1 011 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 011
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 168
Avec résumé IA
Avocat : SELARL INTERBARREAUX RACINE
Avocat : CABINET RACINE
Avocat : NACIRI
Avocat : EL-KOLEI-HAMEL YACINE
Le Tribunal Administratif de Nancy a pris acte du désistement pur et simple de Mme A, qui contestait un avertissement prononcé par le centre psychothérapique de Nancy. La requête en excès de pouvoir est ainsi classée sans examen au fond, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET D'AVOCATS RACINE
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme B, qui contestait une lettre de relance émise par la trésorerie de Lunéville pour le recouvrement d’une créance de 2 359,45 euros due au centre hospitalier. Le tribunal a jugé cette lettre de relance insusceptible de recours car elle ne constitue pas un acte faisant grief, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La demande d’annulation a donc été déclarée manifestement irrecevable. Les conclusions accessoires du groupe hospitalier au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de renouvellement de sa disponibilité pour convenances personnelles par le centre psychothérapique de Nancy. Après le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, M. A n’a pas confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d’un mois prévu par l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal, par ordonnance du 29 août 2024, lui a donné acte de son désistement d’instance. Les conclusions de l’administration au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la commune d'Alleins visant à ordonner une expertise sur les désordres affectant ses espaces publics, objet de travaux réalisés en 2021. La mission de l'expert a été précisée pour inclure le périmètre du projet de requalification de la traversée du village, mais la demande de la société Colas France visant à limiter l'examen aux seuls revêtements a été rejetée. Le tribunal a rejeté les conclusions relatives aux dépens et à l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il ne lui appartenait pas de se prononcer sur ces points dans le cadre de la présente ordonnance.
Avocat : SELARL RACINE MARSEILLE
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, contestant l’arrêté du préfet du Tarn du 23 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le droit d’être entendu de la requérante n’avait pas été méconnu, celle-ci ayant pu faire valoir ses observations lors de sa demande d’asile. Il a également jugé que la décision fixant le pays de renvoi ne méconnaissait pas l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute de preuves de risques personnels et actuels en cas de retour en Côte d’Ivoire. La requête a donc été rejetée dans son ensemble, y compris les demandes d’injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B A, ressortissant somalien, contestant la décision du préfet de police du 1er août 2024 ordonnant son maintien en rétention administrative pendant l'examen de sa nouvelle demande d'asile. Le tribunal a jugé inopérants les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, car le recours contre une telle décision ne peut porter que sur les motifs retenus par l'autorité administrative pour estimer que la demande d'asile est dilatoire. Il a estimé que le préfet de police n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que la demande d'asile, présentée peu après le placement en rétention et après un précédent rejet définitif, visait à faire échec à l'exécution de la mesure d'éloignement, en application des articles L. 754-3 et L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SARACINO
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, contestant l'arrêté du préfet de police du 2 août 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour pour cinq ans. Le tribunal a considéré que la décision d’obligation de quitter le territoire, fondée sur le retrait de son titre de séjour après une condamnation pénale, était légale au regard des articles L. 611-1 et L. 432-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation, le défaut d’examen particulier, la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’erreur manifeste d’appréciation, ont été écartés. En conséquence, le tribunal a également validé les décisions subséquentes (refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour).
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, un ressortissant sénégalais, contestant la décision du préfet de police du 19 juillet 2024 ordonnant son maintien en rétention administrative. Cette décision faisait suite à sa demande de réexamen d'asile, formulée alors qu'il était déjà placé en rétention. Le tribunal a jugé inopérants les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, car le seul motif légalement contestable dans ce cadre est celui visant à établir que la demande d'asile a été présentée dans le seul but de faire échec à l'éloignement. La solution retenue est fondée sur les articles L. 754-1, L. 754-3 et L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé l'arrêté du 8 avril 2024 par lequel le préfet du Tarn obligeait Mme D, ressortissante géorgienne, à quitter le territoire français et fixait le pays de renvoi. Le tribunal a retenu que la décision méconnaissait l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison des risques spécifiques encourus par la fille mineure de la requérante, qui a révélé son homosexualité lors de l'audience. Cette circonstance, non examinée par le préfet, constituait un défaut d'appréciation de la situation personnelle de l'enfant. En conséquence, l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire a privé de base légale la décision fixant le pays de renvoi.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de suspension de la décision du 9 juillet 2024 par laquelle le CHU de Bordeaux a placé M. C, manipulateur en électroradiologie, en congé de disponibilité d'office à l'issue d'une sanction disciplinaire. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de la privation de rémunération et de ses conséquences financières graves et immédiates pour le requérant. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, en relevant que le placement en disponibilité d'office ne figure pas parmi les cas limitativement énumérés par le décret n° 88-976 du 13 octobre 1988, et que la réintégration à l'issue de la période d'exclusion était de droit. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de la décision attaquée et enjoint au CHU de Bordeaux de réintégrer provisoirement M. C.
Avocat : BERTHIAUD ET ASSOCIES;SELARL RACINE
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision du directeur du centre psychothérapique de Nancy la reclassant dans le corps des aides médico-psychologiques (catégorie C) au lieu du corps des aides-soignants (catégorie B). Le tribunal a jugé que sa titularisation en 2017 dans l’ancien corps unique ne lui conférait pas un droit à être reclassée dans le nouveau corps des aides-soignants, faute pour elle d’établir qu’elle exerçait ces fonctions ou possédait les diplômes requis. La solution s’appuie sur les décrets n°2007-1188 du 3 août 2007 et n°2021-1257 du 29 septembre 2021, qui ont scindé le corps unique en deux corps distincts. Les conclusions à fin d’injonction et les demandes de frais de l’établissement ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme C, qui contestait la décision du directeur du centre psychothérapique de Nancy de la reclasser dans le corps des aides médico-psychologiques (catégorie C). La requérante soutenait que cette décision constituait une rétrogradation illégale, car elle était titulaire du grade d'aide-soignante. Le tribunal a jugé que sa titularisation en 2005 dans l'ancien corps unique ne lui conférait pas un droit à être reclassée dans le nouveau corps des aides-soignants (catégorie B), faute de preuve qu'elle exerçait ces fonctions ou possédait les diplômes requis. La décision a été fondée sur les décrets n°2007-1188 du 3 août 2007 et n°2021-1257 du 29 septembre 2021.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme C, qui contestait la décision du directeur du centre psychothérapique de Nancy la reclassant dans le corps des aides médico-psychologiques (catégorie C) au lieu du corps des aides-soignants (catégorie B). Le tribunal a jugé que la titularisation de l’agent en 2011 dans l’ancien corps unique ne lui conférait pas un droit à être reclassée dans le nouveau corps des aides-soignants, en l’absence de preuve qu’elle exerçait ces fonctions ou possédait les diplômes requis. La solution s’appuie sur les décrets n°2007-1188 du 3 août 2007 et n°2021-1257 du 29 septembre 2021, qui ont scindé le corps unique en deux corps distincts. Les conclusions aux fins d’injonction et la demande de frais de l’établissement ont également été rejetées.