LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2602496

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2602496

mardi 7 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2602496
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, rejette la requête d'un agent demandant la suspension de plusieurs arrêtés le plaçant en congé de maladie ordinaire. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés par le requérant, jugés particulièrement confus, n'est propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées. La demande est donc rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête, enregistrée le 4 février 2026, M. A... B... demande au juge des référés, statuant par application des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d’ordonner la suspension de l’arrêté relatif au placement en congé de maladie ordinaire du 3 septembre 2024 au 30 novembre 2024 ;

2°) d’ordonner la suspension de l’arrêté relatif au placement en congé de maladie, ordinaire avec du 1er décembre 2024 au 1er juin 2025 ;

3°) d’ordonner la suspension de l’arrêté relatif au placement en congé de maladie ordinaire du 2 juin 2025 au 30 novembre 2025 ;

4°) d’ordonner la suspension du remboursement de la dette engendrée par ces arrêtés jusqu’au jugement au fond ;

5°) de condamner l’agence régionale de santé d’Ile-de-France à lui verser la somme de 1 000 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi qu’aux entiers dépens.

Il soutient :

- les pièces produites dans l’instance n° 2520170 n’ont pas été prises en compte ;


- la condition d’urgence est satisfaite ; il est marié, père d’un enfant de 11 ans et que son épouse est sans emploi ; il est le seul à subvenir financièrement aux dépenses de son foyer ; son salaire de 1 090,95 euros ne lui permet pas de s’acquitter de son loyer de 1 323,46 euros.

- Il existe plusieurs moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité des décisions contestées :
- les arrêtés contestés ont été signées par une autorité incompétente ;
- ils sont entachés d’une insuffisance de motivation et d’une inintelligibilité quant à la base de calcul ;
- elle méconnaissent l’article L. 221-8 du code des relations entre le public et l’administration ;
- elles sont entachées d’une erreur de droit ;
- elle méconnaissent le principe de sécurité juridique ;
- l’avis rendu par le conseil médical ne lie pas l'administration ;
- l’administration n’établit pas le lien entre les arrêtés contestées et la décision n° 2025-64 du 06 octobre 2025 ;
- il n’a pas été convoqué pour assister à la séance du 25 juin 2025 ;
- son dossier n’a pas été transmis au comité médical ;
- le comité médical ne disposait pas de toutes les informations avant de rendre son avis ;
- l’avis du conseil médical n’est pas motivé.


Vu :
- la requête n° 2520174 ;
- l’ordonnance n°2520170 du 15 décembre 2025 du juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise.
- l’ordonnance n° 2518829 du 4 novembre 2025 de la juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise ;
- l’ordonnance n° 2503143 du 6 mars 2025 de la juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise ;
- les autres pièces du dossier.


Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code de justice administrative.


Le président du tribunal a désigné M. Belhadj, premier conseiller, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.










Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ». Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ».


2. D’une part, si M. B... soutient que des pièces n’auraient pas « été prises en compte » dans l’ordonnance n° 2520170, il lui appartenait de former, en temps utile, un recours en cassation devant le Conseil d’Etat dans les conditions prévues par les dispositions de l’article L.523-1 du code de justice administrative.

3. D’autre part, en l’état de l’instruction, aucun des moyens soulevés par M. B... tels qu’exposés dans les écritures, au demeurant présentés en des termes particulièrement confus et récapitulés ci-dessus dans les visas de la présente ordonnance, n’est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité des décisions dont la suspension est demandée.

4. Par suite, l’une des conditions exigées par les dispositions précitées de l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’étant pas satisfaite, les conclusions présentées par M. B... sur le fondement de ces dispositions doivent être rejetées, sans qu’il soit besoin d’examiner la condition tenant à l’urgence. Par voie de conséquence, doivent également être rejetées les conclusions à fin d’injonction et celles présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.








O R D O N N E :



Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.





Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....


Copie en sera adressée, pour information, au directeur général de l’agence régionale de santé d’Ile-de-France.


Fait à Cergy, le 7 avril 2026.

Le juge des référés,

signé

J. Belhadj

La République mande et ordonne à la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie
et des personnes handicapées en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées,
de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions