114 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
114
Décisions totales
383 581
Ordonnances
253 758
Avec résumé IA
Avocat : SCP DELAMARRE et JEHANNIN
**Résumé de la décision :** Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a constaté que l’Institut de France avait payé, en cours d’instance, les factures impayées de la SAS Bureau Veritas Exploitation (5 048,21 €) ainsi que les intérêts moratoires et l’indemnité forfaitaire de recouvrement (1 025,69 €), conformément aux articles L. 2192-13 et suivants du code de la commande publique. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces chefs de demande. En revanche, la demande de provision pour des frais complémentaires de recouvrement (322,06 €) a été rejetée, faute de justification suffisante de leur caractère non sérieusement contestable.
Avocat : CABINET GAUDIN JUNQUA-LAMARQUE ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a annulé les rappels de TVA notifiés à la société Camusat Holding pour la période de 2017 à 2020. Le tribunal a jugé que l'administration ne pouvait refuser le droit à déduction de la TVA au seul motif que les prestations de services facturées aux filiales n'avaient pas été payées et donc non imposées, le droit à déduction naissant dès l'exigibilité de la taxe chez le fournisseur. Rejetant la substitution de base légale proposée par l'administration, fondée sur l'obligation de régularisation prévue à l'article 271 III b du code général des impôts, le tribunal a accordé la décharge des rappels et le rétablissement du crédit de TVA demandé.
Avocat : LAMARTINE CONSEIL
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par la SCI Lakshimi d’une demande de condamnation de l’État à lui verser 19 301 euros en réparation de préjudices. La requérante s’est désistée purement et simplement de son recours après la conclusion d’un accord transactionnel. Par ordonnance du 4 novembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation au titre des frais de justice n’a été prononcée.
Avocat : AMAR
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de Mme C... qui, après avoir chuté sur une grille d'aération d'un parking place Saint-Julien à Albi, recherchait la responsabilité de la communauté d'agglomération de l'Albigeois (propriétaire) ou, subsidiairement, de la commune d'Albi (gestionnaire de la voie publique) pour défaut d'entretien normal. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme C..., estimant que la preuve du lien de causalité entre la chute et l'état de la grille n'était pas rapportée, et a également rejeté les appels en garantie formés entre les défendeurs. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la requérante a été condamnée à verser 1 500 euros à la communauté d'agglomération et 1 500 euros à la commune d'Albi au titre des frais de justice.
Avocat : SCP F. DOUCHEZ-B. LAYANI-AMAR
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné la commune de Strazeele à verser une provision à la société Bureau Veritas Construction. Cette provision correspond aux intérêts moratoires dus pour le paiement tardif de deux factures, calculés selon les articles L. 2192-13 et R. 2192-31 du code de la commande publique, dont le montant exact devra être liquidé par la commune. Le tribunal a également accordé une provision de 249,32 euros au titre des frais de recouvrement exposés, sur le fondement de l'article L. 2192-13 du même code, et a mis à la charge de la commune une somme de 800 euros au titre des frais de justice.
Avocat : GAUDIN JUNQUA-LAMARQUE & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Versailles a donné acte du désistement de la société TLTI de sa requête en plein contentieux, par laquelle elle demandait l’exonération de pénalités et la condamnation de l’État à lui verser diverses sommes. Le ministre des armées s’est également désisté de ses conclusions reconventionnelles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative. L’ordonnance, prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code, constate ces désistements sans examiner le bien-fondé du litige.
Avocat : ALTIT-AMAR
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B, agent du centre communal d'action sociale de Longueau, par une ordonnance prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La requérante demandait le versement d'un solde d'indemnité de licenciement de 17 669,14 euros, une indemnisation pour préjudice moral et matériel, ainsi que la délivrance de documents administratifs. Le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires comme manifestement non assorties de précisions suffisantes (7° de l'article R. 222-1), faute pour la requérante d'invoquer une base légale ou un calcul erroné. Les conclusions à fin d'injonction ont été rejetées comme manifestement irrecevables (4° du même article), car elles ne contestaient aucune décision administrative.
Avocat : SELARL LAMARCK AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de Mme B, aide-soignante, contestant la décision du centre hospitalier fixant son taux d'invalidité à 14 % suite à un accident de service en 2016, et demandant réparation de ses préjudices. Le tribunal a jugé que le courrier du 24 mars 2023 ne constituait pas une décision fixant le taux d'invalidité, car cette fixation relève de la procédure de liquidation de pension par la CNRACL, conformément au décret n° 2003-1306. Par conséquent, les conclusions en annulation de ce courrier ont été rejetées comme irrecevables. De plus, les conclusions indemnitaires, présentées plus de deux mois après la requête initiale, ont été considérées comme des conclusions nouvelles irrecevables. La requête a été rejetée dans son ensemble.
Avocat : GOEURY-GIAMARCHI
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi en référé-provision par la société Bureau Veritas Exploitation pour obtenir le paiement d'une facture impayée de 4 268,46 euros, assortie d'intérêts moratoires et d'indemnités légales, dans le cadre d'un marché public de vérifications réglementaires conclu avec le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT). Le CNFPT ayant réglé la somme principale en cours d'instance, le tribunal a donné acte du désistement partiel de la société sur ce point. Sur le surplus, le juge a rejeté les conclusions relatives aux intérêts moratoires et aux frais de recouvrement, estimant que la société n'établissait pas que le CNFPT avait dépassé le délai de paiement de trente jours prévu par les articles L. 2192-10 et R. 2192-10 du code de la commande publique. Enfin, les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.