jeudi 7 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2400031 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SCP LANCELIN & LAMBERT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 14 décembre 2022, Mme B A, représentée par Me Grenier, demande au tribunal, sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, d'ordonner à l'EHPAD de Laignes d'exécuter le jugement n° 2001238 du 17 octobre 2022 et de prononcer à son encontre une astreinte de 300 euros par jour de retard.
Par une ordonnance du 4 janvier 2024, le président du tribunal administratif de Dijon a décidé d'ouvrir une procédure juridictionnelle en application de l'article R. 921-6 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 février 2024, l'EHPAD de Laignes, représenté par la SELAS Lancelin et Lambert, conclut au non-lieu à statuer.
L'EHPAD soutient qu'il a exécuté le jugement n° 2001238 du 17 octobre 2022.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ".
2. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement (), la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. / Si le jugement () dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ".
2. Par un jugement n° 2001238 du 17 octobre 2022, le tribunal administratif de Dijon a annulé la décision du 11 février 2020 par laquelle le directeur de l'EHPAD de Laignes avait refusé d'accorder à Mme A le bénéfice de la reconnaissance de l'imputabilité au service de ses arrêts de travail courant depuis le 27 juillet 2018. Par ce même jugement, le tribunal a ordonné à l'EHPAD de Laignes de prendre une nouvelle décision sur la demande de Mme A et a par ailleurs mis à la charge de l'EHPAD une somme de 1 200 euros à verser à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
3. D'une part, par une décision du 7 février 2024, la directrice de l'EHPAD de Laignes a accordé à Mme A le bénéfice d'un congé pour invalidité imputable au service pour la période allant du 27 juillet 2018 au 26 avril 2023.
4. D'autre part, il résulte de l'instruction, et en particulier du document " mandat ", que, le 21 décembre 2022, l'EHPAD a procédé au paiement, au profit de Mme A, de la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
5. Dès lors, l'administration, à la date de la présente ordonnance, doit être regardée comme ayant complètement exécuté le jugement rendu 17 octobre 2022. Par suite, les conclusions présentées par Mme A sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative sont devenues sans objet.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu sur de statuer sur les conclusions présentées par Mme A sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et l'EHPAD de Laignes.
Fait à Dijon le 7 mars 2024.
Le président de la 3ème chambre,
L. Boissy
La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265
**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.
07/04/2026