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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 504 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 504

Décisions totales

383 581

Ordonnances

300 483

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : ALIEffacer tout
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2523274

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé un arrêté du préfet du Val-d'Oise du 25 novembre 2025 assignant à résidence un ressortissant ivoirien pour 45 jours, avec obligation de présentation et remise du passeport. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'ayant pas démontré que l'éloignement constituait une perspective raisonnable. Le tribunal a enjoint au préfet de restituer le passeport dans un délai de sept jours et a condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice.

Avocat : SALIGARI

9 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2600097

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... et Mme B..., ressortissants guinéens, qui demandaient à être pris en charge avec leurs deux jeunes enfants dans le cadre de l'hébergement d'urgence. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière exigée par cette procédure, qui nécessite une mesure dans les quarante-huit heures, n'était pas caractérisée en l'espèce. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 345-2, L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles relatifs au droit à l'hébergement d'urgence.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : GALINON

9 janvier 2026
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2300518

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné les requêtes de la société EDF contestant deux avis de sommes à payer émis par Voies navigables de France (VNF) pour des redevances hydrauliques, d'un montant total de près de 22 millions d'euros, liées à l'occupation du domaine public pour la centrale de Fessenheim. EDF soutenait que ces redevances étaient disproportionnées en raison de l'arrêt de la centrale et de la condamnation de pompes, et que leur calcul méconnaissait les articles R. 4316-3 et R. 4316-5 du code des transports ainsi que les délibérations de VNF. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'EDF, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les redevances étaient légalement dues. Il a également rejeté les conclusions subsidiaires de VNF fondées sur l'enrichissement sans cause et a condamné EDF à verser 5 000 euros à VNF au titre des frais de justice.

Avocat : AARPI VALIANS

9 janvier 2026• 1ère chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2516382

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné les requêtes de M. A..., ressortissant bangladais, contestant le refus implicite puis explicite du préfet de police de lui délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le refus explicite du 30 juillet 2025 s'était substitué au refus implicite, privant d'objet la première requête. Sur le fond, il a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision de refus de titre de séjour, fondée sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était entachée ni d'erreur manifeste d'appréciation ni de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation et d'injonction, et mis à la charge de M. A... les frais liés au litige.

Avocat : CABINET SALIGARI - EL AMINE AVOCATS & ASSOCIES

9 janvier 2026• 6e Section - 1re Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2505543

Le Tribunal administratif d'Amiens rejette la requête de M. A..., ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du 23 décembre 2025 du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités suisses. Le tribunal écarte le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 et de l'article 53-1 de la Constitution, estimant que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'examiner sa demande d'asile en France, malgré son engagement associatif récent. Il juge également que l'arrêté ne porte pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé étant célibataire, sans enfant et sans famille en France. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert vers la Suisse, État responsable de l'examen de la demande d'asile.

Avocat : LEFEVRE ALINE

8 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2402127

Le Tribunal Administratif de Nîmes (2ème chambre) a examiné la requête de Mme A... contestant l'arrêté du président du centre de gestion du Gard du 21 mars 2024, qui fixait au 1er octobre 2024 la date de perception de sa rémunération au 9ème échelon. La requérante soutenait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et le défaut de motivation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme A..., considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des dispositions du code général de la fonction publique. La solution retenue est le rejet de la requête, avec mise à la charge de Mme A... des frais de justice.

Avocat : SCP GOUTAL ALIBERT & ASSOCIÉS

8 janvier 2026• 2ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2503929

Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de Mme C..., ressortissante marocaine, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et les mesures d'éloignement associées. Le tribunal a jugé que le préfet de l'Hérault s'était fondé à tort sur le seul motif que la formation suivie par la requérante se déroulait à distance, alors qu'elle justifiait d'un contrat d'apprentissage en entreprise nécessitant sa présence sur le territoire. En conséquence, l'arrêté du 22 janvier 2025 a été annulé, et il a été enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme C... dans un délai de quinze jours, sans astreinte. Cette décision s'appuie sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BADJI-OUALI

8 janvier 2026• 1ère chambre
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2513162

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de MELUN concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B... contre les décisions du président du conseil départemental du Val-de-Marne lui accordant des cartes mobilité inclusion mention « stationnement » et « priorité » pour une durée de trois ans. Saisi d'une demande d'annulation et de délivrance de cartes permanentes ou pour dix ans, le tribunal a disjoint les deux mentions. Pour la mention « priorité », se fondant sur l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles, il s'est déclaré incompétent et a transmis les conclusions au pôle social du tribunal judiciaire de Créteil. Pour la mention « stationnement », il a rejeté la requête comme manifestement irrecevable en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, faute pour le requérant d'avoir régularisé sa requête en produisant des pièces jointes sous forme de fichiers distincts, conformément à l'article R. 414-5 du même code.

Avocat : AITALI

8 janvier 2026
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2523839

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Puy-de-Dôme prolongeant une interdiction de retour sur le territoire français, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 922-1 et R. 922-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal compétent est celui dans le ressort duquel l’autorité ayant pris la décision a son siège, soit le tribunal administratif de Clermont-Ferrand. Par ordonnance, le dossier est transmis à cette juridiction.

Avocat : RALITERA

7 janvier 2026
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2404301

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision du préfet d'Eure-et-Loir du 14 août 2024 refusant le regroupement familial de M. B... avec son épouse et ses deux enfants. Le préfet avait motivé son refus uniquement par l'absence de meubles et d'effets personnels dans le logement du requérant. Le tribunal a jugé que ce motif ne constitue pas un critère légal pour apprécier le caractère normal du logement au sens des articles L. 434-7 et R. 434-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que du décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002. La décision a donc été annulée pour erreur de droit, et il a été enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.

Avocat : SALIGARI

7 janvier 2026• 5ème chambre
TA101Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500884

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de délivrer une carte de résident à une ressortissante comorienne. En cours d’instance, le préfet a finalement accordé le titre sollicité, rendant sans objet les conclusions principales en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces demandes. Les conclusions accessoires présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées, la requérante bénéficiant de l’aide juridictionnelle totale sans justifier de frais personnels.

Avocat : SELARL ALI-MAGAMOOTOO-YEN PON

7 janvier 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2409115

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite du préfet du Val-de-Marne rejetant la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant égyptien. Le tribunal retient que le préfet n'a pas saisi la commission du titre de séjour, en méconnaissance des articles L. 432-13 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que l'intéressé justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de deux mois et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour dans l'attente. L'État est condamné à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : SALIGARI

7 janvier 2026• 7ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2533292

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 10 octobre 2025 par laquelle le préfet de police a refusé de renouveler le titre de séjour "étudiant" de M. B..., ressortissant indien. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée et caractérisée, le refus plaçant le requérant en situation irrégulière et menaçant son parcours universitaire et son emploi. Il a également estimé qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison d'une erreur de fait sur la durée de travail du requérant.

Avocat : BORSALI

7 janvier 2026
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506729

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était justifiée par le dépôt d'une demande de réexamen de l'asile. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et a estimé que l'OFII avait procédé à un examen individuel de la situation de la requérante, prenant en compte sa vulnérabilité. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : ATTALI

7 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2523798

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant guinéen, d'une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ayant bénéficié d'attestations de prolongation d'instruction et ne démontrant pas de circonstances particulières justifiant une urgence. En conséquence, les conclusions à fin de suspension et d'injonction ont été rejetées, de même que les demandes au titre des frais de justice.

Avocat : SALIGARI

7 janvier 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514195

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Essonne de lui délivrer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, plus de deux ans après le dépôt de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. La décision rappelle que, pour les demandes autres que le renouvellement d'un titre, il incombe au demandeur de démontrer une urgence spécifique, ce qui n'a pas été fait en l'espèce.

Avocat : SELARL SALIGARI - EL AMINE AVOCATS ET ASSOCIÉS

6 janvier 2026
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600042

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A... de ses conclusions aux fins d'injonction, après que le préfet des Hauts-de-Seine lui a délivré une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. La requérante, ressortissante libanaise, demandait initialement la délivrance d'un document provisoire de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a rejeté les conclusions de Mme A... tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il n'y avait pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat les frais exposés.

Avocat : MALIK

6 janvier 2026
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510726

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme A... épouse B..., de nationalité albanaise, contestant les arrêtés du préfet du Haut-Rhin du 16 décembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an et une assignation à résidence. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant la légalité des décisions préfectorales prises en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SALIGARI

6 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510875

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante géorgienne, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision de refus, fondée sur le motif que la requérante présentait une demande de réexamen de sa demande d'asile, a été jugée suffisamment motivée et non entachée d'un défaut d'examen sérieux. Le tribunal a appliqué les articles L. 551-15 et D. 551-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent de refuser ces conditions en cas de demande de réexamen. Les moyens soulevés par Mme B..., notamment l'erreur de droit et l'erreur manifeste d'appréciation de sa vulnérabilité, ont été écartés.

Avocat : HALIL

6 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2418717

Le Tribunal administratif de Paris a constaté, par ordonnance du 6 janvier 2026, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A... demandant l'annulation d'une décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour. Cette décision implicite, née du silence du préfet de police suite à une injonction du juge des référés, avait un caractère provisoire et a été privée d'effet par un jugement définitif du 10 octobre 2025 annulant l'arrêté initial de refus et ordonnant la délivrance d'une carte de résident. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et a condamné l'État à verser 1 000 euros à M. A... au titre de l'article L. 761-1 du même code.

Avocat : CABINET SALIGARI EL AMINE AVOCATS & ASSOCIES

6 janvier 2026