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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2602027

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2602027

lundi 16 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2602027
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSANGUE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à contraindre le préfet des Hauts-de-Seine à convoquer une ressortissante algérienne pour le dépôt de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. La juridiction constate que le préfet a délivré une convocation pour le 24 mars 2026 après l'introduction de la requête, rendant ainsi la demande d'injonction sans objet. En conséquence, le juge des référés déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la mesure sollicitée et rejette la demande de prise en charge des frais d'instance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 janvier 2026, Mme B... A..., représentée par Me Sangue, demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine, dans un délai de huit jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, de la convoquer en préfecture pour qu’elle puisse déposer son dossier d’admission exceptionnelle au séjour et être munie du récépissé correspondant, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 300 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition d’urgence est remplie dès lors qu’elle a vainement déposé sa demande il y bientôt 18 mois, ce qui constitue un délai anormalement long la maintenant dans une situation de grande précarité malgré plusieurs relances ;
- la mesure sollicitée, qui révèle un dysfonctionnement du service public, est utile ;
- la mesure sollicitée, qui ne se heurte à aucune contestation sérieuse, ne fait nullement obstacle à l’exécution d’une décision administrative.

Le 29 janvier 2026, le préfet des Hauts-de-Seine a informé le tribunal qu’il avait adressé à Mme A... un rendez-vous en préfecture pour qu’elle puisse déposer sa demande d’admission exceptionnelle au séjour le 24 mars 2026 à 9 heures.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.



Le président du tribunal a désigné Mme Oriol, vice-présidente, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.


Considérant ce qui suit :

Mme A..., ressortissante algérienne née le 27 octobre 1980, a déposé sur le site « démarche numérique » de la préfecture des Hauts-de-Seine, le 13 août 2024, une demande d’admission exceptionnelle au séjour. Par la présente requête, elle demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine, dans un délai de huit jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, de la convoquer en préfecture pour qu’elle puisse déposer son dossier d’admission exceptionnelle au séjour et être munie du récépissé correspondant, sous astreinte de 150 euros par jour de retard.

Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. ».

Il résulte de l’instruction que postérieurement à l’enregistrement de la requête de Mme A..., le préfet des Hauts-de-Seine lui a adressé une convocation pour le 24 mars 2026 à 9 heures en vue d’enregistrer sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. Dans ces conditions, Mme A... a obtenu satisfaction en cours d’instance. Ses conclusions à fin d’injonction sous astreinte sont donc devenues sans objet. Par suite, il n’y a plus lieu d’y statuer.

Sur les frais liés à l’instance :

Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de Mme A... présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas de statuer sur les conclusions à fin d’injonction sous astreinte de Mme A....

Article 2 : Les conclusions de la requête de Mme A... sont rejetées pour le surplus.










Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.


Fait à Cergy, le 16 février 2026.

La juge des référés,

Signé

C. Oriol
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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