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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2605197

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2605197

mardi 7 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2605197
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCAZIN MARCEAU AVOCATS ASSOCIES

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du retrait d'agrément d'une assistante familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, considérant que la préservation de l'intérêt supérieur des enfants confiés justifiait l'exécution immédiate de la décision. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives à l'agrément et sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I - Par une requête n°2605197 enregistrée le 10 mars 2026, Mme A... D... épouse C..., représentée par Me Cacciapaglia, demande au juge des référés statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l’exécution de la décision du 9 janvier 2026 par laquelle le département du Val-d’Oise a procédé au retrait de son agrément en qualité d’assistante familiale ;

2°) d’enjoindre au département du Val-d’Oise de procéder au rétablissement de cet agrément dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge du département du Val-d’Oise la somme de 1 500 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
la condition d’urgence est remplie dès lors qu’en raison de la décision attaquée, elle se trouve privée de la possibilité d’exercer son activité professionnelle, ce qui caractérise un trouble dans ses conditions d’existence ; que son foyer se trouve en conséquence privé d’une rémunération mensuelle de 1 700 euros et que les charges de son ménage s’élèvent à 2 260,45 euros par mois ; qu’en outre, aucun intérêt public ne s’oppose à la suspension de la décision en litige dès lors notamment qu’elle peut se voir restituer son agrément sans se voir confier d’enfant ;
plusieurs moyens apparaissent propres à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
elle est entachée d’un vice de forme et d’un vice d’incompétence, dès lors qu’elle n’est pas signée ;
elle est insuffisamment motivée en droit et en fait dès lors notamment que les faits qui lui sont reprochés ne sont pas précisés;
elle est entachée d’un vice de procédure dès lors que le département du Val-d’Oise ne justifie pas de la désignation du président de la commission consultative paritaire départementale (CCPD), en méconnaissance des dispositions de l’article R. 421-28 du code de l’action sociale et des familles ;
elle est entachée d’un vice de procédure dès lors que le département du Val-d’Oise ne justifie pas de ce que le quorum requis par les dispositions de l’article R. 421-27 du code de l’action sociale et des familles était atteint lors de la réunion de la CCPD du 18 décembre 2025 ;
elle a été prise en méconnaissance du principe du contradictoire et des droits de la défense dès lors que le département a refusé de lui communiquer son entier dossier administratif , n’a pas organisé d’enquête administrative contradictoire loyale et n’a pas transmis suffisamment d’éléments relatifs aux éléments qui lui sont reprochés à la CCPD et à elle-même ;
elle est entachée d’un vice de procédure dès lors que le département du Val-d’Oise ne justifie pas de ce que les représentants élus des assistants maternels et des assistants familiaux à la CCPD ont été informés de sa situation conformément aux dispositions de l’article R. 421-23 du code de l’action sociale et des familles et régulièrement convoqués ;
elle est entachée d’une erreur d’appréciation au regard des dispositions des articles L. 421-3 et L. 421-6 du code de l’action sociale et des familles dès lors que les reproches qui lui sont faits ne suffisent pas à justifier le retrait de son agrément compte-tenu de ses qualités professionnelles dès lors que :
le département n’établit pas l’existence de manquements à ses obligations en matière de communication et de dialogue avec ses services, les éléments produits ne permettant pas de mettre en évidence des contradictions entre ses déclarations et les éléments recueillis par le département, ni l’existence d’informations recueillies auprès des enfants, alors que ses qualités professionnelles et notamment d’écoute ont été reconnues par le passé ;
si le département allègue qu’elle ne présente pas les aptitudes nécessaires à une collaboration effective avec les services, plusieurs éléments de son dossier administratif démontre qu’elle entretient un lien de qualité avec ceux-ci ;
elle n’a pas connaissance des faits qui lui sont reprochés, alors que son parcours professionnel est exempt de reproches et qu’elle a toujours accompli ses fonctions en respectant le bien-être, l’épanouissement, la santé et la sécurité des enfants accueillis à son domicile, que ce sont les défaillances du département qui lui ont causé des difficultés ;
les incidents qui lui sont reprochés, qui n’ont pas fait l’objet d’une enquête administrative, et ne sont pas objectivés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 mars 2026, le département du Val-d’Oise, représenté par Me Cazin, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de Mme D... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
la condition d’urgence n’est pas remplie, dès lors que le retrait de l’agrément de Mme D... était nécessaire à la préservation de l’intérêt supérieur des enfants qui lui sont confiés, dont la santé, la sécurité et l’épanouissement ne sont plus garantis au domicile de la requérante ;
aucun moyen n’est propre à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée dès lors notamment.

II- Par une requête n°2605200, enregistrée le 10 mars 2026, Mme A... D..., épouse C..., représentée par Me Cacciapaglia, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision du 20 janvier 2026 par laquelle la Ville de Paris a prononcé son licenciement ;

2°) d’enjoindre à la Ville de Paris de procéder à sa réintégration dans les effectifs et de reconstituer sa carrière, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de la Ville de Paris la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les dépens.

Elle soutient que :

- la condition d’urgence est remplie pour les motifs exposés dans la requête n° 2605197, précédemment analysés ;
- il existe des moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
elle est entachée d’un vice d’incompétence ;
elle est entachée d’un défaut de motivation ;
elle est entachée d’un vice de procédure, dès lors qu’elle n’a pas été convoquée à un entretien préalable à son licenciement, en méconnaissance des dispositions de l’article L. 423-10 du code de l’action sociale et des familles, du principe du contradictoire et des droits de la défense prévus par l’article 6, paragraphe 1 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales;
elle méconnaît de l’article L. 423-11 du code de l’action sociale et des familles dès lors qu’ elle n’a bénéficié d’aucun préavis ni indemnité compensatrice ;
elle est illégale par exception d’illégalité de la décision de retrait de son agrément du 11 décembre 2025, pour les motifs exposés dans la requête n° 2605197, précédemment analysés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 mars 2026, la Ville de Paris conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
la condition d’urgence n’est pas remplie, dès lors que Mme D... n’établit pas l’impossibilité pour son foyer de faire face à ses charges et qu’un intérêt public ;
elle était en situation de compétence liée pour prendre la décision attaquée, par suite, les moyens soulevés par Mme D... sont inopérants et, en tout état de cause, infondés.

Vu :
la requête n° 2605198, enregistrée le 10 mars 2026 par laquelle Mme D... demande l’annulation de la décision par laquelle le département du Val-d’Oise lui a retiré son agrément en qualité d’assistante familiale;
la requête n° 2605199, enregistrée le 10 mars 2026 par laquelle Mme D... demande l’annulation de la décision par laquelle la Ville de Paris l’a licenciée ;
les autres pièces des dossiers.

Vu :
- le code de l’action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Moinecourt, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience du 26 mars 2026 à 14 heures 30.

Ont été entendus au cours de l’audience publique, tenue en présence de Mme Soulier, greffière d’audience :
le rapport de Mme Moinecourt, juge des référés ;
les observations de Me Lienard-Leandri, substituant Me Cacciapaglia, représentant Mme D..., qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens qu’elle précise, et fait valoir en outre que son dossier lui a été communiqué huit jours seulement avant la réunion de la CCPD et que le principe du contradictoire a dès lors été méconnu, insiste sur sa communication constante maintenue par Mme D... avec les services du département et la Ville de Paris, de sorte qu’aucune carence ne peut lui être reprochée sur ce plan et qu’à une occasion seulement elle a pu adopter un ton inadapté dans une situation inacceptable dès lors qu’elle avait alors été amenée à avancer une somme de 600 euros pour l’habillement des enfants à la rentrée scolaire ;
les observations de Me Benmerad, substituant Me Cazin, représentant le département du Val-d’Oise, qui fait valoir que le retrait de l’agrément de Mme D... a été pris dans l’intérêt des enfants et ne présente pas le caractère d’une sanction ; que si la communication de son dossier à Mme D... n’a pas été faite dans les délais, cela ne l’a privée d’aucune garantie ; que la décision n’est pas fondée sur les soupçons de maltraitance à son égard mais principalement sur les difficultés rencontrées en matière de positionnement professionnel et de collaboration avec les services ;
les observations de M. B..., représentant la Ville de Paris, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens qu’il précise.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience publique.

Considérant ce qui suit :

Mme D... a été agréée par le département du Val-d’Oise en qualité d’assistante familiale le 3 décembre 2021. Elle a été recrutée en dernier lieu par la Ville de Paris en cette qualité, par un contrat à durée indéterminée en date du 23 mai 2023, et affectée au service d’accueil familial parisien (SAFP) d’Enghien-les-Bains. Par une décision en date du 9 janvier 2026, la présidente du conseil départemental du Val-d’Oise a prononcé le retrait de son agrément. Par une décision du 26 juin 2025, le SAFP a procédé au retrait des deux enfants qu’elle accueillait. Par une décision du 20 janvier 2026, la Ville de Paris a prononcé son licenciement. Par sa requête n°2605197, Mme D... demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision du département du Val-d’Oise portant retrait de son agrément. Par sa requête n°2605200, Mme D... demande à la juge des référés, sur le même fondement, d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision par laquelle la Ville de Paris l’a licenciée.

Les requêtes n° 2605197 et n° 2605200 présentent à juger la situation de Mme D... au titre de ses fonctions d’assistante familiale et ont fait l’objet d’une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule ordonnance.

Sur les conclusions aux fins de suspension des décisions en litige, d’injonction et d’astreinte :
Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (…) ».

En ce qui concerne le retrait d’agrément :
D’une part, si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie.
D’autre part, aux termes de l’article L. 421-2 du code de l’action sociale et des familles : « L’assistant familial est la personne qui, moyennant rémunération, accueille habituellement et de façon permanente des mineurs et des jeunes majeurs de moins de vingt et un ans à son domicile. Son activité s’insère dans un dispositif de protection de l’enfance, un dispositif médico-social ou un service d’accueil familial thérapeutique. Il exerce sa profession comme salarié de personnes morales de droit public ou de personnes morales de droit privé dans les conditions prévues par les dispositions du présent titre ainsi que par celles du chapitre III du présent livre, après avoir été agréé à cet effet. / L’assistant familial constitue, avec l’ensemble des personnes résidant à son domicile, une famille d’accueil ». Aux termes de l’article L. 421-3 du même code : « L'agrément nécessaire pour exercer la profession d'assistant (…) familial est délivré par le président du conseil départemental du département où le demandeur réside. (…) / L'agrément est accordé (…) si les conditions d'accueil garantissent la sécurité, la santé et l'épanouissement des mineurs et majeurs de moins de vingt et un ans accueillis, en tenant compte des aptitudes éducatives de la personne. (…) ». Aux termes de l’article L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles : « (…) / Si les conditions de l'agrément cessent d'être remplies, le président du conseil départemental peut, après avis d'une commission consultative paritaire départementale, modifier le contenu de l'agrément ou procéder à son retrait (…) / La composition, les attributions et les modalités de fonctionnement de la commission présidée par le président du conseil départemental ou son représentant, mentionnée au troisième alinéa, sont définies par voie réglementaire (…) ». Aux termes de l’article R. 421-23 du même code : « Lorsque le président du conseil départemental envisage de retirer un agrément, d'y apporter une restriction ou de ne pas le renouveler, il saisit pour avis la commission consultative paritaire départementale mentionnée à l'article R. 421-27 en lui indiquant les motifs de la décision envisagée. / L'assistant maternel ou l'assistant familial concerné est informé, quinze jours au moins avant la date de la réunion de la commission, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, des motifs de la décision envisagée à son encontre, de la possibilité de consulter son dossier administratif et de présenter devant la commission ses observations écrites ou orales. La liste des représentants élus des assistants maternels et des assistants familiaux à la commission lui est communiquée dans les mêmes délais. L'intéressé peut se faire assister ou représenter par une personne de son choix. / Les représentants élus des assistants maternels et des assistants familiaux à la commission sont informés, quinze jours au moins avant la date de la réunion de la commission, des dossiers qui y seront examinés et des coordonnées complètes des assistants maternels et des assistants familiaux dont le président du conseil départemental envisage de retirer, restreindre ou ne pas renouveler l'agrément. Sauf opposition de ces personnes, ils ont accès à leur dossier administratif (…) ». Aux termes de l’article R. 421-27 du même code : « La commission consultative paritaire départementale, prévue par l'article L. 421-6, comprend, en nombre égal, des membres représentant le département et des membres représentant les assistants maternels et les assistants familiaux agréés résidant dans le département. / Le président du conseil départemental fixe par arrêté le nombre des membres de la commission qui peut être de six, huit ou dix en fonction des effectifs des assistants maternels et des assistants familiaux agréés résidant dans le département ». Les articles R. 421-8 et suivants du même code définissent les modalités de désignation des différents membres de la commission consultative paritaire départementale. Enfin, aux termes de l’article R. 421-34 du même code : « La commission se réunit sur convocation de son président et au moins une fois par an. / Elle émet ses avis à la majorité des membres présents ; en cas de partage égal des voix, la voix du président est prépondérante (…) ».

Il résulte des dispositions des articles L. 421-3 et L. 421-6 du code de l’action sociale et des familles qu’il incombe au président du conseil départemental de s’assurer que les conditions d’accueil garantissent la sécurité, la santé et l’épanouissement des enfants accueillis et de procéder au retrait de l’agrément si ces conditions ne sont plus remplies. A cet égard, l’annexe 4-9 au code de l'action sociale et des familles fixe un référentiel pour l’agrément des assistants familiaux. Il en résulte en particulier que l’assistant familial doit prendre en compte les besoins particuliers du mineur ou du jeune majeur accueilli pour favoriser son développement physique, affectif, intellectuel et social, proposer un cadre de vie favorisant la stabilité affective du mineur ou du jeune majeur accueilli, poser un cadre éducatif cohérent, structurant et adapté aux besoins du mineur ou du jeune majeur accueilli, adopter une attitude conforme à l'intérêt supérieur de l'enfant accueilli et avoir une attitude neutre et respectueuse vis-à-vis des parents et de la famille du mineur ou du jeune majeur accueilli. Il en résulte également que l’assistant familial doit disposer de la capacité à s'inscrire dans une équipe professionnelle pluridisciplinaire autour du projet pour l'enfant ou le jeune majeur et que doit être prise en compte l'aptitude à la communication et au dialogue nécessaires, notamment dans le cadre de la collaboration avec les services du département, l'employeur et les professionnels concernés par la prise en charge du mineur ou du jeune majeur.

En l’état de l’instruction, les moyens invoqués, tels que visés et analysés ci-dessus, ne sont pas de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision du 9 janvier 2026 par laquelle le département du Val-d’Oise a retiré à Mme D... son agrément en qualité d’assistante familiale.

En ce qui concerne le licenciement :
Aux termes de l’article L. 423-8 du code de l’action sociale et des familles : « (…) En cas de retrait d’agrément, l’employeur est tenu de procéder au licenciement (…) ».

En l’état de l’instruction, les moyens invoqués, tels que visés et analysés ci-dessus, ne sont pas de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision du 20 janvier 2026 par laquelle la Ville de Paris a licencié Mme D....

Il résulte de ce qui précède, sans qu’il soit besoin de statuer sur la condition d’urgence, que les conclusions aux fins de suspension de l’exécution des deux décisions contestées dans les requêtes n°2605197 et n°2605200 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions de la requête à fin d’injonction sous astreinte et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de Mme D... la somme que réclame le département du Val-d’Oise sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.




ORDONNE :


La requête de Mme D... est rejetée.
Le surplus des conclusions du département du Val-d’Oise est rejeté.
La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... D... épouse C..., au département du Val-d’Oise et à la Ville de Paris.


Fait à Cergy, le 7 avril 2026.

La juge des référés,


signé


L. Moinecourt



La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.





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