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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

78 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

78

Décisions totales

383 581

Ordonnances

288 964

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : AMONEffacer tout
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601307

Le Tribunal administratif d'Orléans a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'arrêt des conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile. Le tribunal a annulé la décision de la directrice territoriale de l'OFII du 23 février 2026, estimant qu'elle était entachée d'une substitution de base légale erronée. La juridiction a jugé que les faits reprochés (déclaration de fuite) relevaient de l'article L. 551-16 du CESEDA (mise à fin des conditions d'accueil) et non de l'article L. 551-15 (refus initial), appliquant également la directive 2013/33/UE.

Avocat : MIAMONECKA

27 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401499

Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante dominicaine, qui contestait un arrêté préfectoral du 20 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, en se fondant sur un arrêté de délégation de signature régulièrement publié. Il a jugé inopérant le défaut de mention des voies et délais de recours, et a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.

1234Suivant »
Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : RADAMONTHE FICHET

26 février 2026• 1ère Chambre
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2409133

Le Tribunal administratif de Nantes statue par ordonnance sur un recours pour excès de pouvoir. La SAS Randstad, ayant initialement demandé l'annulation du refus de l'inspecteur du travail de l'autoriser à ne plus confier de missions à un salarié intérimaire, s'est désistée de sa requête. Le tribunal donne acte de ce désistement et rejette les demandes de prise en charge des dépens présentées par les deux parties, en application des articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL HAMON AVOCAT

24 février 2026
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500820

Le Tribunal Administratif de la Martinique a annulé la décision du préfet du 30 novembre 2025 désignant Haïti comme pays de renvoi pour M. A..., ressortissant haïtien. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, qui prohibe les traitements inhumains ou dégradants. Il s'est fondé sur des rapports des Nations unies et des décisions de la Cour nationale du droit d'asile établissant une situation de violence généralisée et de conflit armé interne sur l'ensemble du territoire haïtien, exposant tout retourné à un risque réel de mauvais traitements.

Avocat : SALAMON SAMY

20 février 2026• 1ère Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2404555

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête d'une ressortissante turque visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de sa carte de résident et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le séjour en France, interrompu par un retour de quatre ans en Turquie, était insuffisamment ancien et stable pour constituer une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a ainsi jugé que le préfet de Seine-et-Marne n'avait pas méconnu les dispositions de cette convention.

Avocat : TALAMONI

17 février 2026• 1ère chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2404558

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 12 mars 2024 retirant sa carte de résident et lui enjoignant de quitter le territoire français. Concernant le retrait, la juridiction a jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile avait été respectée, l'intéressé ayant été dûment convoqué. Sur l'obligation de quitter le territoire, le tribunal a estimé que cette mesure, au regard des circonstances (une absence prolongée de quatre ans en Turquie), ne constituait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : TALAMONI

17 février 2026• 1ère chambre
TA35Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2404609

Le Tribunal Administratif de Rennes a pris acte du désistement de la SAS Randstad, qui contestait la décision du 16 juillet 2024 par laquelle la ministre du travail avait annulé l'autorisation de ne plus confier de missions à un intérimaire protégé. La requête en excès de pouvoir étant abandonnée, le tribunal a donné acte du désistement sans examiner le fond. Il a également rejeté la demande de l'intérimaire tendant au remboursement de ses frais de justice. Cette ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL HAMON AVOCAT

26 janvier 2026
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2516837

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 18 juillet 2025 portant refus de séjour et expulsion, ainsi que de l'arrêté du 23 octobre 2025 portant assignation à résidence, présentée par M. B..., ressortissant sri-lankais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les mesures contestées (interdiction de quitter le département et obligation de pointage) ne portant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation pour justifier une suspension. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et l'erreur de droit quant à la menace pour l'ordre public, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions, compte tenu de la condamnation pénale de l'intéressé pour agression sexuelle sur mineur.

Avocat : MIAMONECKA

8 janvier 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2418938

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant philippin, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 15 mai 2024 lui refusant un titre de séjour pour soins, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a examiné le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à la délivrance d'un titre de séjour pour raisons médicales. Se fondant sur l'avis du collège de médecins de l'OFII, il a estimé que le préfet avait correctement appliqué ces dispositions. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.

Avocat : TALAMONI

8 décembre 2025• 1ère Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2532721

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... d’une demande d’injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour « vie privée et familiale » et la délivrance d’un récépissé l’autorisant à travailler. En cours d’instance, le préfet de police a convoqué l’intéressé pour lui délivrer le récépissé sollicité, ce qui a conduit M. A... à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple et a condamné l’État à verser 800 euros à M. A... au titre des frais d’instance, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : MIAMONECKA

3 décembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403079

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la société Facilit’Rail France, qui demandait l’annulation du refus de l’inspecteur du travail d’autoriser le licenciement de M. B..., salarié protégé, ainsi que du rejet de son recours hiérarchique par le ministre du travail. Le tribunal a jugé que la décision de l’inspecteur du travail était suffisamment motivée au regard de l’article R. 2421-12 du code du travail. Il a également estimé que la société n’avait pas respecté un délai aussi court que possible pour présenter sa demande d’autorisation de licenciement après la mise à pied conservatoire, en méconnaissance des exigences de l’article R. 2421-14 du code du travail.

Avocat : LAMONICA

4 novembre 2025• 1ère chambre
TA102Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500715

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester l’interdiction de retour sur le territoire français de sept ans assortissant une obligation de quitter le territoire sans délai. Le juge a constaté que l’arrêté préfectoral du 17 octobre 2025 avait été notifié à l’intéressé le même jour à 17h10, avec mention des voies et délais de recours. En application des articles L. 614-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 776-2 du code de justice administrative, le délai de recours de 48 heures, non prorogeable et se décomptant d’heure à heure, expirait le 19 octobre 2025 à 17h10. La requête, enregistrée le 20 octobre 2025 à 16h33, étant tardive, elle a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SALAMON SAMY

22 octobre 2025
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2502722

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative par M. et Mme C..., qui contestaient un arrêté du maire de Riom autorisant la construction d’un immeuble collectif. Les requérants invoquaient notamment une méconnaissance des règles de hauteur maximale (9 mètres) et d’implantation prévues par le plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi), ainsi qu’une erreur substantielle dans l’affichage du permis. La juridiction a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas remplie en raison de la tardiveté du recours, les requérants ayant eu connaissance du projet dès décembre 2024. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les articles UR 3, UR 4 et UR 6 du règlement du PLUi.

Avocat : MEUNIER ET DAMON

10 octobre 2025
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2516962

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d’un titre de séjour et obligeant la requérante à quitter le territoire. La requête, présentée comme sommaire avec l’annonce d’un mémoire complémentaire, n’a pas été suivie d’une production dans le délai de quinze jours prévu par l’article R. 911-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En application de ce texte et de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requérante est réputée s’être désistée. Le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance.

Avocat : MIAMONECKA

8 octobre 2025
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2507549

Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... dirigée contre deux décisions de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 9 juin 2021. Le requérant n'a pas produit les décisions attaquées, malgré une demande de régularisation notifiée par voie électronique, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, constate l'absence de régularisation dans le délai imparti.

Avocat : RAMON

7 octobre 2025
TA45Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2503881

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme C..., ressortissante congolaise, d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 23 juin 2025 refusant son titre de séjour en tant que parent d'enfant français, l'obligeant à quitter le territoire sans délai et fixant le pays de destination. La requérante soutenait notamment que le refus méconnaissait les droits de la défense et l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de sa contribution à l'entretien de son enfant français. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la requérante n'établissait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant, condition nécessaire à la délivrance du titre de séjour sollicité. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 371-2 du code civil.

Avocat : MIAMONECKA

29 septembre 2025
TA104Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE — N° TA104-2500163

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie annule l'arrêté du 2 janvier 2025 par lequel le maire de Dumbéa a infligé à M. A, caporal sapeur-pompier, une sanction de mise à pied avec suspension de salaire de trois mois. La décision est annulée pour insuffisance de motivation, car elle se borne à évoquer la "gravité des faits reprochés" sans les préciser, en méconnaissance des articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et 56 de l'arrêté du 22 août 1953. Le tribunal admet provisoirement M. A au bénéfice de l'aide judiciaire et fixe à 4 le nombre d'unités de valeur pour l'indemnité de son avocat.

Avocat : HAMON

14 août 2025• 1ère CHAMBRE
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505651

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le requérant, dont la première demande d'asile avait été rejetée, avait déposé une nouvelle demande qui a été qualifiée de demande de réexamen, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 515-15 (3°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant la décision de l'OFII légalement motivée et non entachée d'erreur de droit ou d'appréciation.

Avocat : DIAMONEKA-LEBEAULT

29 juillet 2025• Reconduite à la frontière
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2206842

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. B, qui contestait la suspension de ses droits au revenu de solidarité active (RSA) par la caisse d'allocations familiales du Val-de-Marne. La juridiction a jugé la requête irrecevable, car M. B n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles avant de saisir le tribunal. Par conséquent, les conclusions indemnitaires et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

Avocat : CHAMON

17 juillet 2025• 8ème chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505527

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé l'arrêté du 6 juillet 2025 par lequel le préfet de la Côte-d'Or obligeait M. B, ressortissant allemand, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de circulation de deux ans. Le tribunal a jugé que le comportement de M. B, consistant en des vols de denrées alimentaires n'ayant donné lieu à aucune poursuite, ne constituait pas une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société au sens de l'article L. 251-1 (2°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français a été annulée, entraînant par voie de conséquence l'annulation des décisions subséquentes.

Avocat : DIAMONEKA-LEBEAULT

16 juillet 2025• Reconduite à la frontière