Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... contestant le refus de renouvellement de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. La requête a été jugée tardive, car introduite le 11 septembre 2025 alors que l'arrêté avait été notifié le 16 avril 2025 avec mention des voies et délais de recours. Le tribunal s'est fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent un délai de recours d'un mois.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 septembre 2025, M. A... B..., représenté par Me Alaimo, demande au tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté du 10 avril 2025 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour et l’a obligé à quitter le territoire français ;
2°) d’enjoindre au préfet de police de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier
Vu le code de justice administrative
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (...) ». Aux termes de l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « Lorsqu'une disposition du présent code prévoit qu'une décision peut être contestée selon la procédure prévue au présent article, le tribunal administratif peut être saisi dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision. (...) ».
2. Il ressort des pièces du dossier que M. B... a reçu le 16 avril 2025 notification de l’arrêté du 10 avril 2025 et que cette notification mentionnait les délais et les voies de recours ouverts à l’encontre de ladite décision. Le recours de M. B... n’a été formé que le 11 septembre 2025. Ainsi, il a été présenté tardivement et n’est, par suite, pas recevable.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Fait à Montreuil, le 17 décembre 2025.
La présidente de la 3ème chambre,
J. Jimenez
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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