Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2602089

vendredi 13 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2602089
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantROSIN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par un requérant demandant initialement une injonction au préfet et le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Le requérant s'étant désisté de ces demandes principales, le juge a donné acte de ce désistement. La juridiction a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sans que les motifs de cette condamnation aux dépens ne soient détaillés dans le dispositif.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 29 janvier 2026, M. B... A..., représenté par Me Rosin, demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-4 du code de justice administrative :

de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire ;
de modifier l’article 3 du dispositif de l’ordonnance n°2524339 du 14 janvier 2026, par laquelle la juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler, valable jusqu’à ce qu’il soit statué sur la requête au fond ou jusqu’à l’adoption d’une nouvelle décision sur son droit au séjour, dans un délai de dix jours à compter de la notification de cette ordonnance. ;
d’enjoindre en conséquence au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de 24 heures à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
de mettre à la charge de l’Etat une somme de 2 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le préfet des Hauts-de-Seine a produit des pièces complémentaires, enregistrées le 10 février 2026.

Par un mémoire enregistré le 10 février 2026, M. A..., représenté par Me Rosin, déclare qu’il se désiste des conclusions de sa requête, sauf celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu :

les autres pièces du dossier ;
l’ordonnance n°2524339 du 14 janvier 2026 de la juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise.

Vu :
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
le code de justice administrative.


Le président du tribunal a désigné Mme Moinecourt, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience du 12 février 2026 à 14 heures.

Le rapport de Mme Moinecourt, juge des référés, a été entendu au cours de l’audience publique, tenue en présence de Mme Dancoine, greffière d’audience.

Les parties n’étaient ni présentes, ni représentées.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience publique.


Considérant ce qui suit :


En premier lieu, par un mémoire enregistré le 10 février 2026, M. A... déclare se désister de ses conclusions à fin d’injonction et de celles tendant à son admission au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire. Ce désistement partiel étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

En second lieu, dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre 1 000 euros à la charge de l’Etat sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


ORDONNE :

Il est donné acte du désistement des conclusions à fin d’admission au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire et d’injonction de la requête de M. A....
L’Etat versera à M. A... une somme de 1 000 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.


Fait à Cergy, le 13 février 2026.

La juge des référés


signé


L. Moinecourt

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.