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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

6 741 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

6 741

Décisions totales

383 581

Ordonnances

307 256

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : ALIEffacer tout
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2523839

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Puy-de-Dôme prolongeant une interdiction de retour sur le territoire français, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 922-1 et R. 922-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal compétent est celui dans le ressort duquel l’autorité ayant pris la décision a son siège, soit le tribunal administratif de Clermont-Ferrand. Par ordonnance, le dossier est transmis à cette juridiction.

Avocat : RALITERA

7 janvier 2026
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2404301

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision du préfet d'Eure-et-Loir du 14 août 2024 refusant le regroupement familial de M. B... avec son épouse et ses deux enfants. Le préfet avait motivé son refus uniquement par l'absence de meubles et d'effets personnels dans le logement du requérant. Le tribunal a jugé que ce motif ne constitue pas un critère légal pour apprécier le caractère normal du logement au sens des articles L. 434-7 et R. 434-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que du décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002. La décision a donc été annulée pour erreur de droit, et il a été enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.

SALIGARI

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
Avocat :
7 janvier 2026• 5ème chambre
TA101Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500884

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de délivrer une carte de résident à une ressortissante comorienne. En cours d’instance, le préfet a finalement accordé le titre sollicité, rendant sans objet les conclusions principales en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces demandes. Les conclusions accessoires présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées, la requérante bénéficiant de l’aide juridictionnelle totale sans justifier de frais personnels.

Avocat : SELARL ALI-MAGAMOOTOO-YEN PON

7 janvier 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2409115

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite du préfet du Val-de-Marne rejetant la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant égyptien. Le tribunal retient que le préfet n'a pas saisi la commission du titre de séjour, en méconnaissance des articles L. 432-13 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que l'intéressé justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de deux mois et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour dans l'attente. L'État est condamné à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : SALIGARI

7 janvier 2026• 7ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2533292

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 10 octobre 2025 par laquelle le préfet de police a refusé de renouveler le titre de séjour "étudiant" de M. B..., ressortissant indien. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée et caractérisée, le refus plaçant le requérant en situation irrégulière et menaçant son parcours universitaire et son emploi. Il a également estimé qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison d'une erreur de fait sur la durée de travail du requérant.

Avocat : BORSALI

7 janvier 2026
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506729

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était justifiée par le dépôt d'une demande de réexamen de l'asile. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et a estimé que l'OFII avait procédé à un examen individuel de la situation de la requérante, prenant en compte sa vulnérabilité. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : ATTALI

7 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2523798

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant guinéen, d'une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ayant bénéficié d'attestations de prolongation d'instruction et ne démontrant pas de circonstances particulières justifiant une urgence. En conséquence, les conclusions à fin de suspension et d'injonction ont été rejetées, de même que les demandes au titre des frais de justice.

Avocat : SALIGARI

7 janvier 2026
TA93Ordonnance

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2523843

Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi d’une requête de M. B... contestant son assignation à résidence à Clermont-Ferrand, s’est déclaré incompétent territorialement. En application des articles R. 922-2 et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal a transmis le dossier au Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, seul compétent car le lieu d’assignation se situe dans son ressort.

Avocat : RALITERA

7 janvier 2026
CAA78Ordonnance• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE02231

Avocat : RALITERA

6 janvier 2026• Juge des référés
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514195

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Essonne de lui délivrer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, plus de deux ans après le dépôt de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. La décision rappelle que, pour les demandes autres que le renouvellement d'un titre, il incombe au demandeur de démontrer une urgence spécifique, ce qui n'a pas été fait en l'espèce.

Avocat : SELARL SALIGARI - EL AMINE AVOCATS ET ASSOCIÉS

6 janvier 2026
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2537318

Le Tribunal administratif de Paris, saisi d'une requête de M. C... demandant une expertise médicale sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a transmis le dossier au Tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Cette transmission est motivée par le fait que l'hôpital Ambroise Paré, lieu de la prise en charge contestée, est situé dans les Hauts-de-Seine. En application de l'article R. 312-14 du même code, le tribunal compétent pour connaître d'une éventuelle action en responsabilité est celui dans le ressort duquel se trouve le lieu du fait générateur du dommage, soit le tribunal administratif de Cergy-Pontoise. La solution retenue est donc un déclinatoire de compétence territoriale.

Avocat : PIRALIAN

6 janvier 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2400269

Le Tribunal Administratif de Marseille a jugé que la responsabilité de l'Assistance publique – hôpitaux de Marseille (AP-HM) était engagée en raison d'une faute médicale lors de l'ostéosynthèse de Mme B... le 31 mai 2016, ayant entraîné un cal décalé nécessitant une reprise chirurgicale. L'AP-HM ne contestant pas sa responsabilité, le tribunal a procédé à l'évaluation des préjudices subis par la requérante, dont la consolidation a été fixée au 31 décembre 2019. La solution retenue est une condamnation de l'AP-HM à indemniser Mme B... pour ses préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux, incluant notamment l'assistance tierce personne temporaire et le déficit fonctionnel permanent. Cette décision s'appuie sur l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, qui fonde la responsabilité pour faute des établissements de santé.

Avocat : SCP VINSONNEAU-PALIES NOY GAUER AVOCATS

6 janvier 2026• 7ème chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2300754

Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par la société Pacifica, en tant qu’assureur subrogé, pour obtenir la condamnation solidaire du centre hospitalier Jura Sud et de son assureur, Relyens Mutual Insurance, à réparer les préjudices subis par une patiente à la suite d’un retard de diagnostic et de prise en charge d’une pathologie aortique. Le tribunal a examiné la responsabilité pour faute de l’hôpital, en application des principes du droit administratif de la responsabilité hospitalière. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement a été rendu après examen des moyens des parties et des conclusions du rapporteur public. Les textes appliqués incluent le code de la santé publique, le code de la sécurité sociale et le code de justice administrative.

Avocat : TERRYN AITALI ET ASSOCIES

6 janvier 2026• 1ère chambre
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600042

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A... de ses conclusions aux fins d'injonction, après que le préfet des Hauts-de-Seine lui a délivré une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. La requérante, ressortissante libanaise, demandait initialement la délivrance d'un document provisoire de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a rejeté les conclusions de Mme A... tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il n'y avait pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat les frais exposés.

Avocat : MALIK

6 janvier 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512219

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a été saisi par Mme B..., aide-soignante au centre hospitalier de Tourcoing, d’une demande de suspension de la sanction d’exclusion temporaire de fonctions de dix-huit mois avec sursis de six mois prononcée à son encontre. Le juge a considéré que la condition d’urgence était présumée remplie, la privation de traitement excédant un mois. Cependant, il a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'erreur de droit sur l'interdiction d'exercer une autre activité rémunérée, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Par conséquent, la requête en suspension a été rejetée, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET D. JOSEPH, P. TILLIE, M. CALIFANO, BAREGE AVOCATS ASSOCIES

6 janvier 2026
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510726

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme A... épouse B..., de nationalité albanaise, contestant les arrêtés du préfet du Haut-Rhin du 16 décembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an et une assignation à résidence. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant la légalité des décisions préfectorales prises en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SALIGARI

6 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510875

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante géorgienne, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision de refus, fondée sur le motif que la requérante présentait une demande de réexamen de sa demande d'asile, a été jugée suffisamment motivée et non entachée d'un défaut d'examen sérieux. Le tribunal a appliqué les articles L. 551-15 et D. 551-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent de refuser ces conditions en cas de demande de réexamen. Les moyens soulevés par Mme B..., notamment l'erreur de droit et l'erreur manifeste d'appréciation de sa vulnérabilité, ont été écartés.

Avocat : HALIL

6 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2418717

Le Tribunal administratif de Paris a constaté, par ordonnance du 6 janvier 2026, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A... demandant l'annulation d'une décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour. Cette décision implicite, née du silence du préfet de police suite à une injonction du juge des référés, avait un caractère provisoire et a été privée d'effet par un jugement définitif du 10 octobre 2025 annulant l'arrêté initial de refus et ordonnant la délivrance d'une carte de résident. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et a condamné l'État à verser 1 000 euros à M. A... au titre de l'article L. 761-1 du même code.

Avocat : CABINET SALIGARI EL AMINE AVOCATS & ASSOCIES

6 janvier 2026
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2503224

Le Tribunal Administratif de Rouen annule l'arrêté du 10 juin 2025 par lequel le préfet de l'Eure a refusé un titre de séjour à Mme C..., ressortissante congolaise, et l'a obligée à quitter le territoire. La requérante, mariée à un Français depuis 2021, justifiait d'une communauté de vie établie et apportait une aide quotidienne à son époux gravement malade, tout en exerçant l'autorité parentale sur sa belle-fille scolarisée en France. Le tribunal estime que le préfet a porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale, en méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées (refus de séjour, obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination) sont annulées.

Avocat : DERBALI

6 janvier 2026• 1 ère Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514191

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Essonne de lui fixer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour. La juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante, qui résidait en France depuis huit ans, n'avait sollicité la régularisation de sa situation qu'en novembre 2023 et ne justifiait pas de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la jurisprudence relative à l'obligation pour l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable.

Avocat : SELARL SALIGARI - EL AMINE AVOCATS ET ASSOCIÉS

6 janvier 2026