833 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
833
Décisions totales
383 581
Ordonnances
288 649
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la demande de M. A, ouvrier d'État, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 30 000 euros en réparation des préjudices résultant de son exposition aux poussières d'amiante durant sa carrière à la direction des constructions navales. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l'État était engagée en raison du manquement à son obligation de sécurité, dès lors que M. A avait été admis au bénéfice de l'allocation spécifique de cessation anticipée d'activité (ASCAA), ce qui établit un lien entre son exposition à l'amiante et un préjudice d'anxiété indemnisable. Cependant, le tribunal a opposé la prescription quadriennale prévue par la loi du 31 décembre 1968, estimant que le préjudice d'anxiété était connu et mesurable dès la publication des arrêtés listant l'établissement, et que la créance de M. A, née au plus tard en 2006, était prescrite. En conséquence, la requête a été rejetée.
Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi en référé suspension par les sociétés Bouygues Télécom et Cellnex France contre l'arrêté du maire d'Aix-en-Provence du 19 février 2025 retirant la décision tacite de non-opposition à leur déclaration préalable pour l'installation d'antennes-relais. Les requérantes invoquaient l'urgence liée à leur mission d'intérêt général et un doute sérieux sur la légalité du retrait, intervenu selon elles au-delà du délai de trois mois prévu à l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme. La commune défendait la légalité de son arrêté en se fondant sur une prorogation du délai d'instruction et sur les risques pour la santé publique, et sollicitait une substitution de motif tirée de la méconnaissance de l'article UI 11 du plan local d'urbanisme. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Avocat : SELARL ANDREANI-HUMBERT