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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

202 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

202

Décisions totales

383 581

Ordonnances

263 517

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : AIMEffacer tout
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2301465

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par la société Excellance academy d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire d’Anglet du 13 avril 2023 réglementant la vente ambulante de denrées sur les plages communales. La commune d’Anglet a soulevé une exception de non-lieu à statuer, l’arrêté ayant été abrogé le 13 juillet 2023. Le tribunal a rejeté cette exception, considérant que l’acte avait reçu un commencement d’exécution. Sur le fond, le tribunal a annulé l’arrêté attaqué au motif que l’interdiction générale et absolue de la vente ambulante sur l’ensemble des plages, sans limitation de durée ou de localisation, était disproportionnée par rapport aux nécessités de l’ordre public et portait une atteinte excessive à la liberté du commerce et de l’industrie, en méconnaissance des articles L. 2212-2 et L. 2212-3 du code général des collectivités territoriales.

Avocat : PAIMAN

31 décembre 2025• CHAMBRE 2
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504834

Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 17 novembre 2025 ordonnant la fermeture administrative de l'établissement Le Tsar pour deux mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu des graves manquements à la sécurité constatés lors d'un contrôle (présence d'armes, de stupéfiants, non-conformité électrique et incendie), faisant peser un risque important et immédiat pour les personnes. La requête a été intégralement rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP NAIME-HALVOET-MORTIER-KRASNICKI

31 décembre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407377

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... contre le refus de visa de long séjour en qualité de travailleur salarié. La décision implicite de la commission de recours s'étant substituée à la décision consulaire, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette dernière a été écarté comme inopérant. Le tribunal a estimé que le requérant n'établissait pas la réalité de son projet professionnel, faute de contrat de travail, et que la décision de refus était fondée sur les dispositions des articles L. 312-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 5221-2 du code du travail.

Avocat : MAIMOUNA ABDOU

30 décembre 2025• 11ème chambre
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2311389

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler la décision implicite de refus de titre de séjour « étudiant » prise par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance du 17 décembre 2025, le président de la 12ème chambre a donné acte de ce désistement.

Avocat : NGUIMBI AIMÉ CÉSAIRE

17 décembre 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2515775

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... contestant le refus de renouvellement de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. La requête a été jugée tardive, car introduite le 11 septembre 2025 alors que l'arrêté avait été notifié le 16 avril 2025 avec mention des voies et délais de recours. Le tribunal s'est fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent un délai de recours d'un mois.

Avocat : ALAIMO

17 décembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2401476

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui demandait l’annulation de la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 9 mai 2023 classant sans suite sa demande de titre de séjour. Le tribunal a relevé d’office l’irrecevabilité du recours pour excès de pouvoir, estimant que cette décision de classement sans suite, motivée par le caractère incomplet du dossier, ne constituait pas une décision faisant grief. Il s’est fondé sur les articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, rappelant que seul un refus d’enregistrement pour un motif autre que l’incomplétude du dossier ou le caractère abusif de la demande est susceptible de recours.

Avocat : SELARL LEHMANN & ALAIMO

11 décembre 2025• 3ème Chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2300410

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A... qui demandait une indemnisation complémentaire de 20 000 euros pour ses conditions de vie indignes au hameau des Bellugues entre 1976 et 1980. La requérante avait déjà perçu 11 000 euros dans le cadre du dispositif de réparation forfaitaire institué par la loi n° 2022-229 du 23 février 2022. Le tribunal a jugé que ce mécanisme forfaitaire, qui couvre l'ensemble des préjudices subis jusqu'au 31 décembre 1975, faisait obstacle à toute action en responsabilité de droit commun pour la période postérieure. La demande a donc été rejetée.

Avocat : DAIMALLAH HAKIM

11 décembre 2025• 3ème chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306786

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. D... et Mme C... demandant l'annulation des permis de construire et modificatif délivrés par le maire de Mérignac à M. B... pour l'extension d'une maison et la construction d'une nouvelle habitation avec piscine. Le tribunal a jugé que les requérants n'établissaient pas l'existence d'une division frauduleuse du terrain constitutive d'un lotissement, et que les incohérences alléguées dans le dossier de demande, notamment sur le dénivelé, ne suffisaient pas à démontrer une méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme (PLU) de la zone UM 20. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des moyens, fondée sur l'application du code de l'urbanisme.

Avocat : SCP DELAVALLADE - RAIMBAULT

3 décembre 2025• 2ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306824

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme A... qui demandaient l'annulation des permis de construire et modificatif accordés à M. C... pour l'extension d'une maison et la création d'une piscine et d'une nouvelle maison à Mérignac. Le tribunal a jugé que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant, car ils n'ont pas démontré que le projet leur causerait une perte d'intimité ou des nuisances directes. Par ailleurs, les moyens soulevés, notamment sur les insuffisances du dossier de demande et le non-respect des règles du plan local d'urbanisme (PLU) relatives aux stationnements, à la végétalisation et aux accès, ont été écartés comme non fondés. La décision s'appuie sur le code de l'urbanisme et le règlement de la zone UM 20 du PLU de Mérignac.

Avocat : SCP DELAVALLADE - RAIMBAULT

3 décembre 2025• 2ème Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2414299

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société Mawi et de la société Allianz I.A.R.D. qui demandaient la condamnation de l’État à les indemniser pour des dégradations et vols survenus dans un pressing lors de la nuit du 28 au 29 juin 2023. Les requérantes invoquaient la responsabilité de l’État sur le fondement de l’article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, relatif aux dommages causés par des attroupements. Le tribunal a estimé que les faits, bien que survenus dans un contexte d'émeutes, n'étaient pas établis comme résultant directement et certainement d'un attroupement ou d'un rassemblement, faute de preuve suffisante. En conséquence, les conclusions indemnitaires ont été rejetées.

Avocat : EL KAIM

26 novembre 2025• 8ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2203658

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. et Mme A... qui demandaient l’annulation de plusieurs avis de somme à payer émis par la maire de Sainte-Radegonde pour le recouvrement d’une astreinte administrative. Cette astreinte, d’un montant de quinze euros par jour de retard, avait été fixée par un arrêté de mise en demeure du 15 juin 2021 pour non-respect des règles d’urbanisme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur des actes et l’illégalité de l’arrêté de mise en demeure, n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les articles L. 481-1 et suivants du code de l’urbanisme.

Avocat : SCP LARGUIER-AIMONETTI-BLANC

20 novembre 2025• 3ème Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2408551

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande d'indemnisation des sociétés Optic Paul et Allianz I.A.R.D., qui sollicitaient la condamnation de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure pour le pillage d'un magasin d'optique survenu dans la nuit du 29 au 30 juin 2023. Le tribunal a estimé que les actes de dégradation et de vol, bien que commis par un groupe, ne résultaient pas d'un attroupement ou rassemblement spontané au sens des dispositions précitées, mais d'une action préméditée et organisée. En conséquence, la responsabilité de l'État n'était pas engagée et les conclusions indemnitaires ont été rejetées.

Avocat : EL KAIM

12 novembre 2025• 8ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2407474

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... contestant le refus du Centre national de gestion (CNG) de l’autoriser à exercer la profession de chirurgien-dentiste en France. Le requérant, titulaire d’un diplôme syrien et autorisé à exercer au Luxembourg, soutenait notamment que sa situation relevait des articles L. 4111-1 et L. 4141-3 du code de la santé publique et de la directive 2005/36/CE. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était légale, tant en ce qui concerne la compétence de son signataire que le bien-fondé du refus, et a estimé que les moyens soulevés, y compris ceux tirés de l’erreur de droit et du défaut d’examen personnalisé, n’étaient pas fondés.

Avocat : CABINET BENHAIM AVOCAT

7 novembre 2025• 6e Section - 2e Chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524229

Le Tribunal Administratif de Paris, saisi par la SAS MDC d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de réviser un titre de perception et une amende administrative pour emploi d’étrangers sans titre de travail, se déclare incompétent territorialement. En application de l’article R. 312-16 du code de justice administrative, les contestations de cette amende relèvent du tribunal dans le ressort duquel l’infraction a été constatée, soit à Checy dans le Loiret. Par conséquent, le tribunal ordonne la transmission du dossier au Tribunal Administratif d’Orléans, compétent pour en connaître.

Avocat : CABINET F.NAIM

31 octobre 2025
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2300408

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B..., qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 20 000 euros pour les préjudices subis lors de son séjour au hameau des Bellugues entre 1976 et 1980. Le tribunal a jugé que la loi du 23 février 2022, qui a institué un mécanisme de réparation forfaitaire, faisait obstacle à toute action en responsabilité de droit commun pour les mêmes dommages. Il a également estimé que la créance de la requérante était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968, le point de départ de la prescription étant la cessation des conditions de vie indignes en 1980. En conséquence, la demande a été rejetée.

Avocat : DAIMALLAH HAKIM

30 octobre 2025• 3ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2300862

Le Tribunal Administratif de Nîmes était saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du centre hospitalier Alès-Cévennes fixant le montant de son allocation chômage, ainsi que de conclusions indemnitaires. Le tribunal a constaté que la décision initiale du 16 novembre 2021 avait été implicitement abrogée par des décisions postérieures des 19 avril 2022 et 15 novembre 2022/23 mars 2023, rendant sans objet les conclusions en annulation. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête comme infondée, en application des dispositions du décret n°2019-797 du 26 juillet 2019 et du code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : DAIMALLAH

16 octobre 2025• 4ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2513362

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de police du 4 octobre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir du préfet, jugeant que l'arrêté n'avait pas été valablement notifié à l'intéressé, rendant la requête recevable. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté au motif qu'il méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'atteinte disproportionnée portée à la vie privée et familiale de M. B....

Avocat : ALAIMO

15 octobre 2025• 1re Section - 3e Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2502003

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant nigérian, qui contestait l’arrêté du préfet de l’Essonne refusant le renouvellement de son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, un défaut de motivation, une erreur manifeste d’appréciation et une méconnaissance des articles 8 et 12 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, en se fondant sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment l’article L. 425-9 relatif à la délivrance d’un titre de séjour pour raisons médicales. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : SELARL LEHMANN & ALAIMO

14 octobre 2025• 7ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2503504

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D..., ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la directive 2008/115/CE était correctement transposée en droit interne. Sur le fond, il a estimé que M. D... ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France de plus de dix ans ni de motifs exceptionnels justifiant une admission au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : DIAKA AIMÉ

25 septembre 2025• 12ème Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2303073

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de la société Lemarié Pâtissier. Celle-ci contestait une amende administrative de 30 000 euros prononcée par le directeur régional de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités des Hauts-de-France pour des manquements aux durées maximales de travail et de repos. Le tribunal a jugé que l’amende n’était pas disproportionnée, compte tenu de la gravité des manquements affectant la santé des salariés, de l’absence de bonne foi de la société et de ses ressources importantes. La décision s’appuie sur les articles L. 8115-1, L. 8115-3 et L. 8115-4 du code du travail.

Avocat : DAIME AURELIEN

23 septembre 2025• 1ère Chambre