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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

183 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

183

Décisions totales

383 581

Ordonnances

305 856

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : ARNAUDEffacer tout
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2106603

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... demandant l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Marnaz pour le changement de destination de locaux industriels. Le tribunal a considéré que le moyen tiré de la fraude, fondé sur l’absence d’autorisation de la copropriété, était inopérant, le permis étant délivré sous réserve du droit des tiers et l’attestation du pétitionnaire suffisant à établir sa qualité. Les autres moyens, notamment la méconnaissance du plan local d’urbanisme (PLU) et de la réglementation thermique, ont été écartés comme non fondés. La décision s’appuie sur les articles R. 423-1 et R. 431-5 du code de l’urbanisme.

Avocat : SELARL ARNAUD BASTID

23 décembre 2025• 2ème Chambre
CAA69Décision• plein contentieux

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-24LY02036

Avocat : LARRALDE DE FOURCAULD ARNAUD

18 décembre 2025• 2ème chambre - formation à 3
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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2209958

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la tante et la grand-mère d'une détenue qui s'est suicidée dans sa cellule le 29 octobre 2020 à la maison d'arrêt de Fresnes. Les requérantes soutenaient que ce suicide était imputable à un défaut de surveillance et de vigilance de l'administration pénitentiaire, qui avait connaissance de la fragilité psychologique de la détenue et n'avait pas pris les mesures adaptées, engageant ainsi la responsabilité de l'État. Le tribunal a examiné les faits, notamment les antécédents de la détenue, les conditions de sa détention et les sanctions disciplinaires, ainsi que la condamnation pénale d'un surveillant pour non-assistance à personne en danger. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais l'affaire a été jugée en plein contentieux sur le fondement du code pénitentiaire et du code de justice administrative.

Avocat : CABINET ARNAUD & DECONINCK

11 décembre 2025• 12ème chambre, éloignement (Collégiale)
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2200467

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contre la décision de non-opposition à déclaration préalable délivrée par le maire de Sallanches pour des travaux sur une construction. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, faute pour le requérant de justifier d’un intérêt à agir au sens de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme. M. A..., simple associé et gérant d’une SCI propriétaire de lots voisins, n’a pas démontré être l’occupant régulier d’un bien susceptible d’être affecté par le projet. En conséquence, le tribunal a également condamné M. A... à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL ARNAUD BASTID

9 décembre 2025• 2ème Chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2205273

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de l'association Just Clean Services aux Particuliers, qui demandait la décharge des cotisations d'impôt sur les sociétés (2017-2018) et des rappels de TVA (2017-2019). La juridiction a jugé que l'association ne démontrait pas le caractère désintéressé de sa gestion, en raison de versements injustifiés de 30 000 euros à une SCI gérée par sa présidente et d'avantages personnels consentis à celle-ci pour plus de 247 000 euros. En application des articles 206 et 261 du code général des impôts, ces éléments ont justifié son assujettissement aux impôts commerciaux, la charge de la preuve incombant à l'association du fait de la taxation d'office. La demande de frais de justice a également été rejetée.

Avocat : CABINET D'AVOCAT ARNAUD SOTON

3 décembre 2025• 3ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2205279

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C... contestant des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2017-2018. La requérante contestait l’assujettissement de l’association Just Clean Services aux Particuliers aux impôts commerciaux, arguant d’une gestion désintéressée. Le tribunal a jugé que la gestion n’était pas désintéressée, en raison d’avantages directs et indirects consentis à la requérante (notamment un versement de 30 000 euros à une SCI qu’elle gérait et des dépenses personnelles payées par l’association). La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, sur le fondement des articles 206 et 261 du code général des impôts.

Avocat : CABINET D'AVOCAT ARNAUD SOTON

3 décembre 2025• 3ème chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2302464

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de la SASU Scassi conseil, qui contestait des rappels de crédit d'impôt pour dépenses de recherche (CIR) au titre des années 2015 à 2017. La société soutenait l'éligibilité de plusieurs projets de cybersécurité et sollicitait une expertise sous secret-défense pour un projet spécifique. Le tribunal a jugé que la société n'apportait pas la preuve du caractère de recherche et développement des projets, condition requise par l'article 244 quater B du code général des impôts. Il a également écarté l'application de la doctrine administrative invoquée et refusé la demande d'expertise, faute d'éléments suffisants pour en démontrer l'utilité.

Avocat : TAILFER ARNAUD

3 décembre 2025• 5ème Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400732

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu pour les années 2019 à 2021, consécutives à la remise en cause par l’administration de la déduction de pensions alimentaires versées à ses parents résidant au Sénégal. Le tribunal a jugé que le requérant n’apportait pas la preuve de la réalité des versements, condition nécessaire à la déductibilité sur le fondement de l’article 156 du code général des impôts et des articles 205 à 211 du code civil. Les relevés bancaires produits ne permettaient pas d’identifier les bénéficiaires, et les autres justificatifs étaient insuffisants. En conséquence, la demande de décharge et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Avocat : CABINET D'AVOCAT ARNAUD SOTON

2 décembre 2025• 1re Section - 2e Chambre
CAA69Décision• plein contentieux

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-24LY02631

Avocat : LARRALDE DE FOURCAULD ARNAUD

27 novembre 2025• 2ème chambre - formation à 3
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400604

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. et Mme B... contestant des rappels d'impôt sur le revenu et de TVA pour 2018-2019, issus d'une activité occulte de commerce en ligne exercée par leur fils mineur. Le tribunal a jugé que les ventes en ligne, avec livraison directe depuis la Chine aux clients français, constituent des livraisons de biens imposables en France au titre de la TVA, conformément aux articles 256, 258 et 291 du code général des impôts. Il a également estimé que le taux de charges de 10% retenu par l'administration était justifié et que la majoration de 80% pour activité occulte était fondée, faute de déclaration préalable. La charge de la preuve incombant aux requérants, qui n'ont pas démontré le caractère exagéré des impositions, la demande de décharge a été rejetée.

Avocat : CABINET D'AVOCAT ARNAUD SOTON

25 novembre 2025• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400609

Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon concerne les litiges fiscaux de M. B..., qui contestait des rappels de TVA et une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu pour l'année 2020, liés à son activité de vente en ligne via des fournisseurs chinois. Le tribunal a partiellement donné raison à l'administration en prononçant un non-lieu à statuer sur une partie des rappels de TVA suite à un dégrèvement de 60 945 euros accordé en cours d'instance. La solution retenue repose sur l'application des règles de charge de la preuve issues du livre des procédures fiscales (articles L. 193 et R. 193-1), le contribuable n'ayant pas démontré le bien-fondé de ses demandes de décharge pour le surplus.

Avocat : CABINET D'AVOCAT ARNAUD SOTON

25 novembre 2025• 4ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2107522

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. C... d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du 12 août 2021 par lequel la maire de La Côte d’Arbroz s’est opposée à sa déclaration préalable de division, au motif que le préfet de la Haute-Savoie avait émis un avis défavorable conforme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’avis préfectoral n’était pas entaché d’illégalité. Il a jugé que le projet portait sur une parcelle de 2272 m², située dans un ensemble agricole et classée en prairie permanente, et que son autorisation aurait méconnu l’obligation de préservation des terres agricoles prévue à l’article L. 122-10 du code de l’urbanisme. La solution retenue est donc le rejet des conclusions à fin d’annulation et des demandes accessoires.

Avocat : SELARL ARNAUD BASTID

25 novembre 2025• 2ème Chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2505430

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. D..., ressortissant tunisien, contre un arrêté de la préfète de la Savoie du 15 avril 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par la préfète, estimant la requête recevable. Sur le fond, il a considéré que les moyens invoqués, notamment la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. D..., y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice.

Avocat : BOUILLET ARNAUD

24 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2412869

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante arménienne, qui contestait le refus d'admission exceptionnelle au séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Val-de-Marne. La requérante soutenait que la décision était fondée sur une erreur de fait concernant sa situation de concubinage. Si le tribunal a reconnu que Mme B... établissait effectivement une communauté de vie avec un compatriote, il a estimé que la préfète aurait pris la même décision en tenant compte de ce fait, dès lors que rien n'empêchait la cellule familiale de se reconstituer en Arménie. La solution retenue est fondée sur les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GALIBERT ARNAUD

30 septembre 2025• 1ère chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2406267

Le Tribunal administratif de Montpellier, saisi d’une demande d’exécution de son jugement du 21 juin 2024 ayant annulé le licenciement de Mme A... et ordonné sa réintégration, a rejeté la requête. La juridiction a estimé que la rectrice de l’académie de Montpellier avait entièrement exécuté le jugement en réintégrant l’agent par un arrêté du 1er février 2024, sans qu’une nouvelle injonction sous astreinte soit nécessaire. Les conclusions tendant au paiement de salaires impayés ont été déclarées irrecevables car distinctes de l’exécution du jugement. La décision se fonde sur l’article L. 911-4 du code de justice administrative et le décret n°86-33 du 17 janvier 1986.

Avocat : ARNAUD-BUCHARD

26 septembre 2025• 3ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2202152

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. D, qui contestait le refus du maire de Mazamet de lui délivrer un permis de construire pour une bergerie de 32 m². Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence de la signataire de l’arrêté, d’erreur de droit liée à une prétendue compétence liée, et d’erreur d’appréciation. Il a jugé que la construction n’était pas nécessaire à une exploitation agricole réelle et suffisante, en application des articles R. 151-22 et R. 151-23 du code de l’urbanisme, ainsi que du règlement du plan local d’urbanisme de Mazamet. La demande de M. D a donc été rejetée.

Avocat : ARNAUD-LAUR

18 septembre 2025• 3ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2200792

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. D, qui contestait l'arrêté du maire de Mazamet du 12 novembre 2021 retirant son permis de construire tacite et lui refusant un permis pour un chalet en zone agricole. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'erreur de droit (le maire ne s'étant pas cru lié par un avis défavorable) et d'erreur d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 422-1 du code de l'urbanisme et L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales pour la délégation de signature, ainsi que sur les articles R. 151-22 et R. 151-23 du code de l'urbanisme et le règlement du PLU local définissant les constructions nécessaires à l'exploitation agricole.

Avocat : ARNAUD-LAUR

18 septembre 2025• 3ème Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2307316

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de M. E..., fonctionnaire à La Poste, qui sollicitait 30 000 euros en réparation d’un préjudice moral qu’il estimait avoir subi du fait d’agissements de harcèlement moral. Le tribunal a jugé que les éléments présentés par le requérant, notamment l’absence d’attribution d’un véhicule de service et le rejet de notes de frais, n’étaient pas de nature à faire présumer l’existence d’un harcèlement moral au sens de l’article L. 133-2 du code général de la fonction publique. Il a considéré que ces faits relevaient de l’exercice normal du pouvoir hiérarchique et étaient justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : ARNAUD-BUCHARD

12 septembre 2025• 3ème chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2501558

Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête en référé suspension de M. I, qui contestait la délibération du conseil d'administration de l'Université de Mayotte désignant M. J comme personnalité extérieure à la commission de la formation et de la vie universitaire (CFVU). Statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les arguments du requérant (imminence de l'installation, risque de défiance, fragilisation juridique) reposant sur de simples éventualités sans atteinte suffisamment grave et immédiate à un intérêt public ou à sa situation. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la légalité de l'acte ou les autres moyens soulevés (conflit d'intérêts, inéligibilité, détournement de pouvoir).

Avocat : ROBERT ARNAUD

20 août 2025
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2501556

Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête en référé suspension de M. I, qui contestait la délibération du conseil d'administration de l'Université de Mayotte désignant M. J comme personnalité extérieure. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les circonstances invoquées (imminence de l'installation, risque de défiance, fragilisation juridique) reposant sur de simples éventualités sans atteinte suffisamment grave et immédiate. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la légalité de l'acte.

Avocat : ROBERT ARNAUD

20 août 2025