119 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
119
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 768
Avec résumé IA
Avocat : DALBIN
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par la Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme France (CCDH) de trois requêtes tendant à l'annulation de décisions implicites de rejet du directeur de l'Etablissement public de santé mentale de la Guadeloupe (EPSM) refusant la communication de documents administratifs (rapports annuels sur les pratiques d'isolement et de contention, registres correspondants, et feuilles du registre de la loi). Le tribunal a fait droit aux demandes de la CCDH, en s'appuyant sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration et du code de la santé publique, ainsi que sur la jurisprudence du Conseil d'État. Il a enjoint à l'EPSM de communiquer les documents demandés, sous astreinte, tout en précisant que les données nominatives ou permettant d'identifier les patients ou les professionnels de santé devaient être occultées pour les registres. Les conclusions de l'EPSM tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Avocat : ALBINA-COLLIDOR
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de M. A, adjoint technique, qui réclamait à Toulouse Métropole le versement de rappels de titres-restaurants et de participation à la couverture santé. Le tribunal a jugé que le requérant, placé en congé de maladie, ne pouvait prétendre au bénéfice des titres-restaurants, ceux-ci étant réservés aux agents en activité. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir tirée de la prescription quadriennale.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande indemnitaire de Mme B, agent contractuel de la commune de Beaumont-de-Lomagne. La requérante sollicitait 20 000 euros en réparation du préjudice moral lié au non-respect du délai de prévenance de huit jours prévu à l'article 38-1 du décret du 15 février 1988, et pour l'illégalité fautive de la décision de non-renouvellement de son dernier contrat. Le tribunal a jugé que le non-renouvellement était justifié par l'intérêt du service, en raison de l'indisponibilité de l'agent et de tensions avec ses collègues, écartant ainsi toute faute. Concernant le non-respect du délai de prévenance, la décision ne retient pas de responsabilité de la commune.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, saisi d’une demande d’exécution du jugement du 14 décembre 2023, a constaté que l’EHPAD Sainte-Sophie avait partiellement exécuté la décision en versant le demi-traitement dû et les frais d’instance, et en réintégrant l’agent après avis médical. Toutefois, l’établissement n’a pas déterminé la position statutaire de Mme A à compter du 1er juin 2017, comme l’exigeait l’injonction, se bornant à produire une décision annulée. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a donc complété l’injonction pour assurer l’exécution complète du jugement.
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de la société ENEDIS, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, l'accès à une propriété privée pour procéder à un élagage. Le juge des référés a estimé que cette demande, relative au droit d'accéder à une propriété privée, relève de la compétence exclusive de l'autorité judiciaire, gardienne de la propriété privée. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.