026, le préfet du Val-d'Oise conclut au non-lieu à statuer sur la requête.

Il fait valoir qu’il a délivré à M. B... une attestation de prolongation d’instruction.

Par un mémoire enregistré le 22 janvier 2026, M. B..., représenté par Me Lemaleu Tchoubou, informe le tribunal qu’il se désiste de ses conclusions à fins d’injonction sous astreinte.


Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
le code de justice administrative.


Le président du tribunal a désigné Mme Moinecourt, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience du 22 janvier 2026 à 14 heures.

Ont été entendus au cours de l’audience publique, tenue en présence de Mme Bouayyadi, greffière d’audience :
- le rapport de Mme Moinecourt, juge des référés ;
- les observations de M. B..., présent, qui fait valoir que le préfet lui a demandé de déposer une nouvelle demande le 29 décembre 2025 alors qu’il avait déposé une demande le 21 octobre 2025, et qu’il n’a toujours pas statué sur sa demande de changement de statut, qu’il est de ce fait dans une situation de grande incertitude ;
- le préfet des Hauts-de-Seine n’étant ni présent, ni représenté.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience publique.

Considérant ce qui suit :

En premier lieu, par un mémoire enregistré le 22 janvier 2026, M. B... a informé le tribunal qu’il se désistait de ses conclusions aux fins d’injonction sous astreinte. Ce désistement partiel étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il lui en soit donné acte.

En second lieu, dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


ORDONNE :


Il est donné acte du désistement des conclusions aux d’injonction sous astreinte présentées par M. B....
L’Etat versera à M. B... une somme de 1 500 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.





La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au ministre de
Copie en sera adressée au préfet du Val-d'Oise.


Fait à Cergy, le 23 janvier 2026.

La juge des référés


signé


L. Moinecourt

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.