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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2603810

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2603810

mercredi 25 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2603810
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantMARTIN-PIGEON

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à contraindre le préfet à convoquer la requérante pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. La juridiction a donné acte du désistement partiel de la requérante, intervenue après qu'elle a obtenu un récépissé, et a statué sur les seules conclusions relatives aux frais irrépétibles. Sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné l'État à verser à la requérante la somme de 800 euros.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 février 2026, Mme A... B..., représentée par Me Martin-Pigeon, demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre au préfet du Val-d’Oise de la convoquer en préfecture afin qu’elle puisse déposer sa demande de titre de séjour dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition d’urgence est remplie, dès lors qu’en l’absence de justificatif de la régularité de son séjour, elle est exposée à un risque d’éloignement du territoire français ;
- la mesure sollicitée est utile ;
- la mesure sollicitée, qui ne se heurte à aucune contestation sérieuse, ne fait nullement obstacle à l’exécution d’une décision administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 13 mars 2026, le préfet du Val-d’Oise conclut au non-lieu à statuer.

Il fait valoir que, postérieurement à l’introduction de la requête, la requérante a été convoquée en préfecture le 12 mars 2026 et s’est vue remettre un récépissé de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour valable du 12 mars 2026 au 11 septembre 2026.

Par un mémoire enregistré le 12 mars 2026, Mme B..., représentée par Me Martin-Pigeon, doit être regardée comme informant le tribunal qu’elle se désiste de sa requête à l’exception des conclusions présentées au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.



Le président du tribunal a désigné Mme Cordary, première conseillère, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de juridiction (...) peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; / (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / (…) ».

2. En premier lieu, par un mémoire enregistré le 12 mars 2026, Mme B... doit être regardée comme ayant informé le tribunal qu’elle entendait se désister de ses conclusions, à l’exception de celles présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Ce désistement partiel étant pur et simple, il convient d’en donner acte sur le fondement du 1° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

3. En second lieu, dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat la somme de 800 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions de Mme B... à fin d’injonction sous astreinte.

Article 2 : L’Etat versera à Mme B... la somme de 800 euros au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.











Article 3: La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet du Val-d’Oise.


Fait à Cergy, le 25 mars 2026.


La juge des référés,

signé

C. Cordary
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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