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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 782 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 782

Décisions totales

383 581

Ordonnances

304 856

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : ANDREEffacer tout
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2000125

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 30 000 euros en réparation des préjudices liés à son exposition à l'amiante entre 1992 et 2010. Le tribunal a retenu l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, estimant que M. A avait eu connaissance du risque dès 2010, date de l'attestation d'exposition, et que le délai de quatre ans expirait le 31 décembre 2014. La demande indemnitaire, formée en 2019, était donc prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Les conclusions accessoires au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées par voie de conséquence.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

20 février 2025• 3ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2000050

Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l'État à indemniser M. A, ouvrier d'État exposé à l'amiante entre 1981 et 2015 lors de travaux sur des matériaux amiantés, pour manquement à l'obligation de sécurité. La juridiction a retenu la responsabilité de l'employeur en raison de l'absence de mesures de protection efficaces, malgré la connaissance des risques. Le tribunal a accordé 10 000 euros au titre du préjudice moral d'anxiété, lié au risque élevé de développer une pathologie grave, sans nécessité de prouver des troubles psychologiques. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative et les dispositions du code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

20 février 2025• 3ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2000037

Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l'État à indemniser M. A, ouvrier d'État exposé à l'amiante entre 2000 et 2015 lors de travaux de percement et de manipulation de dalles amiantées. La juridiction a retenu la responsabilité de l'employeur pour manquement à son obligation de sécurité, en raison de l'absence de mesures de protection efficaces malgré la connaissance des risques. Le tribunal a reconnu un préjudice moral d'anxiété lié au risque élevé de développer une pathologie grave, sans nécessité de prouver des troubles psychologiques. La décision s'appuie sur le code de justice administrative et le code de la sécurité sociale.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

20 février 2025• 3ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2003201

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B, ancien mécanicien aéronautique, d’une demande d’indemnisation pour un préjudice d’anxiété et des troubles dans les conditions d’existence, résultant de son exposition aux poussières d’amiante durant ses fonctions au sein de l’atelier industriel aéronautique de Cuers-Pierrefeu. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’État pour manquement à son obligation de sécurité, en raison d’une carence fautive dans la mise en œuvre des mesures de protection contre l’amiante. Toutefois, la solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le raisonnement s’appuie sur le principe de responsabilité pour faute de l’employeur public et l’obligation de sécurité, sans mention de textes spécifiques autres que le code de justice administrative.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

20 février 2025• 3ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2003557

Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B A, ancien ingénieur de la Direction des Constructions Navales, d’une demande d’indemnisation pour les préjudices moral et lié aux troubles dans ses conditions d’existence, résultant de son exposition à l’amiante durant sa carrière. Le ministre des armées a opposé l’exception de prescription quadriennale prévue par la loi du 31 décembre 1968. Le tribunal a fait droit à cette exception, considérant que la créance de M. A était prescrite, et a rejeté sa requête.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

20 février 2025• 3ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2100536

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, qui demandait la condamnation de l'État à l’indemniser pour un préjudice moral et des troubles dans ses conditions d’existence résultant de son exposition à l’amiante durant sa carrière au sein de la marine nationale. Le tribunal a fait droit à l’exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, en application de la loi du 31 décembre 1968. Il a jugé que la créance indemnitaire était prescrite, car le requérant avait eu connaissance de son préjudice au plus tard à la date de son départ à la retraite en 2010, et sa demande indemnitaire, présentée en 2020, était tardive.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

20 février 2025• 3ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2003199

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A B, un ancien ouvrier d'État de la marine nationale, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour un préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence résultant de son exposition aux poussières d'amiante. Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, en application de la loi du 31 décembre 1968. Il a estimé que les droits à indemnisation de M. B étaient acquis à la date de son départ à la retraite, intervenue au plus tard en 2012, et que sa demande indemnitaire, formulée en 2020, était donc prescrite.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

20 février 2025• 3ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2002504

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser des préjudices résultant de son exposition à l'amiante durant son activité au sein de la direction des constructions navales. Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription soulevée par le ministre des armées, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Il a jugé que la créance indemnitaire de Mme A était prescrite, dès lors que son préjudice d'anxiété, lié à son exposition à l'amiante, était connu et mesurable au plus tard à la date de son admission au bénéfice de l'allocation spécifique de cessation anticipée d'activité (ASCAA) le 10 août 2017, et que sa demande indemnitaire du 2 juillet 2020 était intervenue au-delà du délai de prescription quadriennale.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

20 février 2025• 3ème chambre
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2202529

Le Tribunal Administratif de Dijon, saisi en plein contentieux par M. A G et sa famille, était amené à se prononcer sur la responsabilité de la fondation Hôtel-Dieu du Creusot pour un retard de diagnostic d’un accident vasculaire cérébral (AVC). La solution retenue par le tribunal est un déclinatoire de compétence : il s’est estimé incompétent pour connaître du litige. Cette décision est fondée sur le motif relevé d’office que l’Hôtel-Dieu du Creusot, en tant que fondation appartenant au groupe SOS Santé, est un établissement de santé privé, ce qui relève de la compétence du juge judiciaire et non de la juridiction administrative.

Avocat : CABINET MONHEIT ANDRE MAI

20 février 2025• 3ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2413326

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise retirant sa carte de résident (obtenue par erreur sur le fondement du statut de réfugié) pour lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle adaptée. Le tribunal a jugé que l'absence de date sur l'arrêté était sans incidence sur sa légalité et que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration avait été respectée. Il a estimé que le retrait constituait une mesure d'abrogation légale, fondée sur l'illégalité de la décision initiale (carte de résident attribuée à tort), conformément à l'article L. 242-1 du même code et aux articles L. 424-1 et L. 424-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MBANG ALEXANDRE

18 février 2025• 9ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2206186

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D, ouvrier de l’État, qui contestait le refus du ministre des armées de liquider sa pension de retraite avec un coefficient de majoration pour travaux insalubres et de lui verser des indemnités pour la période de 1970 à 2006. La juridiction a jugé que la décision de refus était signée par une autorité compétente et que M. D ne remplissait pas les conditions prévues par le décret n° 2005-785 du 12 juillet 2005 pour bénéficier de la majoration, car il avait déjà été admis à une cessation anticipée d’activité au titre de l’amiante. En outre, les conclusions relatives aux indemnités ont été déclarées irrecevables faute de moyens. La solution s’appuie sur les décrets n° 2004-1056 et n° 2005-785, ainsi que sur le code de justice administrative.

Avocat : SELARL TEISSONNIERRE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU

18 février 2025• 1ère Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2300429

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B contestant l'arrêté du préfet de la Somme du 2 novembre 2022. Cet arrêté lui retirait ses autorisations d'armes et la validation de son permis de chasser, lui ordonnait de se dessaisir de ses armes et l'inscrivait au fichier des interdits d'armes, en raison d'une condamnation pour violences. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que, pris sur le fondement de l'article L. 312-3 du code de la sécurité intérieure, il n'était pas soumis à la procédure contradictoire prévue à l'article L. 312-11 du même code.

Avocat : ALEXANDRE

13 février 2025• 1ère Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2201774

Cette décision du Tribunal Administratif de Rennes (3ème chambre) rejette la requête de la famille de M. E C, décédé d'un cancer des os après avoir participé aux essais nucléaires français en Polynésie. Les requérants demandaient la condamnation de l'État pour faute, invoquant un défaut d'information et de protection. Le tribunal rappelle que la loi du 5 janvier 2010 instaure une présomption de causalité pour la victime directe, mais que les ayants droit, agissant en responsabilité de droit commun, doivent prouver un lien de causalité direct et certain. En l'absence de cette preuve, et malgré une carence fautive éventuelle de l'État, la demande est rejetée.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

13 février 2025• 3ème Chambre
CAA13Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA01830

Avocat : SELARL ANDREANI-HUMBERT-COLLIN

13 février 2025• 1ère chambre - formation à 3
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2301539

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme C et autres, propriétaires de parcelles classées en zone Ap (agricole protégée) par le PLU de Notre-Dame-de-L'Isle, qui demandaient l'annulation du refus du maire d'abroger partiellement ce classement. Les requérants contestaient une erreur manifeste d'appréciation et une erreur de droit liée à la prise en compte d'un cône de vue. Le tribunal a jugé que le classement en zone Ap était cohérent avec le PADD visant à préserver le cadre paysager et les vallées humides, et que la décision de refus n'était pas entachée d'illégalité. La solution s'appuie sur les articles L. 151-5, L. 151-9, R. 151-22 et R. 151-23 du code de l'urbanisme.

Avocat : BARON COSSE ANDRE

13 février 2025• 2 ème Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2400266

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme C, épouse E, qui demandait l'indemnisation des préjudices subis par son père décédé, F C, prétendument exposé aux essais nucléaires. La requérante invoquait la présomption de causalité prévue par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010. Le tribunal a considéré que le CIVEN avait valablement renversé cette présomption en établissant que la dose annuelle reçue par l'intéressé était inférieure à 1 mSv. En conséquence, la demande d'indemnisation a été rejetée.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

11 février 2025• 1ère Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2200559

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme I veuve G et de ses co-demanderesses, qui sollicitaient la condamnation de l'État à réparer leurs préjudices moraux et économiques consécutifs au décès de M. G, exposé aux essais nucléaires en 1960-1961. La juridiction a estimé que les requérantes ne pouvaient se prévaloir de la présomption de causalité prévue par la loi du 5 janvier 2010, réservée aux victimes directes, et qu'elles n'établissaient pas de lien de causalité direct entre l'exposition aux rayonnements et les pathologies ayant entraîné le décès. En conséquence, la responsabilité de l'État n'a pas été retenue, et l'ensemble des demandes indemnitaires, ainsi que celle fondée sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ont été rejetées.

Avocat : CABINET TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

11 février 2025• 3ème Chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2202854

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté le déféré de la préfète de Vaucluse, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Saint-Martin-de-Castillon à M. B pour le déplacement de boxes à chevaux et d'une sellerie en zone agricole. La juridiction a jugé que le recours gracieux formé par la préfète le 8 juillet 2022, dans le délai de deux mois suivant la réception du dossier en préfecture le 12 mai 2022, avait interrompu le délai de recours contentieux, rendant le déféré recevable. Sur le fond, le tribunal a estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles A1 et A2 du règlement du PLU n'étaient pas fondés, le projet étant nécessaire à l'activité agricole de M. B et respectant les conditions d'implantation. En conséquence, le tribunal a également rejeté la demande de dommages et intérêts de M. B pour recours abusif, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SOCIÉTÉ D'AVOCATS ALBERTINI ALEXANDRE LHOSTIS

11 février 2025• 1ère Chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2302488

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mmes C D et B A, qui demandaient la condamnation du centre hospitalier spécialisé de Sarreguemines pour le décès de leur frère et fils, M. D, survenu le 21 juillet 2017 après qu'il a sauté du toit de l'établissement. Les requérantes invoquaient un défaut de surveillance fautif, mais le tribunal a estimé, sur la base d'un rapport d'expertise, qu'aucun élément médical ne permettait de présager un risque suicidaire immédiat ou à distance, et que l'établissement n'avait pas commis de faute dans l'organisation du service. La solution retenue est le rejet de la demande, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET MONHEIT-ANDRE-MAI

11 février 2025• 5e chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2202999

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme C et de ses enfants, qui demandaient la condamnation de l'État à les indemniser pour les préjudices subis suite au décès de M. D, ancien militaire exposé aux rayonnements ionisants lors des essais nucléaires à Mururoa et Hao. Bien que l'État, mis en demeure, n'ait pas produit de mémoire et soit réputé avoir acquiescé aux faits, le tribunal a jugé que les requérants ne pouvaient se prévaloir de la présomption de causalité de la loi du 5 janvier 2010 pour leurs préjudices personnels. Il leur incombait d'établir un lien de causalité direct entre l'exposition et le cancer de la vessie de M. D, ce qu'ils n'ont pas fait, l'expertise médicale ne permettant pas de retenir un tel lien. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

Avocat : CABINET TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

11 février 2025• 3ème Chambre