LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2601734

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2601734

lundi 9 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2601734
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCUNIN MICHAËL

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a liquidé une astreinte provisoire prononcée contre la commune de Deuil-La-Barre pour non-exécution d'une injonction d'enlever des plots en béton. Le juge a constaté l'inexécution tardive et partielle de l'injonction, mais a modéré le montant de l'astreinte à 1 000 euros, en tenant compte des mesures de sécurité mises en place par la commune. La décision s'appuie sur les articles L. 911-6, L. 911-7 et L. 911-8 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 janvier 2026, Mme D... E..., M. F... G..., M. C... G..., Mme H... E... et Mme B... A..., représentés par Me Cunin, demandent au juge des référés, statuant en application des dispositions de l’article L. 911-7 du code de justice administrative :

1°) de liquider l’astreinte prononcée par l’ordonnance rendue par le juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise le 27 novembre 2025 à un montant total de 18 20 euros ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Deuil-La-Barre la somme de 3 000 euros à verser à chacun des requérants au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que si par une ordonnance du 27 novembre 2025, le juge des référés du tribunal administratif a enjoint à la commune de Deuil-la-Barre de procéder à l’enlèvement des plots en béton installés devant la parcelle AB n°126 et aux extrémités de la rue Bourgeois sous astreinte de 700 euros par jour de retard, la commune n’a cependant pas déféré à cette injonction et a, par ailleurs, publiquement affirmé, dans un communiqué municipal, qu’elle n’exécuterait pas cette décision de justice.

Par un mémoire, enregistré le 21 décembre 2025, la commune de
Deuil-La-Barre, représentée par Me Margaroli, conclut :

1°) à la suppression de l’astreinte provisoire prononcée par le juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise ;

2°) à modérer le montant de l’astreinte ou, en tout état de cause, à de plus justes proportions et d’affecter, le cas échéant, l’entièreté de l’astreinte liquidée au budget de l’État ;

3°) de mettre à la charge des requérants la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l’astreinte prononcée par le juge des référés le 27 novembre 2025 ne revêt qu’un caractère provisoire ;
- sa prudence à retirer les plots et barrières a été motivée par les nombreux signalements relatifs à la mise en danger directe des usagers qui ont été communiqués à la maire de Deuil-La-Barre ;
- elle s’est partiellement exécutée le 19 décembre 2025 en mettant en place un nouveau dispositif permettant aux piétons, vélos et véhicules de circuler et d’accéder sans difficulté à la parcelle des requérants, tout en garantissant au maximum la sécurité de ces derniers ;
- le montant d’astreinte dont il est demandé la liquidation est disproportionné.

Vu :
- l’ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise n°2521145 du 18 novembre 2025 ;
- l’ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise n° 2522107 du 27 novembre 2025 ;
- l’ordonnance du juge des référés du Conseil d’Etat n° 510125 du 5 décembre 2025 ;
- l’ordonnance du juge des référés du Conseil d’Etat n° 510589 du 22 décembre 2025 ;
- l’ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise n° 2523062 du 22 décembre 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Belhadj, premier conseiller, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience du 28 janvier 2026 à 11 heures.

Ont été entendus au cours de l’audience publique, tenue en présence de
Mme El Moctar, greffière d’audience :
- le rapport de M. Belhadj, juge des référés ;
- les observations de Me Cunin, représentant Mme D... E...,
Mme H... E..., M. F... G..., M. C... G... et Mme B... A..., qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens ;
- les observations de Me Zerbib, substituant Me Margaroli représentant la commune de Deuil-La-Barre, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens.


La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.








Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 911-6 du code de justice administrative : « L'astreinte est provisoire ou définitive. Elle doit être considérée comme provisoire à moins que la juridiction n'ait précisé son caractère définitif. Elle est indépendante des dommages et intérêts ». Aux termes de l’article L. 911-7 du même code : « En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l'astreinte qu'elle avait prononcée. / Sauf s'il est établi que l'inexécution de la décision provient d'un cas fortuit ou de force majeure, la juridiction ne peut modifier le taux de l'astreinte définitive lors de sa liquidation. / Elle peut modérer ou supprimer l'astreinte provisoire, même en cas d'inexécution constatée ». Enfin, l’article L. 911-8 du même code dispose que « La juridiction peut décider qu'une part de l'astreinte ne sera pas versée au requérant. Cette part est affectée au budget de l'Etat. »

2. Il appartient au juge des référés, qui, par une ordonnance prise sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a assorti d’une l’astreinte l’injonction faite à l’une des parties, de procéder à cette liquidation soit d’office, soit à la demande d’une autre partie s’il constate que les mesures qu’il avait prescrites n’ont pas été exécutées ou ne l’ont été que tardivement. Il peut modérer ou supprimer l’astreinte, même en cas d'inexécution constatée, compte tenu notamment des diligences accomplies par l'administration en vue de procéder à l'exécution de la chose jugée.

3. Il est constant qu’en dépit de trois décisions rendues par les juges des référés du tribunal administratif et du Conseil d’Etat, à la date du 22 décembre 2025, la commune de Deuil-la-Barre n’avait pas retiré des plots en béton installés devant la parcelle AB n°126 et aux extrémités de la rue Bourgeois. L’astreinte de 700 euros dont était assortie l’injonction prononcée par l’ordonnance n° 2522107 du juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a couru entre le 27 novembre 2025 et le 22 décembre 2025, soit un total de 26 jours. Il y a lieu, en application des dispositions précitées de l’article L. 911-7 du code de justice administrative, de ne pas modérer l’astreinte et de la liquider à la somme de 18 200 euros. Par suite, il y a lieu de condamner la commune de Deuil-la-Barre à verser cette somme à Mme D... E..., à M. F... G..., à M. C... G..., à Mme H... E... et à Mme B... A....

4. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Deuil-la-Barre la somme de 3 000 euros qui sera versée à Mme D... E..., Mme H... E..., M. F... G..., M. C... G... et Mme B... A... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Par ailleurs, il n’y pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la commune de Deuil-la-Barre au titre de ces mêmes dispositions.











O R D O N N E :
Article 1er : La commune de Deuil-la-Barre est condamnée à verser la somme de 18 200 euros à Mme D... E..., à Mme H... E..., à M. F... G..., à M. C... G... et à Mme B... A... au titre de la liquidation de l’astreinte dont était assortie l’injonction prononcée par l’ordonnance n° 2522107 du 27 novembre 2025.
Article 2 : La commune de Deuil-la-Barre versera à Mme D... E..., Mme H... E..., à M. F... G..., à M. C... G... et à Mme B... A... la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Les conclusions de la commune de Deuil-La-Barre au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D... E..., à Mme H... E..., à M. F... G..., à M. C... G..., à Mme B... A... et à la commune de Deuil-la-Barre.

Copie en sera adressée au préfet du Val-d’Oise et au ministère public près la Cour des comptes.

Fait à Cergy, le 9 février 2026.

Le juge des référés,


Signé
J. Belhadj

La République mande et ordonne au préfet du Val-d’Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.




Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions