LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2603460

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2603460

lundi 16 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2603460
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, rejette la demande de Mme C... visant à suspendre le retrait de l'autorisation d'instruction en famille de son fils. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, l'enfant pouvant être scolarisé, et qu'aucun moyen ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Cette dernière est justifiée par l'opposition du père, titulaire de l'autorité parentale, à ce mode d'instruction, plaçant l'administration en situation de compétence liée pour la refuser, conformément à l'article L. 131-5 du code de l'éducation.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 17 et 25 février 2026, Mme B... C..., demande à la juge des référés, dans le dernier état de ses écritures :

d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de la décision du 20 février 2026 par laquelle le directeur académique des services de l’éducation nationale des Hauts-de-Seine a retiré l’autorisation d’instruction en famille qui lui avait été accordée le 22 décembre 2025 ;
d’enjoindre au directeur académique des services de l’éducation nationale des Hauts-de-Seine de rétablir cette autorisation et de délivrer un certificat attestant de la radiation de son fils mineur A... des effectifs de son école, dès la notification de l’ordonnance à intervenir.
Elle soutient que :
la condition d’urgence est remplie dès lors qu’en raison de son impossibilité de faire procéder à sa radiation de son fils des effectifs de son école, celui-ci est exposé au risque d’une aggravation de sa phobie scolaire sévère dans l’hypothèse où il serait contraint de s’y rendre, tandis qu’elle risque un signalement pour absentéisme et des poursuites pénales dans le cas contraire ; qu’en outre, elle est dans l’impossibilité de procéder à son inscription à un dispositif d’instruction à distance ou en famille;
il existe plusieurs moyens de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
elle est entachée d’un vice d’incompétence et d’un vice de forme dès lors qu’elle n’est pas signée;
elle n’est pas motivée ;
elle entre en contradiction avec la décision du 22 décembre 2025 démontrant les manquements de l’école et prise sur la base de constatations médicales, A... souffrant de phobie scolaire ;
elle est entachée d’un vice de procédure ;
elle est contraire au principe de sécurité juridique ;
elle est entachée d’une erreur manifeste d'appréciation ;
elle méconnaît l’intérêt supérieur de l’enfant A....

Par un mémoire en défense, enregistré le 11 mars 2026, le recteur de l’académie de Versailles conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :
- la condition d’urgence n’est pas remplie dès lors que A... peut recevoir un enseignement dans son établissement scolaire;
- aucun des moyens invoqués n’est propre à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée, dès lors notamment qu’elle était en situation de compétence liée pour rejeter la demande d’instruction en famille de A..., son père, détenteur de l’autorité parentale, ayant exprimé son opposition à ce mode d’instruction pour son fils.

Le directeur académique des services de l’éducation nationale des Hauts-de-Seine, à qui la requête a été communiquée, n’a pas produit d’observation.



Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête n° 2603389, enregistrée le 16 février 2026, par laquelle Mme C... demande l’annulation de la décision attaquée.

Vu le code de justice administrative.


Le président du tribunal a désigné Mme Moinecourt, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience du 12 mars 2026 à 14 heures 30.

Ont été entendus au cours de l’audience publique, tenue en présence de Mme Astier, greffière d’audience :
- le rapport de Mme Moinecourt, juge des référés ;
- les observations de Mme C..., présente, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et fait valoir qu’elle n’a pas eu connaissance de l’opposition du père de A... à l’instruction en famille avant la présente audience, que la phobie scolaire de son fils persiste et qu’il progresse mieux en étant instruit à domicile, alors qu’il est en situation de blocage administratif à l’école ; que plusieurs décisions administratives se sont succédées ce qui a été déstabilisant ;
- les observations de M. D..., représentant le recteur de l'Académie de Versailles, qu’il fait valoir que l’administration se trouve en situation de compétence liée par l’opposition exprimée par le père de A..., titulaire de l’autorité parentale, à l’instruction à domicile de son fils.


La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience publique.

Considérant ce qui suit :

Par une décision du 22 décembre 2025, le directeur académique des services de l’éducation nationale des Hauts-de-Seine a autorisé l’instruction dans la famille de A... E..., enfant mineur de Mme C.... Par une décision du 20 février 2026, il a retiré cette autorisation. Par la présente requête, Mme C... demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de la décision du 20 février 2026 portant retrait de l’autorisation de l’instruction en famille de son fils.

Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ».

D’une part, aux termes de l’article L. 131-5 du code de l’éducation : « Les personnes responsables d’un enfant soumis à l’obligation scolaire définie à l’article L. 131-1 doivent le faire inscrire dans un établissement d’enseignement public ou privé ou bien, à condition d’y avoir été autorisées par l’autorité de l’Etat compétente en matière d’éducation, lui donner l’instruction en famille. (…) / L’autorisation mentionnée au premier alinéa est accordée pour les motifs suivants, sans que puissent être invoquées d’autres raisons que l’intérêt supérieur de l’enfant : / (…) 1° L'état de santé de l'enfant ou son handicap ; (…) ».

D’autre part, aux termes de l’article 372 du code civil : « Les père et mère exercent en commun l’autorité parentale. » et aux termes de l’article 372-2 du même code : « A l’égard des tiers de bonne foi, chacun des parents est réputé agir avec l’accord de l’autre, quand il fait seul un acte usuel de l’autorité parentale relativement à la personne de l’enfant ».

Enfin, aux termes de l’article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration : « L'administration ne peut abroger ou retirer une décision créatrice de droits de sa propre initiative ou sur la demande d'un tiers que si elle est illégale et si l'abrogation ou le retrait intervient dans le délai de quatre mois suivant la prise de cette décision ».

Il résulte de l’instruction que, postérieurement à l’édiction de la décision du 22 décembre 2025, le père de A... E..., dont il est constant qu’il est titulaire de l’autorité parentale sur son fils, a informé les services de l’académie de Versailles qu’il s’opposait formellement à l’instruction à domicile de son fils. Dès lors, l’administration ne pouvait autoriser ce mode d’instruction sans méconnaître les dispositions de l’article 372 du code civil et, par suite, aucun des moyens invoqués par Mme C... à l’appui de sa demande de suspension ne paraît, en l’état de l’instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

Il résulte de ce qui précède, sans qu’il soit besoin d’examiner la condition tenant à l’urgence, que la requête de Mme C... doit être rejetée en toutes ses conclusions.





O R D O N N E :

La requête de Mme C... est rejetée.
La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... C... et au ministre de l’éducation nationale.
Copie en sera adressée au recteur de l'Académie de Versailles et au directeur académique des services de l’éducation nationale des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 16 mars 2026.

La juge des référés

signé

L. Moinecourt


La République mande et ordonne à la ministre de l’éducation nationale en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions