107 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
107
Décisions totales
383 581
Ordonnances
243 272
Avec résumé IA
Avocat : MATHURIN KANCEL
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A, ressortissant dominiquais, visant à suspendre l'exécution de l'arrêté préfectoral du 10 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a considéré que, bien que la condition d'urgence soit remplie du fait du placement en rétention, l'atteinte grave et manifestement illégale à son droit à une vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'était pas caractérisée. La décision a retenu que la menace pour l'ordre public, résultant de multiples condamnations pénales, justifiait la mesure d'éloignement, nonobstant l'ancienneté du séjour et la présence familiale en Guadeloupe.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de la Guadeloupe du 14 août 2024 obligeant M. A, ressortissant haïtien, à quitter le territoire français. La condition d'urgence a été reconnue en raison du placement en rétention et du risque d'éloignement immédiat. Le juge a estimé que l'atteinte au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et au droit de ne pas subir de traitements inhumains (article 3 de la CEDH et article L. 721-4 du CESEDA) était grave et manifestement illégale, compte tenu de la situation de violence généralisée en Haïti et des attaches familiales stables du requérant en France.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 10 août 2024 par lequel le préfet de la Guadeloupe avait obligé M. B, ressortissant haïtien, à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'il était porté une atteinte grave et manifestement illégale au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa présence en France depuis 2014 et de la régularité du séjour de sa famille. La décision s'appuie également sur les risques de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour en Haïti, en application de l'article 3 de la même Convention et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BANCEL ZEEN LAW
Avocat : ANCEL
Avocat : SCP LANCELIN & LAMBERT