LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2607333

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2607333

samedi 4 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2607333
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationRéférés urgents

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral de mise en demeure d'évacuer un terrain. Le tribunal a estimé que le raccordement illégal au réseau électrique du campement constituait un risque avéré pour la sécurité et la salubrité publiques, justifiant la mesure. La décision s'appuie sur les dispositions du II de l'article 9 de la loi du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 avril 2026, M. A... B... demande au tribunal, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 779-1 du code de justice administrative, d’annuler l’arrêté n° 2026/68 du 1er avril 2026, notifié le 2 avril 2026 à 12 heures 30, par lequel le préfet du Val-d'Oise a mis en demeure les personnes installées illégalement sur le terrain sis 10 rue de la Briqueterie à Louvres (Val-d'Oise) de quitter les lieux dans un délai de 24 heures à la suite de sa notification, faute de quoi il sera procédé à leur évacuation forcée.
Il doit être regardé comme soutenant que l’arrêté attaqué est entaché d’une erreur manifeste d'appréciation.

Le préfet du Val-d'Oise, à qui la requête a été communiquée, n’a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Cordary, première conseillère, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes relevant des dispositions de l’article L. 779-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l’audience du 3 avril 2026 à 11 heures 30.

Ont étés entendus au cours de l’audience publique, tenue en présence de M. Grospierre, greffier d’audience :
- le rapport de Mme Cordary, magistrate désignée ;
- les observations de M. C... représentant le préfet du Val-d'Oise, qui conclut au rejet de la requête, et fait valoir que l’unique moyen de la requête, à le supposer soulevé, n’est pas fondé.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience publique.

Considérant ce qui suit :

Par arrêté 2026/68 du 1er avril 2026, notifié le 2 avril 2026 à 12 heures 30, le préfet du Val-d'Oise a mis en demeure les personnes installées illégalement sur le terrain sis 10 rue de la Briqueterie à Louvres (Val-d'Oise) de quitter les lieux dans un délai de 24 heures à la suite de sa notification, faute de quoi il sera procédé à leur évacuation forcée. Par la présente requête, M. B..., un des occupants des lieux, demande au tribunal d’annuler cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

Aux termes du II de l’article 9 de la loi n° 2000-614 du n° 2000-614 du 5 juillet 2000 : « (…) La mise en demeure ne peut intervenir que si le stationnement est de nature à porter atteinte à la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publiques. La mise en demeure est assortie d’un délai d’exécution qui ne peut être inférieur à vingt-quatre heures. (…) ».

Il ressort de l’arrêté attaqué, et il n’est pas contesté par M. B... qui n’était pas présent à l’audience, que le campement en cause s’est illégalement raccordé au réseau public d’électricité et que ce branchement non conventionnel constitue un risque élevé d’électrocution et d’incendie, De plus, M. B... n’allègue ni ne soutient que sa famille n’aurait pas accès aux terrains officiellement prévus pour les gens du voyage dans le département du Val-d'Oise. Dans ces conditions, eu égard à l’atteinte susévoquée à la sécurité, à la salubrité et à la santé publique, le moyen, à la supposer soulevé, tiré de ce que l’arrêté attaqué est entaché d’une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.

Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B... doit être rejetée.





ORDONNE :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.








Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et au préfet du Val-d'Oise.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 avril 2026.


La magistrate désignée,


Signé

C. CORDARY




Le greffier,


Signé

M. GROSPIERRELa République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.




Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions